Test de Berserk and the Band of the Hawk

Après Dynasty Warriors : Gundam, One Piece: Pirate Warriors, Arslan: The Warriors of Legend ou encoreA.O.T. Wings of Freedom, voici une tout autre et nouvelle adaptation d'un manga populaire par le studio Omega Force, connu pour développer entre autre des Musô, un genre qui oppose votre héros ou votre héroïne à des légions de soldats aux réactions plus ou moins fébriles servant surtout prétexte à un défouloir de masse. L'univers de Berserk pouvant se prêter au Musô est-ce pour autant réussi ?

Test de Berserk and the Band of the Hawk


"Kuroi Kenshi"

Si vous n'avez pas encore eu l'opportunité de découvrir l'œuvre dont est adapté le jeu et pour rapidement brosser un tableau ; Berserk, c'est un manga culte de type "Seinen" qui nous plonge dans un monde médiéval fantastique sanglant et cruel dont l'histoire s'articule autour d'un guerrier nommé Guts ; un homme à la fois maudit, animé par un esprit de vengeance et transcendé par une folie destructrice qui s'éveille en lui dans les situations les plus désespérées pouvant aller jusqu'à lui faire perdre conscience de ses acte et dont il puise une force surhumaine lui permettant de repousser de son épée démesurée les assauts des forces démoniaques qui le persécutent sans répit.

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Le jeu consacre une importante première partie à l'arc du Golden Age, qui est largement illustré avec des séquences d'animation tout droit sorties des films, mais par la suite se contente de cinématiques du moteur du jeu jusqu'à l'arc Falcon of the Millennium Empire. Le manga n'étant toujours pas fini et pour tous ceux étant étranger à cette intrigue, le jeu ne se gêne pas pour dévoiler tous les évènements importants, tout en prenant soin de les censurer. Vous voilà prévenus.

La bande du faucon

Guts, jeune et puissant guerrier mercenaire sans ambition particulière, vend ses talents de bretteur aux plus offrants ; ne souhaitant pas être affilié à un groupe, il rejette les sollicitations de troupes qui souhaiteraient l'enrôler, mais sa rencontre avec une autre bande de mercenaires à la popularité grandissante et dirigé par un jeune homme charismatique finit par aiguiser son intérêt. Après un premier échange physique contre quelques membres de ce groupe une relation de camaraderie  naît et le destin de Gust est désormais partagé avec le leader de cette bande : Griffith.

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Double ration de Musô pour tout le monde !

Soyons clair, le cœur du jeu étant copié sur la vieille recette des musô, qui recyclent énormément d'élément de level et de game design d'une map à une autre, vous serez rarement surpris par le déroulement des missions, qui restent des plus classiques durant la petite vingtaine d'heures de jeu que demande le mode histoire pour être fini.

La conquête de territoire contre les différentes forces en présence est le but principal et cette bataille demande de remplir des conditions simples telles que supprimer des vagues de clones ennemis, leurs lieutenants et leurs officiers pour ainsi faire diminuer leur nombre et leur force afin de progresser et ainsi asseoir votre suprématie sur la carte. Néanmoins, l'ensemble restant dynamique, d'autres objectifs viennent s'ajouter ponctuellement et demandent par exemple de faire un petit détour pour détruire des armes de sièges ou d'aller épauler un compagnon dans le besoin et de faire un travail d'escorte.

Des affrontements de boss sont aussi au programme pour un peu pimenter l'ensemble, mais ils sont au début peu intéressants et même si cela s'arrange un peu par la suite, dans l'ensemble ces combats restent peu mémorables, voire agaçants pour certains à cause d'une caméra qui a du mal à vite se recentrer et devient un peu folle pour peu que vous vous retrouviez acculé dans un coin.

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Une réalisation plutôt accrocheuse

Comme précédemment évoqué, énormément d'éléments qui servent d’habillage aux décors se répètent de mission en mission, sans faire preuve de beaucoup d'originalité. Toutefois, quelques structures et quelques objets destructibles disséminés sur le champ de bataille viennent s'ajouter à la masse d'ennemis déjà présents et participent au fracas du combat, allant jusqu'à surcharger visuellement l’écran et donner une bonne impression de chaos général.

Même si le level design reste assez générique et sans être magnifique, cette réalisation se dote de textures plus réussies qu'a l'accoutumé pour ce genre de production et sait distiller beaucoup d'effets graphiques, dont certains très sanguinolents renforcent chaque coup porté à l'épée. Plus les combats avance dans le temps et plus votre personnage est souillé du sang de ses ennemis. La partie son n'est pas non plus en reste et donne de la crédibilité à la puissance des coups portés par ces épées qui s'entrechoquent.

Par intermittence, on se délecte du résultat qui s'offre à nos yeux.

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Vous reprendrez bien un peu de Musô.

Si visuellement l'alchimie fonctionne, c'est main dans la main avec cette maniabilité très accessible héritée des Dynasty Warriors. Celle-ci se résume à bourrer deux boutons pour enchaîner des combos très simplifiés, avec pour finalité de faire monter sa jauge de frénésie et de relâcher ce pouvoir qui procure un "power up" temporaire et qui par la même occasion fait monter une dernière jauge qui vous permet de déchaîner une grosse furie.

Fonctionnant sur un système d'expérience, des combos s'ajoutent au fur et à mesure de la prise de niveau du personnage. Rien d'exceptionnel non plus : il s'agit d'un bouton carré ou triangle en plus en guise de variante. Cette montée de niveau donne aussi un boost supplémentaire aux statistiques du personnage.

À la condition d'aimer répéter pendant des heures les mêmes mécanismes jusqu'à l'overdose, on prend un plaisir indéniable à balayer à grand coups d'épée tout ce qui nous passe sous le nez, car comme dit auparavant tout participe à cette impression d'être dans un abattoir cinq étoiles où la puissance ressentie avec son héros est proche de l'insolence.

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La plus grande partie du temps passé sur le mode story se fait en compagnie de Guts, mais le jeu n'oublie pas de laisser aux sept autres personnages formant le casting la possibilité d'être joués durant des missions annexes permettant de faire un premier test avant de pouvoir mieux les éprouver dans les autres modes de jeu. Un casting assez mince par rapport à un Samurai Warriors, mais la quantité n'assure pas forcement la qualité et répéter encore les mêmes actions sans but particulier avec vingt-cinq personnages différents ne donne pas forcément envie à tout le monde de recommencer.

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Quelques mots sur le système d'amélioration qui n'est pas vraiment essentiel au début, mais permet de booster les statistiques avec les anneaux et autres items dropés sur le champ de bataille. La plupart peuvent être fusionnés ou améliorés jusqu'à un certain palier. Il est tout à fait possible par exemple d'avoir une attaque presque au maximum avant même la fin du premier run sur le mode mode story. Ces améliorations sont le plus utile pour le mode Endless, qui consiste à franchir une centaine d'étages en mode survie pour essayer de débloquer des bonus supplémentaires pour les personnages.

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Jusqu'à la prochaine Eclipse...

Difficile de savoir si on peut conseiller ce jeu à une personne qui n'a pas un peu d'affinité avec Berserk et, à titre de comparaison, il est assez semblable à Fist of the north star Ken's Rage sorti sur PS3 (par les copains tecmo koei), mais il bénéficie malgré tout d'une enveloppe plus actuelle et sait se montrer assez généreux quand il s'agit d'en mettre plein la vue si on lui  accorde un peu de temps pour qu'il montre son potentiel, mais il serait quand même temps de faire évoluer la  recette.

 Test réalisé par Smokeur à partir d'une version fournie par l'éditeur.

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