Test de Manticore : Galaxy on Fire

Manticore : Galaxy on fire, sorti sur Switch le 20 avril 2018, est le portage du 3ème opus de la série des Galaxy on fire, sorti a l’origine sur Android et IOS en Décembre 2016. Développé par le studio Allemand Fishlab, le jeu troque son modèle free-to-play lors de son passage sur la console de Nintendo pour être vendu au tarif de 20€.

Galaxy On fire est un jeu que j’ai eu plaisir à faire sur mobile ; le jeu profite d’un effet «  Wouah », quand on découvre ce qu’il était possible de faire compte tenu du support. L’épisode choisi pour être porté sur Switch est, à mon grand regret, le moins passionnant des 3, puisqu'il supprime l’exploration en monde ouvert, la récolte de ressource et le commerce qui va avec, pour un jeu plus orienté arcade.

 

Un scénario classique

Après avoir été sauvé d’une attaque de pirates par un groupe de mercenaires, dont le vaisseau-mère donne son nom au jeu, vous intégrez cette bande de joyeux lurons, avec pour objectif de débarrasser le secteur Neox des méchants pas gentils et de faire main basse sur le Mhaan-tiq, un cristal précieux, prisé par toute la galaxie.

De mercenaire, vous n’aurez malheureusement que le nom : la progression du jeu est linéaire et de type arcade, ne vous laissant pas le choix des contrats à réaliser.

Un jeu très orienté arcade

Le jeu propose deux phases de gameplay : Mission et Exploration. Chaque mission, ou presque, est suivie d’une phase d’exploration de la zone dans laquelle vous venez de la réaliser.

Les objectifs des missions sont divers et variés : défense d’un convoi, élimination d’un groupe d’ennemis, localisation d’un ou plusieurs objectifs représentent le gros des missions du jeu, au nombre d'une cinquantaine en tout. D’autres objectifs, plus rares, sont également proposés, comme une course contre la montre ou de la survie en arène, mais les missions intégrant ces mécaniques se comptent malheureusement sur les doigts d’une main.

Trois niveaux de difficulté sont présents, chacun d’entre eux augmentant la vie de vos ennemis ainsi que leurs dégâts. À mes yeux, l’expérience la plus intéressante se trouve dans le niveau intermédiaire ; dans le mode facile, les ennemis ne vous tirent pratiquement pas dessus, tandis que dans le difficile, vos boucliers et votre vie fondent comme neige au soleil.

Un gameplay simple

Côté gameplay, Galaxy on Fire est simple, mais solide. La prise en main des commandes de votre vaisseau est immédiate : un stick pour la direction, l’autre pour la vitesse et les manœuvres d’évitement, les gâchettes pour les armes principale et les boutons pour les équipements.

Le système d’armement de GoF repose sur trois éléments : Cinétique, Laser et Plasma. Ce système incite le joueur à diversifier ses équipements afin de pouvoir faire face à n'importe quel ennemi rencontré, chaque boss ayant ses faiblesses.

Vos exploits seront récompensés par votre commanditaire par du Mhaan-tiq, seule monnaie du jeu, à dépenser dans des améliorations pour vos vaisseaux, vous permettant d’aller plus vite plus longtemps, d’avoir une coque plus résistante ou des armes plus performantes.

Si l’amélioration de votre équipement semble indispensable, elle est en réalité presque anecdotique, les vrais power-up se faisant par le changement de vaisseau, obtenu en récompense, ou en en rassemblant un nouveau morceau par morceau au fil de vos exploration.

L’exploration spatiale, la bête noire

Après chaque mission, vous avez la possibilité d’explorer la zone, pour y trouver des éléments d’information (entre 4 et 8 par zone) et parfois une pièce de vaisseau. J’ai trouvé ces phases vraiment frustrantes : les zones sont parfois très vastes et les collectables sont souvent dissimulés parmi les stations spatiales ou les débris. Vous êtes assisté dans vos recherches par un drone, qui se limite à émettre un bip quand vous êtes proche d’un artefact.

Malheureusement, ce système montre vite ses limites : le drone manque de précisions et il vous arrivera de tourner autour de votre objectif plusieurs fois sans le voir. Le comble est que les vaisseaux débloqués au prix de longues heures de recherche sont beaucoup moins intéressants que ceux obtenus au fil de l’aventure ; une pilule qui passe mal.

Si, comme moi, vous aimez afficher 100% sur l’interface, vous maudirez ces phases d’exploration ; il m’est arrivé d’y passer près d’une demi-heure pour trouver 4 modules de donnée.

Techniquement entre bon et très bon

Galaxy on Fire tourne à 60 images par seconde, en nomade comme sur grand écran, et ça, c’est vraiment top. Les combats spatiaux sont fluides ; c’est agréable, indispensable même. Le jeu souffre de quelque ralentissement lorsque le nombre d’éléments à afficher devient important, mais cela reste rare. Personnellement, j'y ai été confronté moins d’une dizaine de fois, de mémoire, durant toute l’aventure. Le jeu profite du HD Rumble de la Switch et le retour haptique des manettes lors des combats spatiaux est là pour vous plonger dans l’action, même si, finalement, on finit par l’oublier.

Je vous conseille le jeu sur grand écran, pour profiter de ce que les graphismes ont à offrir et surtout parce que l’interface est minuscule (sûrement pour profiter du décor ?) ; la lecture des dialogues sur l'écran de la Switch n’est pas aisé.

GoF est un investissement sûr pour tout fan de pilotage orienté arcade. Les combats spatiaux sont un plaisir et le contenu qu’offre le jeu est tout à fait acceptable : comptez une petite dizaine d’heures pour voir le bout de l’aventure. Il vous est également possible de tester le jeu sur votre smartphone en le téléchargeant gratuitement depuis le store, celui-ci étant proposé en free-to-play avec un système d’énergie et de délais entre les missions. Le contenu est identique.

Test réalisé par [0]Draki à partir d'une version fournie par l'éditeur.

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