Test de Torchlight II - Des années plus tard, son arrivée sur consoles

Torchlight II est un hack'n'slash qui a pointé le bout de son nez sur PC il y a sept ans. En 2012, le jeu offrait une aventure plutôt sympathique à jouer seul ou en coopération, où l'on enchaînait plusieurs donjons infestés de monstres pour tenter de sauver le monde. À l'occasion de son portage sur PlayStation 4, Xbox One et Switch ce mois-ci, nous avons eu l'occasion de le tester sur la console de Nintendo.

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Les licornes sauvent le monde

C'est dans un univers cartoon que les développeurs de Runic Games nous envoient. Des couleur vives et un chara design enfantin nous emmènent pourtant dans un monde en proie à un terrible désastre provoqué par l'Alchimiste, un gars en mal de pouvoir et de domination. Notre héros se retrouve un peu par hasard au milieu de tout ça, condamné à sauver le monde. 

Quatre classes s'offrent à nous à la création du personnage : l'ingénieur, le berserker, le renégat et l'embremage. L'ingénieur est une classe de mêlée, capable de créer des robots pour s'aider face aux hordes d'ennemis. Le renégat est un personnage agile qui utilise principalement des armes à distance, tandis que le berserker est le bourrin qui frappe aux poings et l'embremage s'appuie plutôt sur la magie élémentaire. Plutôt varié, le jeu offre plusieurs approches et laisse libre court à l'imagination grâce à son arbre de compétences qui permet plusieurs builds. Sans pour autant être d'une profondeur terrible, Torchlight II reste un bon jeu pour le genre, en étant très accessible aux débutants sans pour autant renier un certain challenge pour les habitués. Pour nous filer un coup de main, le jeu nous donne la possibilité d'avoir un familier parmi une (longue) liste de créatures. Ces familiers sont capables de porter des objets et d'attaquer les ennemis, mais leur utilité principale se révèle grâce au système de la pêche : capturer des poissons permet de nourrir notre familier et le transformer en une autre créature. L'objectif est de lui offrir de nouvelles compétences et une force décuplée pendant quelques minutes. Le portage du jeu sur console offre un nouveau familier exclusif à chaque console : la Licorne pour la Switch, la Fée pour la Playstation 4 et le Lutin de lave sur Xbox One.

Torchlight II se distingue de la concurrence grâce à son univers accrocheur, les cartes sont variées et les quelques villes apportent une petite touche sympathique entre quelques donjons qui se renouvellent plutôt bien. Les environnements sont variés, allant de la classique forêt au désert en passant par les marais et les grottes inquiétantes. Néanmoins, on retrouve les mauvais côtés déjà notés à la sortie du jeu en 2012 sur PC : le level design n'est pas toujours heureux et laisse assez peu de place à l'exploration, les donjons restant toujours assez linéaires et sans secrets à découvrir, tandis que le jeu a tendance à se révéler très répétitif. Taper des monstres en boucle est l'essence même du hack'n'slash, cependant le bestiaire peine à se renouveler et on a rapidement le sentiment de refaire la même chose. D'autant plus que l'histoire n'est pas très accrocheuse et répond à la plupart des clichés de l'heroic-fantasy.

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Répétitif, mais sympathique

C'est effectivement le problème majeur de Torchlight II : s'il offre une aventure agréable, il tend à se répéter dans ses mécaniques et ses combats. Avec une histoire dispensable et un level design rarement inspiré, la petite quinzaine d'heures nécessaires à voir le bout de l'aventure n'empêche pas d'avoir rapidement le sentiment de tourner en rond. La faute à des compétences peu nombreuses, à un familier pas toujours indispensable et à un gameplay qui se renouvelle peu malgré les nombreuses armes. D'autant plus que le endgame est assez peu limité : il faut en effet se contenter d'un New Game Plus qui permet de recommencer une partie en conservant son niveau, ses compétences et objets, ainsi que la possibilité de générer des donjons aléatoires pour y récupérer des récompenses en accord avec notre niveau.

Toutefois, une des principales déceptions réside dans le multijoueur : uniquement en ligne, il ne permet pas de jouer en coopération en local. Un choix assez douteux sur consoles, où Diablo 3 par exemple le permettait avec beaucoup de réussite ; notamment sur Switch, où le multijoueur local en "tabletop" se prête plutôt bien au genre.

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Un portage de bonne qualité

Réalisé par le studio Panic Button, à qui l'on doit déjà les excellents portages de DOOM et de Wolfenstein sur Switch, le portage de Torchlight II est de très bonne facture. Malgré un léger aliasing et quelques rares ralentissements (notamment en nomade) quand on se retrouve dans des zones très chargées en effets et ennemis, le jeu reste plutôt joli et tourne très bien, sans subir de bug notable. Les mauvais points du jeu deviennent d'ailleurs presque plus acceptables sur Switch : sa répétitivité se digère un peu mieux sur une console qui favorise les parties plus courtes dans les transports, faisant de Torchlight II un compagnon de route intéressant pour les amateurs du genre ou ceux qui souhaitent s'essayer à un hack'n'slash très accessible. 

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Conclusion

Venu d'une autre époque, Torchlight 2 sur consoles a tout de même pour lui d'être un excellent portage réalisé par le studio Panic Button. Malheureusement, ses défauts d'antan sont encore plus criants aujourd'hui, avec son level design pas bien captivant, sa répétitivité terrible et son bestiaire bien peu diversifié. Sympathique à jouer pendant quelques heures, ce n'est pas lui qui retiendra notre attention des centaines d'heures, la faute à une partie endgame qui manque de panache. Cependant, ne soyons pas trop méchant non plus : son portage sur Switch est presque salvateur tant il colle bien au type de jeu susceptible de nous occuper dans les transports et en déplacement. C'est déjà pas mal, néanmoins celles et ceux qui y ont déjà joué sur PC à l'époque n'ont pas beaucoup de raison de retourner à la caisse pour cette édition.

Test réalisé par Hachim0n sur Switch à partir d'une version fournie par l'éditeur.


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Note moyenne : (27 évaluations | 2 critiques)
5,4 / 10 - Moyen

30 joliens y jouent, 76 y ont joué.