Domina - Donnez leur du pain et des jeux

"Ave Caesar morituri te salutant". Faut bien que mes années de latin servent un jour dans ma vie !

Cette phrase était la phrase traditionnellement prononcée par les gladiateurs saluant la loge impériale avant leur combat dans l’arène. Eh bien, on va en voir du combat !

Domina - Donnez leur du pain et des jeux

Domina est un jeu de stratégie et de simulation sur PC qui va vous mettre dans la peau d’une femme héritant du ludus, un camp d’entraînement de gladiateurs, de son père. Le ludus a connu ses heures de gloire dans le passé ; au bord de la faillite, elle décide de relancer l’activité paternelle et de se lancer dans le métier très lucratif des combats de gladiateurs.

Le jeu est développé et édité par DolphinBarn, un studio spécialisé dans les jeux en pixelart à qui on doit déjà « Corporate Lifestyle Simulator », un jeu de shoot de zombies sorti en 2014.

Une intro un peu brutale

La partie commence avec une introduction assez sommaire et on doit rapidement trouver ses marques et comprendre comment cela fonctionne, car vous avez une échéance à tenir pour gagner la partie : vous devez vous imposer dans les jeux du cirque à Rome en un an, sinon votre prestige ne suffira pas à sauver l’affaire familiale. Bon, le premier contact est un peu rude, mais après quelques minutes de recherches, on comprend rapidement comment tout fonctionne.

Le Ludus possède une capacité maximale de gladiateurs pouvant être entraînés en son sein. Vous démarrez avec une poignée de gladiateurs en caleçon, que vous pouvez ou non équiper avant le premier combat. Personnellement, je déconseille de les équiper : le pauvre bougre en caleçon verra des armes surgir du public qui semble avoir pitié de lui et il parvient souvent à retourner la situation. Un magistrat (un homme politique) et un légat (un militaire) arrivent ensuite dans votre ludus et il faudra les brosser dans le sens du poil pour avoir leur soutien.

Auprès du premier, vous pourrez acheter des esclaves, tout beaux et presque intacts, en vue de les transformer en bêtes de guerre (ou en chair à canon… c'est selon) dans votre ludus. Le second, quant à lui, vous permet d’engager des hommes libres, déjà équipés et possédant un entraînement (somme toute basique) pour démarrer. Ce dernier est évidemment plus cher que le premier.

Les deux pourront aussi devenir des « patrons », prendre un gladiateur sous leur aile ; un sponsor si vous préférez. Ils financeront leur entraînement ainsi que leur consommation d’eau et de nourriture.

Car oui, il faudra penser à sustenter tout ce beau monde. Il y a plusieurs ressources en jeu : l’or, la nourriture, l’eau et le vin. Le premier se gagne selon vos résultats dans l’arène ou par d’autres évènements aléatoires qui se passent au cours du jeu. La nourriture et l’eau s’achètent au marché, bien que vous puissiez aussi la produire vous-même via de la main-d’œuvre, et le vin s’acquiert aussi au marché ou par certains « exploits » ou évènements. Ces différentes ressources ont de multiples utilisations : l’or sert à équiper vos gladiateurs et à agrandir ou à équiper votre Ludus. La nourriture et l’eau permettent de nourrir vos hommes, leur moral baissant vite s’ils ont faim ou soif. Le vin, enfin, peut être utilisé comme récompense pour vos hommes ou pour soudoyer l’un ou l’autre personnage, tel que le légat ou le magistrat.

Vous pouvez aussi engager toute une ribambelle de personnes qui auront pour vocation d’améliorer la situation de votre Ludus :

  • -          L’Agent, qui fait les sales besognes et organise des combats clandestins.
  • -          Le Medicus, qui soigne vos gladiateurs.
  • -          L’Educator, qui augmente le moral de vos troupes, mais aussi leur intelligence.
  • -          L’Emptor, qui réduit le coût des upgrades et des ressources.
  • -          L’Haruspex qui réalise des sacrifices pour les Dieux, censés apporter de la chance à vos hommes.
  • -          Le Vinter, qui produit du vin et augmente la satisfaction du Magistrat en votre faveur.
  • -          Le Sacerdos, qui soigne et entraîne vos troupes et leur donne un boost de moral.
  • -          Le Barde, qui augmente le moral.
  • -          L’Architecte, qui améliore vos infrastructures.
  • -          L’agriculteur, qui produit de la nourriture quotidiennement.
  • -          Le forgeron, qui améliore les armes/armures de vos gladiateurs.

