Test de Légendes Pokémon : Z-A Méga-Dimension, le même en pire

Légendes Pokémon : Z-A a reçu du contenu additionnel payant moins de deux mois après sa sortie. Est-il parvenu à nous faire quitter Illumis sur une belle impression finale ? C’est ce que nous allons essayer de voir !

Légendes Pokémon : Z-A est un jeu étrange qui n’a pas fait l’unanimité. Dans le test réalisé récemment, vous avez pu avoir une idée de ce que proposait cette nouvelle version sortie conjointement sur Nintendo Switch et Nintendo Switch 2. Tout le jeu se passe dans la ville d’Illumis, la capitale de Kalos déjà visitée dans Pokémon X et Y, avec un gameplay grandement revu : cette fois-ci, les combats se déroulent dans une sorte de temps réel à la Xenoblade Chronicles. Malgré des performances graphiques faibles et un scénario perfectible, le jeu a eu le mérite de tenter des nouvelles choses. Elles ont bien fonctionné pour certains, pas du tout sur d’autres, caractéristique habituelle pour un jeu Pokémon qui sort.

Le DLC sert de scénario complémentaire qui se lance une fois l’histoire principale terminée. On y rencontre Anya, une petite fille accompagnée du Pokémon Fabuleux Hoopa, qui a la possibilité d’ouvrir des portails dimensionnels en cuisinant des donuts. Un fonctionnement un peu absurde justifié par la forme des portails du Pokémon, mais c’est loin d’être le seul hic. Cette petite fille cherche à capturer un Légendaire qu’elle a vu à travers un portail dans un endroit nommé l’Extradimension afin de l’offrir à sa mère. Il s’agit d’une sortie de ville d’Illumis parallèle peuplée de Pokémon dont le niveau peut atteindre 200, une première dans l’histoire de la saga (si on met de côté un vieux bug qui fêtera ses 30 ans cette année). Ce faisant, elle a provoqué une instabilité qui menace le monde réel de disparition, ni plus ni moins, et c'est bien entendu à nous de régler la situation, une fois de plus.

Légendes : Z-A proposait une boucle de gameplay assez répétitive. Le but était de gravir les échelons du Royale Z-A, du rang Z au rang A donc, et chaque chapitre était découpé de la même façon. Il fallait tout d’abord calmer 3 Méga-Évolutions Férox, combats de boss qui avaient le mérite d’exister, aider l’un des nombreux personnages secondaires dans une sa quête, farmer les combats nocturnes du Royale : Z-A afin d’avoir suffisamment de points pour lancer le combat de changement de rang et, enfin, affronter le personnage secondaire aidé précédemment pour enfin atteindre l’échelon suivant. Son DLC a eu la bonne idée de modifier la formule pour la rendre encore moins digeste.

Pour aller dans l’Extradimension, il faut préparer des donuts à base de baies. En plus d’ouvrir les portails, ils donnent des niveaux supplémentaires à nos Pokémon, ce qui leur permet de rivaliser avec les créatures bien énervées qui s’y trouvent.  Si les premières baies se trouvent n’importe où, les plus puissantes s’obtiennent elles-mêmes dans l’Extradimension, ce qui demande de partir à l’aventure pour nourrir l’aventure. Les zones sont assez peu nombreuses et variées, en plus d’être un simple recyclage d’Illumis avec un filtre blanc et, cerise sur le gâteau, elles sont chronométrées. Le temps alloué dépend de la qualité des donuts utilisés (et donc des baies) et il est donc impossible d'utiliser volontairement des pâtisseries de faible qualité pour partir avec un déficit de niveaux afin d’augmenter le challenge. Cette épée de Damoclès permanente nuit vraiment au plaisir de jeu, surtout que les portails se referment instantanément, même si vous êtes en train de capturer un Pokémon. On peut avoir une petite pensée émue à toutes celles et ceux qui ont perdu un Pokémon chromatique à tout jamais à cause de la limite de temps.

La boucle de gameplay ressemble à celle du jeu principal, mais en bien pire. Après avoir passé un peu de temps à bavarder avec les différents personnages secondaires, il faut obtenir des points de recherche dans le but de mieux comprendre la situation pour faire avancer le scénario et, enfin, affronter une nouvelle Méga-Évolution Ferox qui apparaît sans réelle raison. Le principal problème, c’est que les points s’obtiennent lentement en accomplissant des petits objectifs dans l’Extradimension et que le nombre demandé augmente d’une façon absurde. La durée de vie est catapultée de façon artificielle à cause d’un farm insipide dans des zones qui se ressemblent toutes avec un chronomètre au-dessus de la tête. Pas vraiment ce qui était attendu par une communauté déjà pas très absorbée par le jeu de base.

Légendes Pokémon : Z-A Méga-Dimension est un DLC très peu convaincant qui n’est guère plus qu’une vitrine pour la vingtaine de nouvelles Méga-Évolutions ajoutées. Si la fin de l’histoire est cohérente et plutôt bien pensée, le rythme atroce induit par la nécessité de passer des heures à farmer dans des zones peu amusantes plombe tout. On est bien loin de la qualité du DLC d’Écarlate et de Violet qui, lui, se payait le luxe de nous faire voyager dans deux régions totalement inédites avec un vrai contenu supplémentaire. La page Légendes : Z-A se referme sur un DLC mettant en scène un gameplay d'un autre temps, nous replongeant dans l'âge d'or des JRPG des années 90 qui demandaient un farm digne d'un céréalier dans la Creuse, conclusion fade qui ne ravira que les quelques personnes qui adorent refaire la même chose ad nauseam. Et par chez nous, elles se font de plus en plus rares.

Test réalisé sur Switch 2 par Malison grâce à une version fournie par l'éditeur.

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