Test Overcooked ou l'enfer en cuisine

Passe-moi 2 salades ! Faut de la viande ! N’oublie pas les poissons, mais qu’est-ce que tu fiches ? La vaisselle, la vaisselle !! Ouaaah, ça tangue ! Oups… j’ai oublié de mettre le pain… Bon, faut qu’on s’organise autrement, tu fais les tomates, je m’occupe de la viande et du service. Le rat a piqué ma salade ! Tu peux envoyer ! 

Voilà en gros ce qui se passe dans Overcooked… une vraie simulation de situation catastrophique de cuisine !

 

Test Overcooked ou l'enfer en cuisine

Overcooked est le dernier jeu en date du studio Team17, un studio britannique basé à Osset. Et si le nom de ce studio parle surtout aux plus anciens d’entre nous, c’est parce que Team17 était un emblème dans les années 90 avec des jeux comme Alien Breed, Superfrog et Project-X qui ont fait les beaux jours de l’Amiga, puis après sur les premiers PC. Mais le studio est surtout connu pour une licence qui a traversé plusieurs générations, tant de joueurs que d’ordinateurs ou consoles : Worms. C’est grâce à cette licence, et aux 9 millions d’unités vendues que Team17 peut se vanter d’être au jour d’aujourd’hui un des plus anciens studios de développement, indépendant, avec une activité continue depuis sa création, en 1990.

Est-ce que ce Overcooked pourra rajouter un nouveau chapitre à l’histoire du Studio ? Bien possible, car le jeu n’est pas dénué de qualités.

 

Miam miam

Overcooked nous met dans la peau d’un chef cuisinier qui habite dans le royaume Oignon (non, je n’utiliserai pas la réforme orthographique) et qui, outre de devoir satisfaire les clients, doit aussi sauver le monde. Oui, oui, ça commence comme ça ! Une invasion extraterrestre a lieu et le seul moyen de sauver le monde est de rassasier les monstres venus de l’espace. Dur la vie de cuistot.

Évidemment, cette vision apocalyptique n’est que l’épilogue de la campagne que nous propose Overcooked. La campagne comprend 28 niveaux à la difficulté progressive dans des environnements variés qui changent complètement la donne au niveau du gameplay, mais nous y reviendrons plus tard.

Si le jeu est très sympa en soi, tout l’intérêt vient clairement du multijoueur. Et je dirais même plus : du multijoueur local. Car le jeu propose un système de multi local vraiment bien pensé. Le jeu est jouable à 4 en simultané, toute la campagne est jouable de cette façon. Et pour cela, vous pouvez jouer avec 4 manettes, ou bien… avec 2 et partager une demi-manette avec un autre joueur. Car dans son fonctionnement, le jeu est simple à prendre en main : croix directionnelle + 2 boutons.

Et là, ça devient rapidement le bazar : il faut se coordonner, penser à optimiser les déplacements, avoir un chef d’orchestre qui gère les commandes et le stress de l’équipe, mais aussi parvenir à réaliser les commandes dans les temps. Ce jeu est une véritable simulation de ce qu’on peut vivre dans une vraie cuisine de restaurant. Et quand ça ne fonctionne pas comme il faut, on a vite l’impression d’être dans une émission de « l’enfer en cuisine ».

 

 

Des environnements variés

La campagne propose divers environnements qui font de ce jeu un « puzzle game » et un jeu de réflexion : tantôt un bateau qui tangue et change la configuration de la cuisine toutes les 30 secondes, tantôt des Food trucks qui se passent et se dépassent et qui isolent la moitié de la cuisine pendant un laps de temps, une cuisine sur un iceberg avec le sol glissant qui peut faire tomber le cuistot et ses plats à l’eau, perdant un temps précieux, etc. Il faut donc continuellement s’adapter aux nouvelles configurations de la cuisine.

Un exemple de niveau
Le plan de jeu varie durant la partie

Chacun de ces niveaux apporte une nouvelle vision sur la façon de réussir à atteindre l’objectif. Car s'il est assez aisé d’atteindre la performance nécessaire pour passer à l’étape suivante, si vous êtes un peu pointilleux et que vous voulez avoir les 3 étoiles de réussite (sur 3), il va falloir se casser la tête, et débattre avec les autres joueurs sur la manière d’y arriver si vous jouez à plusieurs. On a parfois l’impression d’être dans une préparation d’attaque de boss, dans un MMO, avec ses différentes phases et les responsabilités différentes des joueurs. Bref, on passe à la limite plus de temps à rigoler et discuter que de jouer. Ce qui, à l’instar de Worms, par exemple, fait d’Overcooked un jeu social par excellence.

Les graphismes sont mignons, dans la lignée de ce que fait le studio avec ces autres franchises : colorés, enfantins, simples. Plaisants à regarder, il est vrai que certains feront le rapprochement du jeu avec des productions pour navigateur ou autres IOS et Android, mais qu’ils se détrompent, si visuellement ça ressemble à ce genre de production, une fois dans le bain on se rend compte qu’il n’en est rien. Le jeu est vivant et dynamique, nerveux et très précis.

 

 

 

Mais… ben oui il y a un mais.

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Le jeu souffre parfois d’un certain manque de maniabilité. On peste quand on a mal déposé un plat, qui a glissé dans la poubelle ou est parti sur un tapis roulant, faisant perdre de précieuses secondes dans la préparation des plats, tout cela à cause d’un pathfinding qui pourrait être plus précis.

Le jeu aurait aussi gagné en profondeur avec des capacités différentes pour les différents cuistots du jeu et, au final, il n’y a pas tant de variété que ça dans les menus.

Peut-être que cela viendra ultérieurement, dans des DLC, mais à la sortie du jeu, ce 3 août 2016, rien n’est communiqué à ce sujet.

Et un détail qui, pour certains pourrait être le plus gros défaut du jeu (mais pas pour tout le monde, loin s'en faut), il n'y a pas de mode multijoueur en ligne, du moins sur la version Playstation 4. 

 

Donc on s’ennuie ?

Non. Parce que même si on arrive à finir la campagne à 100%, avec des amis, il y a aussi un système de duels à 1 contre 1 ou 2 contre 2. Et là aussi, il y a de bonnes tranches de rigolades. Le principe reste le même que durant la campagne : servir le client dans le temps imparti. Avec ici, en plus de jouer la montre, le fait de devoir faire mieux que ceux d’en face. C’est très vite stressant ! Toutefois, ce mode offre une réelle possibilité de jeu dans le temps, renouvelable, comme peut l’être, je reviens souvent dessus, Worms dont on ressent l’influence dans la vision du jeu.

Le jeu sort donc ce 3 août, au prix 15.99 euros sur PS4 (12.79 euros pour les abonnés PS+), même tarif pour la version PC disponible sur Steam (15.99 euros prix plein, 12.79 en prévente), et un prix fixe de 15.99 pour les (mal)heureux possesseurs de Xbox One qui ne voient pas d’offre réduite pour la sortie du jeu.

Mais ce jeu vaut largement le prix demandé, car de bons jeux de salon, pour jouer avec ses amis dans le canapé, ça devient vraiment trop rare de nos jours. On aimerait en voir plus.


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