Et le Doctore, l’entraîneur principal, qui vous permettra d’acheter des entraînements spéciaux pour vos gars, leur donnant toute une série de compétences utiles sur le sable des arènes.

En ce qui concerne l’entraînement de vos hommes, vous pouvez soit effectuer un click droit pour lancer un petit entraînement, soit automatiser la chose auprès du Doctore (je le conseille fortement).

En cliquant gauche sur eux, on affiche les stats de chaque gladiateur : son nom, que vous pouvez changer comme bon vous semble, son tempérament (ou son moral), sa vie et les stats générales que sont l’agilité, la maîtrise d’arme, la défense, la force et la méditation. Une juste balance d’entraînement vous permet de renforcer l’un ou l’autre plus rapidement. Viennent ensuite ses stats d’aggro, de tortue, d’évasion et d’endurance et pour finir son nombre de victoires dans l’arène.

Ce dernier point est d’ailleurs la méthode la plus rapide pour améliorer les caractéristiques d’un homme : une victoire dans l’arène rapporte de gros bonus à toutes les caractéristiques du gladiateur.

À droite de la fiche de personnage se trouve le gladiateur et son matériel. L’écran d’inventaire si vous préférez. Pour lui équiper des pièces d’armure, de simples clicks droits sur la zone amélioreront son armure, qui coûtent évidemment de plus en plus cher au fur et à mesure qu’on monte en qualité.

À tout cet aspect simulation/gestion se rajoutent de petits évènements aléatoires qui ponctuent la vie quotidienne de votre ludus. Des esclaves se font la malle : allez-vous les punir, le tuer ou les laisser fuir ? Le magistrat et le légat ont été surpris à fricoter ensemble, allez-vous garder le secret ou allez-vous les faire chanter ? Toutes des petites décisions auront des conséquences dans votre gestion quotidienne.

 

Le game design dans tout ça ?

Pixelart oblige, le jeu n’est pas des plus beaux à regarder. Néanmoins, une fois qu’il est question d’animations de combat, c’est loin d’être désagréable à observer. L’animation est bien réalisée et ça bouge assez bien. Les différents environnements sont facilement reconnaissables, par contre vous aurez vite fait de confondre vos hommes.

Mais là où le jeu se démarque, c’est peut-être par sa bande-son, qui est vraiment très bonne. Elle met dans l’ambiance et on se prend rapidement au jeu. Un peu rock, vraiment sympa.

Mais le point fort du jeu, ce n’est pas ça.

Le jeu est déjà sympathique en soi, bien qu’assez basique dans son développement (on pourrait facilement le comparer à un jeu tablette/smartphone dans son utilisation), il a néanmoins quelque chose qui est vraiment génial si on l’utilise dans ce sens-là : il se connecte avec Twitch, la plate-forme de streaming. Quand vous jouez et que vous streamez le jeu, un bot apparaît dans votre chat Twitch, permettant à vos viewers d’interagir avec le jeu. Par exemple, dans le cas d’un gladiateur qui demande grâce, ce seront vos spectateurs qui décideront de sa mise à mort ou non, à l’instar du public de l’époque qui scandait « la vie » ou « la mort » selon l’humeur de la plèbe. Ici, via le bot de Domina, un vote aura lieu pour en décider.

De plus, vos viewers se verront incarnés dans les esclaves que vous pouvez engager ou que vous allez affronter en arène, ce qui apporte vraiment beaucoup de convivialité avec eux.

Un joli petit coup pour le studio, car le jeu a son petit succès sur Twitch !

Si vous êtes curieux de découvrir le jeu, celui-ci est disponible depuis le 3 avril 2017 sur Steam au prix de 9.99€ et la bande originale peut être acquise pour 7.99€.

Petite précision toutefois : le jeu n’est disponible qu’en anglais.

Alors, gladiateurs… avancez-vous et affrontez votre destin !

 Test réalisé par Seiei à partir d'une version fournie par le développeur.


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