Test de Star Wars Galactic Racer - Les modules passent la seconde
Cela fait plus de vingt ans que les fans attendent un nouveau jeu de course de pod digne de la légendaire scène de Star Wars Episode 1. Nous avions même rangé nos casques au placard après un Racer Revenge oubliable. Mais le studio Fuse Games n'avait visiblement pas dit son dernier mot : Star Wars: Galactic Racer déboule à très haute vistesse, sur PC, PlayStation 5 et Xbox Series X|S dès le 6 octobre 2026. Ce nouveau titre est-il un simple shoot de nostalgie bien emballée ou une vraie machine à sensations fortes ?
Attache ton harnais, ça va secouer.
L'histoire prend place après la fin de l'épisode VI. L'Empire est tombé, mais les courses clandestines n'ont pas disparu pour autant. En effet, des promoteurs avides de gloire et de crédits ont remis ce sport mortel au goût du jour. C'est là que vous incarnez Shade, un passeur aguerri, mais parfait inconnu du circuit. Vous l'aiderez à se hisser jusqu'au sommet du championnat galactique afin de faire ravaler son arrogance au champion Kestar Bool. Un scénario simple, mais qui pose les bases d'une ambiance à base de messes-basses et de combines qui joueront toujours contre vous.
Ce qui nous a plu
Une claque visuelle à grande vitesse
Difficile de ne pas être impressionné par les graphismes. Galactic Racer est superbe, notamment grâce à l'identité visuelle forte associé à chaque planètes : ciels incandescents, canyons à perte de vue, tunnels de laves... Ce sont autant de décors dévastés qui défilent à une vitesse folle sans jamais faire tousser le moteur graphique. Le titre tient un 4K 60 images par seconde d'une stabilité remarquable, y compris quand l'écran s'embrase de partout. C'est un point crucial pour un jeu qui dépend de la lisibilité et de la précision de ses commandes : ici, tout répond au quart de tour. Et comme si cela ne suffisait pas, les petits hubs explorables entre deux planètes sont bourrés de détails et de vie. On y croise des mécaniciens, des sponsors louches et des pilotes qui se jaugent du regard. Qui sait, vous pourriez aussi croiser d'anciennes légendes ? Bref, tout le nécessaire pour prendre le temps de souffler… avant de replonger dans l'enfer de la course.
Un sound design aux petits oignons
Fermez les yeux, montez le son et vous voilà de retour devant l'écran de cinéma en 1999, au moment où les moteurs de se mettent à rugir sur Mos Espa. Le sound design de Galactic Racer ravive avec une efficacité redoutable les émotions de l'épisode 1 : le vrombissement métallique des réacteurs qui s'emballent, le sifflement strident des parois qui défilent à quelques centimètres des ailerons, les déflagrations des compétences, les craquements de tôle lors des carambolages. Tout est dosé avec précision pour être plongé pleinement dans l'action qui défile sous nos yeux. La bande-son accompagne l'action sans jamais la parasiter. On regrettera que certains pilotes aient tendance à se plaindre un peu trop pendant les courses (fallait être plus rapide, oh !), mais impossible de se plaindre des lamentations de Kestar Bool après une défaite. Un vrai plaisir coupable tant le personnage est antipathique.
Arcade dans l'âme, impitoyable dans les faits
Côté prise en main, Galactic Racer joue la carte de l'arcade pure : accélération immédiate, dérapages immenses, boosts à gogo. Bien que se donnant des airs accessibles, on découvre rapidement qu'il s'agit d'un jeu d'une exigence redoutable. Tout d'abord, aucune carte n'apparait sur votre HUD, mettant vos réflexes et votre anticipation à rude épreuve. Ensuite, vous aurez régulièrement le choix entre plusieurs routes : les plus rapides se faufilent systématiquement dans des couloirs et des tunnels étroits où la moindre erreur de trajectoire se paie avec un crash qui vous feront perdre des précieuses places au classement. Le jeu pousse en permanence à jauger votre vitesse, à gérer votre boost et à calculer le potentiel bénéfice/risque en une fraction de seconde. Pousser son moteur dans le rouge procure clairement une sensation grisante... jusqu'à ce que voir votre véhicule imploser.
Les fans de Burnout seront ravis de retrouver les iconiques ralentis de destruction dignes des grandes heures de la série de Criterion (Fuse Game a été conçu avec de nombreux anciens de Criterion). Regarder son module se désintégrer contre une paroi avec tout le panache d'un ralenti cinématographique, c'est presque une récompense en soi (presque, parce que perdre une course, ça fait mal).
Une progression inspirée des rogue-lites
Plutôt déroutant de prime abord, il s'agit sans doute de la grande originalité du titre. Plutôt que de nous faire gravir un classique arbre de championnats, Galactic Racer emprunte au rogue-lite : au fil des planètes et des épreuves aléatoires (course, test sur piste, élimination directe, etc), on récupère des améliorations pour son vaisseau à équiper selon ses envies et son style de conduite. Compétences passives, capacités actives, gains de statistiques : chaque étape du tournoi se construit autour de choix tactiques et d'un brin de hasard.
