Test d'Assassin's Creed : Origins

Grande pression pour ce nouveau titre d'Assassin's Creed, censé redorer le blason d'une des licences les plus importantes d'Ubisoft. Est-ce que le résultat est à la hauteur des espérances des joueurs ? 

Précédemment dans Assassin's Creed...

Il y a dix ans, Ubisoft nous mettait dans les mains le tout premier Assassin's Creed. Dans la peau à la fois de Desmond Miles et de son ancêtre assassin Altaïr, nous avons évolué en pleine croisade afin de récupérer notre rang de maître assassin. Le principal reproche fait au titre est une répétitivité importante en terme de gameplay. Toutefois, le jeu séduit le public grâce à son idée scénaristique ainsi qu'aux nombreuses possibilités de déplacements, se rapprochant notamment du parkour.

Test d'Assassin's Creed : Origins

Deux ans plus tard, nous avons en main Assassin's Creed 2. Cette fois-ci, c'est l'Italie de la Renaissance qui sera notre terrain de jeu. Notre héros, Ezio Auditore, est un jeune noble dont la famille est accusée de trahison. Prêt à découvrir la vérité, Ezio est loin de s'imaginer ce qui l'attend. Ubisoft a réussi à reprendre son matériau de base et à améliorer celui-ci de manière dantesque. Développement du personnages principal ainsi que des personnages secondaires, agrandissement des terrains de jeux, équipements, amélioration du système de combat, ... Bref, la liste est encore longue, mais vous l'aurez compris : Assassin's Creed 2 a clairement permis un bond en avant à la licence. D'ailleurs, Ubisoft l'a bien compris et, plutôt que de sortir un troisième épisode à sa franchise, le studio choisit de continuer les aventures d'Ezio Auditore avec deux nouveaux titres.

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À partir de ce moment, la fameuse règle d'un épisode par année est née ; c'est ainsi qu'en 2010 sort Assassin's Creed : Brotherhood. Le principal apport de ce titre est l'arrivée d'un mode multijoueurs. Ainsi, les joueurs pouvaient se chasser dans les rues italiennes afin de découvrir qui serait le meilleur assassin. Brotherhood apporte aussi quelques nouveautés de gameplay qui se retrouvent ensuite dans les titres suivants comme par exemple les cordes d'escalade rapide ou les combats navaux.  L'élément important du titre est la gestion d'une confrérie d'assassins durant vos missions principales ou annexes. Malgré un scénario qui avance peu, Brotherhood a son succès auprès des fans.

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2011, nouvelle année et donc nouveau titre ; toujours pas d'Assassin's Creed 3, mais bien une nouvelle suite aux aventures d'Ezio, Assassin's Creed : Revelations. On retrouve les mêmes bases que Brotherhood avec quelques améliorations mineures ou des nouveautés (système de factions, bases, ...). Revelations marque la fin des aventures d'Ezio Auditore et il faut avouer que ce n'est pas plus mal. Ubisoft a clairement utilisé le succès d'Assassin's Creed 2 et il était temps d'apporter un renouveau à la série.

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C'est ainsi qu'en 2012 sort enfin Assassin's Creed 3. Cet opus nous amène directement en pleine révolution américaine dans la peau de Connor (Ratonhnhaké:ton), un jeune homme de la tribu Mohawk. Suite au massacre de son peuple, il rejoint la Confrérie des Assassins et prend part à la révolution. Ce troisième opus apporte de nombreuses nouveautés à commencer par son nouveau moteur graphique. On notera aussi des changements dans l'interface et une amélioration du gameplay. Malgré le fait que c'est un bon titre, la recette commence à s'essouffler. Le même système de parkour, le même type de mission et le plan scénaristique qui mettait fin aux aventures de Desmond, autant d'éléments qui ont commencé à mettre à mal la licence.

