Test de Senran Kagura Estival Versus

Une saga marquante des années 2010 s'offre une nouvelle mouture, gardant les principes de base de la série, mais en les emmenant dans un univers un peu en décalage par rapport à l'univers canon. Vous avez forcément vu ou entendu parler des jeunes héroïnes de Senran Kagura ; nous vous disons ici si Estival Versus vaut le détour ou non pour autre chose que sa mythique physique des poitrines féminines.

Avant que vous n'alliez plus loin dans la lecture de ce test et après avoir lu que le jeu n'est disponible qu'en anglais, nous vous proposons un petit exercice tout simple qui vous permettra de déterminer si ce jeu peut vous convenir ou si ce qui a (en partie) fait le succès de la licence vous rebutera dès le départ. Regardez la vidéo suivante et si la moindre chose vous dérange, fermez cet onglet. Si vous voulez vous prendre au jeu, vous pouvez chercher l'intruse.

Vous êtes encore là ? Ma foi, c'est plutôt bon signe pour l'utilité de ce test, mais ça nous amène quand même à nous poser des questions.

Quand Jet Li rencontre Flubber

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Commençons par le commencement, si vous n'êtes pas familiers avec Senran Kagura. C'est une licence qui a déjà quelques années et quelques jeux derrière elle, avec en plus des adaptations en manga et en anime. Les jeux sont développés depuis 2011 par Tamsoft et édités à travers le monde par Marvelous! Entertainment. Mine de rien, le jeu que nous avons testé ici est le sixième titre inspiré de la licence publié en moins de cinq ans. Certains pourraient dire que c'est trop, que c'est un signe que la licence ne sait pas se renouveler et qu'ils veulent traire la vache à lait tant qu'elle est encore en bonne santé, mais pas vraiment.

En effet, les jeux, s'ils évoluent toujours plus ou moins dans le même univers, ont proposé jusque-là une variété des plus intéressantes quant aux types de jeux choisis : en dehors des jeux d'action qui sont à l'origine de la popularité de la licence et dans lesquels vous incarniez des ninjas en tenues affriolantes à fortes poitrines qui affrontaient des ennemis à base de combos de l'infini faisant légèrement penser à du Tekken avec encore plus de boobs en raison de l'omniprésence du juggle avec vos adversaires, on trouve par exemple un jeu de cartes sur mobile ou un jeu de rythme et de cuisine (oui oui, les deux à la fois).

Sea, no sex and sun

Mais Estival Versus n'est en aucun cas une nouvelle expérimentation vidéo-ludique pour Senran Kagura, non, c'est bien le nouvel opus de la série de base : vous incarnerez la quasi-intégralité des jeunes shinobis rencontrées dans les opus précédents, qui ont toutes été convoquées d'une manière plus ou moins courtoise pour participer à un festival estival d'un genre un peu particulier. La recette de base n'a guère changé. Au programme : affrontements quasiment quotidiens, que l'on parle de combats ou de situations qui demanderont plus que de la force brute, avec pour récompense pour l'équipe qui l'emportera non seulement les secrets shinobis les mieux gardés, mais aussi la possibilité d'accorder le repos éternel aux âmes de leurs disparus les plus chers. L'ensemble peut sembler un peu loufoque, mais c'est clairement assumé : les personnages sont caricaturaux au possible, mais leurs dialogues sont à mourir de rire si tant est que vous acceptiez de débrancher un peu votre cerveau. Certaines situations finissent par être rocambolesques, mais ce jeu est tellement surprenant dès sa prise en main que cela semble couler de source et que plus rien ne peut étonner le joueur face à tant de folie créative dans les blagues graveleuses ou les situations érotico-comiques.

Le jeu vous proposera comme les deux premiers jeux de la saga d'affronter des hordes d'ennemis avec une armée de personnages jouables toutes personnalisables (et on vous voit venir : non, vous n'influencez pas directement leur tour de poitrine). Condition de victoire sur un adversaire ? Très simple : lui flanquer une telle rouste qu'elle finisse complètement nue si c'est une simple sbire (elle s'évaporera purement et simplement dans Estival Versus) ou la laisser sanglotante, au sol, le fessier rouge sous des vêtements déchirés si c'est une boss.

Cuir, cuir, cuir...