Par ailleurs, pour participer à un tournoi, il faut des jetons de ligue. On perd ces derniers en cas de crashs à répétition ou de mauvais classement lors d'une course à élimination directe. Une fois votre réserve vide, c'est l'élimination du championnat: votre vaisseau est détruit et vous devrez démarrer un nouveau championnat à partir de la première course. Heureusement, comme dans tous rogue-lites, aucun essai n'est jamais vraiment vain : chaque tentative vous donne l'opportunité de débloquer des bonus permanents qui rendent votre tentative suivante un peu plus abordable. Résultat : on se dit toujours « une dernière course » et on en enchaîne dix au grande désespoir de madame (ou monsieur, pas de jugement). Dans tous les cas, la formule apporte une vraie fraîcheur au genre et une rejouabilité que peu de jeux de course peuvent revendiquer.
Des modes de jeu pour tous les goûts
Le jeu propose une grande variété de modes de jeu. La campagne propose d'incarner Shade et de bâtir son propre vaisseau, avec une dizaine d'heures à la clé pour voir le bout de son histoire. Le mode scénario permet de jouer les différents pilotes de la campagne afin de découvrir les nombreuses possibilités d'upgrade au cours de mini défis. Le mode arcade permet de se lancer dans des parties avec des défis simples, comme des contre-la-montre. Quant au multijoueur, il s'avère particulièrement réussi : à l'instar du mode campagne, on y enchaîne les planètes avant une grande finale avec évolution du véhicule entre les manches. Chacun y trouvera son compte, que l'on soit adepte du solo tranquille ou fan de duels endiablés.
Ce qui nous a moins accroché
Seulement quatre trois types de vaisseaux
Galactic Racer propose trois types d'engins, chacun avec sa propre approche technique. Les speeders sont des vaisseaux équilibrés qui dérapent sans perdre trop de vitesse, les motojets sont bien plus nerveuses et profitent d'un petit coup de boost en sortie de virage, tandis que les speeders skim se mettent en biais dans les courbes. Chaque famille demande de réapprendre ses réflexes pour être le meilleur pilote. C'est une bonne idée sur le papier, qui donne de la variété à la conduite, mais qui peut s'avérer très déroutant au départ. Il faut parfois quelques courses (et quelques crashs spectaculaires) avant de dompter chaque machine. Et comme les statistiques pèsent encore lourd dans la balance au début de l'aventure, on a parfois l'impression de piloter une savonnette. Heureusement, cette sensation s'atténue avec la progression et l'amélioration des véhicules.
En parallèle, et c'est sans doute le plus gros regret pour le nostalgique que je suis : les mythiques modules, ces engins à double réacteur qui ont fait la légende de la Boonta Eve, ne sont accessibles que lors d'événements très précis. On les pilote donc ponctuellement et la frustration est réelle pour qui espérait faire de la course de modules le cœur de son quotidien. L'intégration reste malgré tout bien pensée et les sensations sont au rendez-vous quand l'occasion se présente. Mais on aurait aimé que le jeu pousse davantage le curseur en proposant un mode dédié.
Six planètes, vingt courses : on en fait vite le tour
Autre bémol, la taille du contenu. Avec seulement six planètes et une vingtaine de courses (dont certaines en miroir), et bien que la variété visuelle soit bien au rendez-vous (rivières d'acide, froid glacial, décors industriels), on en fait tout de même rapidement le tour. On espère que le studio saura enrichir son jeu avec de nouveaux circuits et de nouvelles planètes, car la matière de base est franchement excellente et de la variété d'univers, ce n'est pas ce qui manque dans Star Wars.
Certains modes de jeux absent
Pas de partie rapide en solo où vous pouvez choisir votre course, votre vaisseau ou encore votre pilote afin de s'améliorer. Pas non plus de partie en écran splitée pour se mettre dessus directement sur le canapé. Des modes de jeux qui semblent pourtant évident manquent à l'appel aujourd'hui. Toutefois, on peut espérer que le jeu bénéficie d'un suivi et s'étoffer dans les prochains mois.
Un doublage en VO
Dernier petit regret, mais qui se fait sentir : le doublage est uniquement en anglais. Les sous-titres sont là, mais lire des dialogues en plein tunnel à plus de 900 km/h relève d'un exploit réservé à Anakin Skywalker. Le casting reste de qualité, mais on perd une partie de l'atmosphère compétitive des courses.
Fais cracher ton stratoréacteur Dunta
Star Wars: Galactic Racer est une des surprises de cette fin d'année. Sans bénéficier d'une campagne marketing tapageuse, le studio livre un jeu de course d'une efficacité remarquable. Si le jeu peut s'avérer très déroutant au départ, avec ses trois types de vaisseaux et son niveau d'exigence rapidement élevé, il se révèle être un crossover particulièrement réussi entre Wipeout, F-Zero et Burnout, saupoudré d'une bonne dose de rogue-lite et d'une ambiance Star Wars remplie de clins d’œils. Techniquement irréprochable, doté d'un sound design à tomber, il ravive définitivement les émotions de la plus célèbre course de Tatooine. On ne va pas se mentir, ÇA c'est de la course de modules !
Test réalisé sur Xbox Series X par Dunta à partir d'une version fournie par l'éditeur.
| Plateformes | PlayStation 5, Windows, Xbox Series X|S |
|---|---|
| Genres | Course, sport, futuriste / science-fiction |
| Sortie |
6 octobre 2026 (Windows) 6 octobre 2026 (PlayStation 5) 6 octobre 2026 (Xbox Series X|S) |









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