Test de Spider-Man sur PlayStation 4

Dunta s'est lancé pour vous dans une aventure de haut vol en se glissant tant bien que mal dans le costume de l'homme-araignée. Découverte d'un Manhattan de toute beauté en compagnie du fan boy de Xbox.

Disclaimer : ce test a été rédigé intégralement par Dunta.

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En 2016, Insomniac Games annonce travailler sur un nouveau jeu Spider-Man. Petite nouveauté, Marvel participe aussi à son développement. Ainsi, le 7 septembre 2018 sort Marvel’s Spider-Man, en exclusivité sur PlayStation 4. Il est difficile de ne pas comparer ce nouveau jeu à la série des Batman Arkham. Sorti en grande pompe en 2009, Batman : Arkham Asylum a profondément modifié le fonctionnement des jeux de super-héros, dans le bon sens du terme. Néanmoins, si les suites directes du titre se sont montrées à la hauteur, aucun autre super-héros n'a su copier la formule avec succès. Alors, Spidey rattrape-t-il le retard ? Monde ouvert, Avengers et humour débile sont-ils au rendez-vous ?

Araignée du matin, chagrin.

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Je sais, mon titre peut surprendre. Cependant, je me dois de commencer par là.

Concrètement, Spider-Man n’invente rien et ne révolutionne rien. Pire, il use des poncifs classiques du monde ouvert. Dites bonjour aux tours de surveillances, aux multiples collectibles, aux mini-jeux relous ou aux missions annexes. Pour être 100% honnête, ça m’a même rebuté dès le départ. Une impression de me retrouver sur un Assassin’s Creed dans Manhattan, en costume rouge et bleu, avec le système de combat de Batman. Un genre de mélange bizarre et presque lassant après une décennie de jeux du genre. Et franchement, la première prise en main fait peur. Mais…

Araignée du soir, espoir.

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… Force est de reconnaître que ça marche. Si le jeu n’est pas innovant, il est sacrément addictif. En effet, Insomniac a eu l’idée très maline de distiller ces missions annexes en parallèle de votre avancée du scénario principal. Si vous êtes comme moi, à ne pas supporter d’avoir la moindre notification sur la carte, vous vous verrez rapidement bloqué dans votre avancée. De plus, certaines missions annexes nécessiteront l’usage de certaines compétences que vous ne pourrez débloquer que plus tard, en ayant acquis de l’expérience et des niveaux. Ou en acquérant un des 26 nouveaux costumes, chacun étant lié à une compétence ou à une attaque spéciale qui lui est propre.

Par ailleurs, le jeu propose un gameplay particulièrement maîtrisé, avec une véritable courbe de progression pour le joueur. Ne vous attendez pas à voltiger de partout et à mettre des volées de coups dès le départ. À l’instar d’un Assassin’s Creed Origins, vos compétences évolueront avec votre personnage, lui offrant un panel d’approches toujours plus intéressantes et puissantes. Après tout, aisance et classe ne sont pas innées !

De même, le jeu propose des phases d’infiltrations. Si elles sont moins intéressantes ou poussées que dans un Batman (mais en même temps, ça correspond plus au profil du justicier masqué), elles restent néanmoins divertissantes. On se prend vite au jeu de passer dans les canalisations pour engluer quelques voyous au plafond, ni vu ni connu. Toutefois, pour le coup, on sent que le jeu est pensé avant tout pour le combat, pas pour la discrétion.

Mine de rien, un système de jeu parfaitement huilé, ça vous change clairement la donne sur votre impression de départ. Et quand en plus, les phases de jeux varient régulièrement pour éviter le sentiment de répétition, c’est vraiment le bonheur.

L’araignée, l’araignée… !

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On sent rapidement la différence avec tous les anciens jeux Spider-Man. Le partenariat avec Marvel est d’ailleurs particulièrement transparent. Si je devais faire un comparatif cinématographique, on ressent dans ce jeu le même type d’amour que Sam Raimi avait mis dans sa trilogie avec Tobey Maguire. On sent la passion pour l’âge d’or du tisseur de toile, de Tante May, Mary Jane et toute la clique de personnages cultes ! Le jeu fourmille de références et se paye même le luxe de s’inscrire dans le MCU en incluant des références audio aux Avengers, à le tour Stark ou encore à une certaine maison d’un certain docteur du côté de Greenwich. Et si ce n’était pas suffisant, vous pouvez même vous attendre à un caméo bien drôle ! Bref, on sent que le bébé a été bien couvé.

