Test de Crush Your Enemies : de la bière et de la baston

Crush your enemies, second jeu du studio polonais Vile Monarch, se revendique comme un retour aux sources du jeu de stratégie en temps réel, dans sa simplicité et sa rapidité, tout cela dans un univers totalement décomplexé. Alors, promesses tenues ?


 

Test de Crush Your Enemies : de la bière et de la baston

Retour vers le futur

Crush your enemies est simple. Du moins, simple de prise en main. Le but du jeu est évident : écraser l'ennemi. 

Vous démarrez la partie avec un certain nombre de barbares et trois objectifs à atteindre. Ceux-ci varient d'une mission à l'autre, tels que survivre un temps donné, détruire tous les bâtiments de la carte, avoir un nombre de soldats survivant à la bataille, etc.
Le jeu est limité à un seul écran, divisé en carrés. Ces carrés représentent le territoire que vous possédez, vous et votre ennemi. Vous pouvez vous déplacer librement sur votre terrain, mais pour les cases ennemies, il vous faudra les conquérir tout simplement en restant dessus avec vos unités afin de pouvoir avancer. Plus vous en avez, plus ça va vite. 

 

Bref, c’est un jeu tactique, plus que de stratégie, d’apparence assez simple.

Mais j’insiste sur le « d’apparence », car il ne faut pas croire que cette simplicité nous offre un jeu sans profondeur. Si le jeu est simple de prise en main, au niveau choix et réactivité il demande une grande concentration et se trouve être bien plus complexe qu’il n’y paraît de prime abord. Il demande un niveau de microgestion élevé et certains objectifs sont vraiment ardus à atteindre.

On revient vraiment au jeu d’escarmouche rapide, mais très nerveux : il faut réagir vite, et bien. Par exemple, lorsque vous vous faites attaquer, vous avez un léger battement d’une demi-seconde pour faire une retraite. Cela peut avoir son importance selon les troupes que vous déployez, et l’IA ne vous fera pas de cadeau. Les bâtiments, qui se trouvent déjà sur l’écran de jeu dès le début de partie, peuvent produire des paysans ou les former dans une spécialité (archers, guerriers offensifs, guerriers défensifs, etc.) qui possèdent chacune leurs avantages et faiblesses, ce qui tourne les parties en véritable jeu d’échecs, car ces bâtiments peuvent aussi bien être contrôlés par l’ennemi que par vous, selon que vous possédez la case ou non.

Bref, il faut réfléchir… et réfléchir vite.

Vive le second degré

Le site officiel donne le ton, avec les devs qui se définissent comme des métalleux, adeptes de bières et de rigolade. Et cela se ressent dans leur jeu. Entièrement traduit dans la langue de Molière, ce dernier pourrait être choqué par certaines tournures dans notre belle langue, mais nous avons affaire ici à des barbares, des vrais, des durs, des bourrins dignes de certaines sagas que l’on connaît. 

Des insultes, de la grossièreté, de l’humour bien gras : voilà ce qu’on a dans ce jeu. Parfois un peu exagéré peut-être, mais il ne faut réellement pas le prendre au sérieux. Ça donne un côté décalé au jeu et participe à l’ambiance générale d'autant plus que la bande originale est vraiment de qualité et rend ce jeu vraiment addictif.

Le titre du studio polonais n’est pas très beau, même pour une petite boîte, mais il est charmant et possède un cachet qui lui est propre au point d'en oublier le côté Super Nintendo des graphismes.

Le jeu est prévu pour être joué sur PC, mais aussi sur IOS et Android, ce qui peut inquiéter les joueurs PC, vu la simplification outrancière que cela génère sur les jeux pour qu’ils puissent être joués sur tablettes et smartphones, mais ne vous inquiétez pas, ça n’enlève en rien du plaisir dans le cas présent.

Et c'est d'autant plus vrai qu’il est cross-platform, non seulement pour le jeu, mais surtout pour son côté multiplayer. Malheureusement, il a été impossible de jouer en multi à l’heure où ces lignes sont écrites, trop peu de joueurs ayant accès au jeu avant sa sortie. Néanmoins il ne faudra pas attendre trop longtemps. En effet le jeu sort le 13 juillet pour un prix très démocratique de 9.99 euros sur Steam.

En conclusion, Crush your enemies est un jeu qui ne paye pas de mine, mais qui, sans vous en rendre compte, vous scotchera à votre écran quelques heures de façon assez intense pour suivre cette bande de bourrins délurés dans leur campagne d’invasion de Generia.

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