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Ubisoft sent bien que le vent tourne et quoi de mieux pour raviver la flamme que de sortir, en 2013, une aventure de pirate avec Assassin's Creed 4 : Black Flag ? Cet opus prend une route scénaristique totalement différente des anciens. Finies les histoires de vengeance ; ici, on vous lâche dans la peau d'Edward Kenway et on vous laisse quasiment faire votre vie à bord d'un bateau. D'ailleurs, la trame scénaristique est clairement au second plan face à la multitude de tâches annexes. Son système de batailles navales (avec amélioration de votre bateau, niveau, bateau fantôme, ...) ravit particulièrement les joueurs. L'ambiance du jeu est telle qu'on pourrait presque enlever Black Flag de la chronologie et en faire un épisode à part entière. 

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Pourquoi sortir un Assassin's Creed par an quand on peut en sortir 2 ? Et si on les sortait en même temps sur des plateformes différentes ? Autant vous dire qu'à ce moment là, Ubisoft a clairement eu trop confiance vis-à-vis du succès de la franchise. C'est ainsi que sortent en 2014 Assassin's Creed Rogue et Assassin's Creed : Unity. Rogue est un épisode qui est passé de ce fait beaucoup trop inaperçu face au géant que représentait Unity et pourtant c'est un des épisodes ayant pris une direction vraiment intéressante. En effet, dans Rogue, vous jouez Shay Patrick Cormac, un ancien assassin devenu templier. Il était donc temps de voir un petit peu ce qu'il se passe de l'autre côté du miroir. Le titre reprend les bases de Black Flag et les met à la sauce templier. Si vous n'avez pas fait ce titre, je vous invite clairement à le faire rien que pour sa trame scénaristique.

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Nous voila donc en 2014 avec un des titres les plus problématiques de la licence à sa sortie : Unity. Prenant ses marques dans la Révolution française, Unity vous propose d'incarner Arno Victor Dorian, qui se fait enrôlé chez les assassins pour combattre la corruption dont la France est victime. Unity avait tout pour faire un bon Assassin's Creed à sa sortie. Toutefois, une optimisation catastrophique du titre, un personnage principal peu intéressant et une IA pire que tout ont mis à mal la licence. Pourtant, le titre avait un nouveau moteur graphique mettant en avant des populations gigantesques,  un système de points d'aptitudes, un leveling ou encore une customisation de l'équipement mettant une poudre de RPG sur le titre. Malgré les nombreux patchs corrigeant les erreurs, Unity n'a jamais été à la hauteur pour de nombreux joueurs, qui ont commencé à réellement douter de l'avenir de la saga.

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Malgré cela, en 2015, c'est un nouvel Assassin's Creed qui voit le jour : Syndicate. Encore une fois, un jeu passé sous le radar de nombreux joueurs suite aux problématiques d'Unity, mais qui a pourtant de nombreuses qualités et notamment la particularité de pouvoir jouer deux assassins : Jacob et Evie Frye. Le jeu est clairement mieux optimisé qu'Unity, mais souffre de défauts similaires notamment au niveau de l'IA. Ubisoft entend de plus en plus la colère des joueurs, qui pointent du doigt les sorties annuelles.

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Le studio décide d'abandonner cette règle et de laisser du temps à l'équipe qui sortira le titre qui nous intéresse aujourd'hui : Assassin's Creed : Origins.

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Je n'ai pas parlé de nombreux titres comme Altaïr's Chronicles, Bloodlines, Discovery et Liberation, mais vous avez compris un petit peu l'idée autour du passé de la licence.

Bayek de tes origines

Pour poser un peu le cadre, ce nouvel opus de la saga a été développé par les mêmes développeurs que Black Flag et ils ont eu 4 ans pour mettre au monde le jeu.

C'est donc en octobre 2017 que sort Assassin's Creed Origins, l'opus censé redorer le blason de la licence. Nous voilà en -49, en pleine Égypte antique. Nous incarnons Bayek, un Medjay (on pourrait dire protecteur d'une région, dans l'idée), qui vit actuellement à Siwa. Son passé est bien sombre, car son fils a été assassiné par l'Ordre des Anciens. Dans le monde réel, nous serons dans la peau de Layla Hassan. Voulant rejoindre le projet Animus d'Abstergo mais se voyant refuser l'accès, elle décide de construire son propre Animus et d'aller découvrir les souvenirs de Bayek.