Il faut avouer que cette dernière situation ne met pas à l'aise. Autant le concept de déshabiller des adversaires pour progresser est déjà connu et utilisé par d'autres jeux (on peut par exemple ici mentionner Akiba's Trip) de manière rafraîchissante et amusante, autant le fait de voir la victime pleurer ou sangloter au sol, dans des positions tantôt lascives tantôt soumises ou forcées, a quelque chose de malsain. Soyons honnêtes, ça ne nous a pas vraiment fait rire, tout comme certains dialogues du jeu (mention spéciale à Ryōna qui, du haut de ses 16 ans, insiste pour que ses camarades s'adressent à elle en la traitant de grosse truie ou littéralement de salope) ou certaines des nombreuses transformations en shinobi qui voient apparaître les traditionnels rouleaux de sorts ninjas des endroits les plus improbables de l'anatomie de nos héroïnes.

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D'ailleurs, tant qu'on en est à parler anatomie, on peut parler ici de la technique et des graphismes du jeu. Il est disponible sur deux supports : PlayStation 4 et PlayStation Vita. Comme on peut s'y attendre, la PS4 propose une version bien supérieure visuellement à la petite console portable : la console de salon propose du 1080p en 60 FPS quand la portable reste elle bloquée en 960 par 544 et en 30 FPS. Cela fait quand même une sacrée différence et si les deux versions restent très similaires et tout à fait jouables, il ne fait aucun doute que ceux qui ont joué au premier épisode sur Vita ne voudront sans doute pas passer à côté de ce bond graphique pour admirer les anatomies de leurs héroïnes favorites en HD ou plus simplement pour bénéficier du meilleur taux de rafraîchissement pour peaufiner leurs combos.

♪ Et tu tapes, tapes, tapes... ♫

Le système de combat est vraiment solide : on aime notamment la différence palpable dans la maniabilité des différents personnages en fonction de leur armement. Jouer Homura, qui utilise pas moins de 6 sabres (voire 7 en mode Shinobi) et qui se spécialise dans une agression permanente et ultra-rapide, procure des sensations totalement différentes de jouer sa camarade Yomi, qui elle manipule une épée à deux mains aussi grande qu'elle en plus d'une arbalète de poignet : quand le gameplay de l'une vous incitera à taper frénétiquement sur les touches d'attaque, l'autre vous demandera au contraire de créer des combinaisons en les gardant appuyées longuement. Une variété des plus appréciables, car toutes les filles ont vraiment leur identité propre, que ce soit dans les dialogues ou les combats, et on se prend au jeu de la recherche du personnage optimal pour finir telle ou telle mission avec le meilleur résultat en fonction de ses forces par rapport aux adversaires proposés.

D'ailleurs, un autre point fort de cet opus est qu'il en propose vraiment pour tous les goûts et ne force personne à faire les choses dans un ordre pré-défini et très strict. Libre à vous de progresser dans le scénario sans vous soucier des scores de chaque mission pour avoir le fin mot de l'histoire, de visiter les scénarios individuels de chaque personnage à mesure que vous les débloquez dans la trame principale ou de rejouer les scénarios jusqu'à obtenir les meilleures notes possibles en essayant différents personnages ou différentes stratégies. Vous pourrez aussi choisir de passer des heures à personnaliser votre personnage préféré dans le vestiaire avec les nombreuses tenues à votre disposition, histoire de vous approprier encore un peu plus votre waifu. Mais là encore, rien d'obligatoire, vous pouvez finir l'intégralité du jeu sans même aller dans ce menu.

Yamakasis au féminin

Toujours en terme de gameplay, une des principales nouveautés mises en avant par l'éditeur dans cette version était la possibilité pour nos ninjas favorites de courir sur les murs. Cette nouvelle fonctionnalité est vraiment sympathique et reste logique dans ce jeu qui vous proposait jusque là d'envoyer vos cibles valser dans les airs avant de les y rejoindre pour leur asséner une volée de bois vert. Vous pouvez maintenant courir sur un mur, vous retourner ou simplement y prendre appui pour tendre une embuscade à vos opposants ou atteindre plus facilement des ennemis volants. Par contre, il faut signaler que c'est la seule situation dans laquelle nous avons pu pester contre la caméra : le contrôle qui nous est offert une fois qu'on se prend pour le Prince de Perse sur un mur est vraiment limité, la caméra lente et on se retrouve souvent à tenter un peu au pif une attaque en espérant qu'elle touche un ou plusieurs de nos ennemis. Vu qu'ils ont tendance à vous suivre partout comme des petits chiens, ça marche généralement plutôt bien, mais quand même...

