Etrian Odyssey Untold 2 : The Fafnir Knight

Plus d'un an et demi depuis la sortie japonaise, Etrian Odissey 2 Untold : The Fafnir Knight débarque sur le vieux continent. Atlus propose cette fois le remake d'Etrian Odissey 2, sorti en 2008 sur DS. La formule n'a pas changé : un RPG dungeon crawling à la première personne - ah les souvenirs Land of Lore - avec une touche "Dessine-moi un Donjon" avec l'aide de l'écran tactile pour tout cartographier.

Le jeu nous plonge directement dans une cinématique digne d'un bon anime avec une bande-son en japonais ; ça donne envie. Malheureusement, une fois l'intro finie, on découvre les menus. Menus encore et toujours en anglais, alors que la version EU sort 8 mois après la version US. Si ce n'est que pour un problème de compatibilité, c'est un peu long. On aurait aimé pouvoir jouer en français, surtout pour un jeu PEGI 12.


Avant de lancer le jeu, faisons un tour d'horizon dans les options. Il est possible d’accélérer un peu la vitesse des messages, celle du déplacement et surtout d’activer le dessin automatique du Donjon, parce que ça devient vite long quand même ; cela ne nous empêche pas de continuer à rajouter des choses à la main, mais au moins les murs et le sol se feront tout seul. Tout comme le précédent remake, celui d’EOU 1 : The Millenium Girl, deux modes sont désormais disponibles. Le Story mode, où l'on incarne 5 personnages disposant de leur propre histoire, mais dont les classes sont déjà attribuées, et le Classic mode, où l'on crée soi-même ses personnages.

Pour ce test, j'ai choisi de faire le Story Mode, qui est une nouveauté par rapport àa EO : Heroes of Lagaard. Trois niveau de difficulté sont proposés : Pique-nique, Standard et Expert ; je pars en Standard. On peut modifier le niveau de difficulté à tout moment dans les options du jeu.

L'histoire se passe à Laagard. Deux Labyrinthes sont proposés (comme dans EOU:1) : Yggdrassil ,qui comporte 30 étages, et Ginnungagap, qui en a 5 (du moins, jusqu'au niveau que j’ai pu atteindre). On alterne entre les deux en fonctions de ce que l'on a envie et surtout du scénario. Laagard est une ville classique pour les EO : elle continent l'auberge, où on se repose / soigne / sauvegarde, l'armurier, où on vend nos items afin d'en débloquer des nouveaux, le bar, où on récupère quelques missions annexes et quelques infos utiles pour la vie d'aventurier, le palais, où on nous donne les missions relatives à l'histoire et enfin la guilde des explorateurs, qui nous permet de modifier notre équipe et de changer la classe d'un personnage (chose que je ne me rappelle pas pouvoir faire dans le 1).

Concernant l'équipe, on part à l'aventure avec Maiky le Fafnir Knight (Classe réservée au Story Mode, pour l'utiliser en classique il faut finir le jeu en Story et elle sera ensuite disponible pour un NG+), une classe DPS à l'épée, avec quelques skills élémentaires et incapacitants. Il est accompagné par Bertrand le Protector, classe de tank Epée/Bouclier avec des skills défensif/utilitaire, par Arianna la Sovereign, une classe assez particulière, essentiellement basé sur le buff équipe/debuff ennemi, par Flavio le Survivaliste, classe archer à distance qui ramasse des champignons et par Chloe la WAR Magus, qui heal/buff et met des coups de couteau. Cette équipe compte beaucoup de personnages orientés soutiens, comparé à EOU:1 qui se voulait plus bourrin.

L'histoire et les donjons sont très classiques : on avance pour emmener la princesse au fin fond du labyrinthe en rencontrant aléatoirement des petits ennemies au fur et a mesure des pas. Le combat automatique est encore une fois très mauvais – ciblage, utilisation des skills et non paramétrable - on aurais aimé une amélioration par rapport au précédent opus. Quelques changements sur les éléments de dessin de map sont plutôt agréable : désormais, les récoltes/coffres ont une icône lorsqu'il sont recoltés/récoltables et les routes automatiques peuvent désormais être bidirectionnelles, ce qui manquait cruellement dans le 1. Les FOEs (ennemies de grandes tailles) sont toujours présents avec chacun un comportement qu'il faudra apprendre afin de pouvoir les esquiver en début de partie.

Nouveauté côté combat, la force (ça doit être dans l'air du temps), qui a deux effets. Le force boost, amélioration temporaire qui dure trois tours et le force break, qui permet de "casser" la force, souvent au moyen d'une attaque surpuissante sur l'ennemi ; en contrepartie, on ne peut plus utiliser la force jusqu'au prochain retour en ville.

EOU:2 reprend plusieurs principes de son prédécesseur comme les rare breeds, monstres chromatiques qui gagnent en force durant les combats en échange d'un bonus d'XP si on en vient à bout ou encore les Grimoires Stones, qui permettent d'obtenir des nouveaux skills hors classe pour son personnage. Celles-ci ont d'ailleurs été revus afin d'être plus intéressants via la possibilité de "Link" et sont aussi mieux détaillés, ce qu'on pouvait reprocher au 1. Néanmoins, le système de fusion a disparu et on se retrouve à stocker une quantité faramineuse de Stones en attendant de pouvoir les vendre ou les recycler. Les Stones ont désormais plus qu'un seul skill, mais on peut équiper 3 Stones par personnage. Enfin, La GuildHouse est de retour, avec cette fois une cuisinière à la place de la servante ; on devra aller chercher des recettes qui permettront d'obtenir des bonus intéressants lors de la phase de dungeon-crawling.

De nouveaux éléments de gestion font leur apparition, même si je trouve qu'ils ne collent pas avec l'histoire : on devra désormais faire de la publicité pour le restaurant et dépenser son or pour améliorer les quartiers de la ville.

C'est peut-être sympathique, mais on un héros qui se transforme en mutant et une princesse qui doit sauver le monde, pas sûr que distribuer des flyers soit pertinent. Bref, je n'ai pas aimé cette partie.

Dans son ensemble, Etrian Odyssey Untold 2 : The Fafnir Knight remplit son rôle de RPG-dungeon crawling : le contenu est conséquent, le end-game (consacré au farm et à l’optimisation) est présent, tandis que les plus téméraires pourront commencer en hardmode et se faire tuer instantanément par un hérisson.

On apprécie les nouveautés apportées à la cartographie, l'introduction de la force, la découverte des recettes (même si ce n’est pas très compliqué) et son aspect RPG très bien géré. On regrettera néanmoins un mode automatique des plus basique, etune bande-son pas forcément marquante. Les graphismes sont corrects, ni plus ni moins. L'histoire est intéressante, mais les personnages pas forcément attachants.

Il ne manque plus qu'à Atlus d'investir dans une équipe de traducteurs, d’ajouter un peu de musique épique et on aura une suite encore plus prometteuse.


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