On se fait une toile ?

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Pour continuer dans ce parallèle avec le MCU, je rajouterais que le jeu est totalement hollywoodien dans son approche. Tout d’abord, je ne pense pas vous apprendre grand-chose en vous disant que le jeu est beau. Genre vraiment beau. Je ne joue pas sur PlayStation 4 Pro, mais j’ai déjà le plaisir de l’upscale 4K de ma télé et ça claque bien la rétine. Manhattan est criant de vérité et c’est un régal de balancer sa toile d’immeuble en immeuble. Les personnages principaux sont bien modélisés, avec un vrai travail sur la synchronisation labiale et un doublage en français réellement crédible et professionnel. Pas le genre à vous faire regretter la VOSTF.

Mais plus encore, dans le système de combat, tout est mis en scène pour se retrouver dans un vrai film d’action à l’américaine. Les finish moves, avec des ralentis bien sentis, des plans de caméras larges puis rapprochés, une vitesse qui s’accélère, le bruitage qui vous fait bien sentir le KO de votre adversaire… On s’y croit à 200%. Cela ne fait qu’accentuer l’aspect jouissif et addictif du titre. Un régal.

Et ce n'est pas tout : le jeu est bien écrit. Les personnages sont attachants, les dialogues sont touchants et les relations sont bien développées. Mention spéciale à JJ Jameson, ancien rédacteur en chef du Daily Bugle, qui diffuse à la radio sa « vérité » avec une mauvaise foi à rendre jaloux Donald Trump. Distillé au fil des missions réalisées, c’est un plaisir qui vient accentuer la mise en scène globale du jeu.

Avoir une Dunta au plafond

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Je suis parfois un peu débile et illogique comme type. Honnêtement, mes deux premières heures m’ont rendu super perplexe et j’étais dans l’incompréhension de toute la hype médiatique autour de ce titre. OK, c’est beau, c’est rythmé, mais… bah en fait y’a rien de fou, d’innovant. C’est que du déjà vu, avec un filtre araignée par-dessus. Mais bon, ça, je vous l’ai déjà dit.

Et comme précisé, la sauce prend. Parce que tout est fait avec amour. Parce que tout est maîtrisé. Parce que tout vous donne envie de continuer et de ne pas lâcher la manette. Que vous soyez néophyte ou totalement accro à ce bon Parker, vous aurez envie d’en savoir plus. Rien que pour ça, il mérite que vous y posiez vos mains dessus quelques heures. D’ailleurs, si vous souhaitez en faire totalement le tour, comptez dans les 25 heures de durée de vie. Ce n’est pas ce qu’on a connu de plus élevé dans le genre, mais c’est tout à fait honorable. D’autant que des DLC (*sigh*) et un new game + arriveront dans les mois à venir.

Du coup, il y a une question légitime, que nombreuses personnes se sont demandé : GOTY or not GOTY ? On est bien d’accord que c’est un choix purement subjectif, mais… après un God of WAR 4 magistral (bien que perfectible), Spider-Man ne me semble pas être le candidat à ce titre. D’autant qu’un certain Red Dead Redemption pointe le bout de son nez dans quelques semaines. Cependant, un jeu mémorable, qui renouvelle clairement l’approche et qui ouvre à un futur probablement radieux pour la licence ? Oui, assurément.

Alors bon, Peter, même si on te connaît par cœur, ça m’a fait plaisir de te retrouver en si belle forme. Continue comme ça.

Ce test a été réalisé par Dunta sur PlayStation 4 grâce à une clé fournie par l'éditeur du jeu et n'est en aucun cas le fruit d'une transaction commerciale entre l'éditeur et JeuxOnLine.


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4,6 / 10 - Intéressant