Les ennemis ne sont clairement pas des foudres de guerre et le jeu n'est pas particulièrement difficile en mode normal. Dès lors que vous maîtrisez le verrouillage de la cible et la parade, même les boss ne vous font plus grand chose. Mais vous pouvez changer la difficulté à tout moment, même en plein scénario, puisque le jeu vous propose un mode Masochiste qui vous permet de mettre votre personnage à nu, le rendant plus vulnérable aux attaques adverses, mais augmentant ses dégâts en conséquence. La moindre erreur se paye très cher, mais peut-être que le plaisir de désaper votre personnage favori viendra adoucir votre tristesse de devoir recommencer le scénario parce que vous aurez loupé une parade.

Dernier point, sur lequel nous ne nous attarderons pas, car nous n'avons pas eu le temps de le tester assez en profondeur (il était à vrai dire extrêmement difficile de trouver des partenaires, donc il faut supposer que les serveurs sont localisés en fonction de la version de votre jeu), le jeu propose un mode multijoueur qui permet à 4 ou 10 joueurs de s'affronter sur PlayStation 4 et à 4 joueurs sur PlayStation Vita. Vous pourrez y affronter avec votre personnage favori des adversaires humains dans des batailles assez floues, mais plutôt marrantes tant la déferlante de coups spéciaux rend la chose loufoque. Le principe est très simple : vous entrez dans une arène dans laquelle vous affrontez vos opposants (à noter que le jeu, en cas d'attente prolongée, notamment sur PlayStation 4, vous proposera de combler les places vides avec des bots) et que vous aurez paramétrée selon vos envies : en durée (3, 5, 10 ou 15 minutes), dans une arène spécifique, avec une limite d'objectif et bien sûr en mode de jeu, puisque vous pourrez choisir de faire la course aux points (chaque adversaire K.O. ou victime d'une attaque spéciale rapporte des points), de faire la chasse au soutif' (des NPC apparaissent dans l'arène et vous devez venir à bout d'un boss pour lui voler son soutien-gorge) ou encore de jouer en mode Understorm (littéralement "Tempête de Dessous", il consiste à ramasser plus de petites culottes que vos adversaires en un temps limité). Ces trois modes en ligne ne dépayseront pas les joueurs des précédents opus, puisque ce sont les mêmes que dans Deep Crimson, mais ils auront sans doute leur effet sur les petits nouveaux. À noter que vous pouvez tout à fait lancer une partie seul contre 3 ou 9 bots.

Crache ton rouleau de shinobi, Myrhdin

Que dire donc de ce Senran Kagura Estival Versus? Que si vous arrivez à passer outre la pudibonderie ambiante face à l'animation des poitrines de ces jeunes demoiselles, il y a vraiment moyen que vous vous amusiez sur ce jeu, car il propose vraiment de bonnes choses. Les personnages sont nombreux, variés et surtout très différents les uns des autres. Leurs combinaisons leur sont propres, elles proposent toutes un feeling que vous ne retrouverez pas chez les autres personnages, même si vous noterez malgré tout parfois quelques soucis d'équilibrage (on a parfois l'impression que certaines filles n'ont pas été aussi travaillées que d'autres ou finies un peu à la va-vite avec un gameplay un peu plus pauvre que les protagonistes).

Le jeu a bien quelques défauts, notamment le fait que l'histoire n'est peut-être pas aussi immersive que celle des précédents opus, car clairement plus orientée du côté de l'humour, ou encore les soucis de caméra ou de difficulté que nous évoquions dans le test, mais tout coule de source et vous arrivez facilement à passer outre pendant la trentaine d'heures de jeu qu'il faut investir pour obtenir le trophée de platine. Notre seul regret est peut-être malgré tout l'absence d'une option qui permettrait de désactiver la physique des poitrines des personnages, qui rendrait sans doute la licence et ce jeu en particulier (où elles sont encore plus mises en avant que de coutume en raison de la thématique estivale du jeu) beaucoup plus accessible à un plus large public.

Test réalisé par Myrhdin à partir d'une version fournie par l'éditeur


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4,7 / 10 - Moyen

Aucun jolien ne joue à ce jeu, aucun n'y a joué.