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La proposition du titre est clair : il nous offre la découverte des fondements du crédo des Assassins et l'avènement du conflit avec les Templiers. Dans son parcours, Bayek est amené à rencontrer d'autres protagonistes, allant d'Aya, sa femme, à César ou à Cléopâtre.

Renouveau et/ou reprise

Origins reprend pas mal de codes de la licence en termes d'assassinats et d'éléments de gameplay. Toutefois, les développeurs ont décidé de booster tout cela en mode "Over Nine Thousand".

L'univers 

C'est donc dans les décors de l'Égypte antique que nous évoluons. Plus précisément, c'est dans un monde ouvert gigantesque que Bayek se promène. Heureusement, les points de synchronisation, bien connus depuis le premier opus, sont présents et vous permettent de vous téléporter à plusieurs endroits. Le monde dans lequel vous évoluez est assez vivant, même si on ne ressent pas l'étroitesse des rues d'Unity ou encore ses immenses foules. Vous aurez ainsi l'occasion de parcourir des villes ou des villages qui vivent au rythme du temps. En effet, un cycle jour/nuit dynamise tout cela. Celui-ci est d'ailleurs gérable par le joueur en dépensant un simple point d'aptitude.

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Outre les habitants, c'est toute une faune qui vous attend dès que vous quitterez les routes (Hyène, Crocodile, Dromadaire, Lion, etc.). Ceux-ci ont leur importance et nous y reviendrons par après.

Du fait de la grandeur du monde, le parkour est plus classique que ce qu'on a vu dans Unity ou Syndicate. C'est d'ailleurs dommage de voir qu'il n'y a plus d'animations pour passer au-dessus d'une table par exemple.

Un nouveau système de photo vous permettra de photographier vos meilleurs moments dans le jeu et de les partager en ligne. Un système de "j'aime" à la Instagram est même présent. De quoi voir de nombreux points de vue ou paysage que vous auriez manqué.

Le RPG assumé ? Il était temps !

Dans cette franchise, Ubisoft a toujours eu une tendance à mettre quelques éléments RPG. Tantôt des points de compétences, tantôt des équipements apportant des améliorations. Origins assume enfin pleinement cette dimension. L'ensemble de votre équipement répond à un code couleur de qualité, allant de gris (commun) à jaune (légendaire) en passant par le bleu (rare) et le mauve (épique) ainsi qu'à un système de leveling assumé avec des points d'aptitudes à dépenser dans un arbre de talents. Autant vous dire que cela fait plaisir d'avoir enfin quelque chose de concret et d'assumé à se mettre sous les dents plutôt que des bribes de gameplay.

Équipements

Vous pouvez donc customiser votre héros grâce à de nombreux nouveaux éléments.

  • Arcs : 4 types sont disponibles, chacun ayant ses spécificités (tir rapide, tir de plusieurs flèches, ...).
  • Armes de mêlées : lance, hache, dague/épée, épée, épée courbée, massues, sceptres.
  • Outils : disponibles sous plusieurs formes (fléchettes empoisonnées, soporifiques, bombe fumigène, ...).
  • Bouclier (non disponible en Dague/épée).
 
La qualité d'un objet lui permet d'avoir des attributs (1 s'il est bleu 1, 2 pour le violet, 2  à 3 pour le jaune). Ceux-ci sont nombreux et vous apporteront des avantages divers (possibilité d'infliger un saignement, augmentation des dégâts critiques, augmentation de la jaune d'adrénaline, etc.).
 
 
Via les points d'aptitudes, vous pourrez avoir deux sets d'armes et d'arcs.
À cela s'ajoute aussi votre propre équipement à améliorer de la qualité grise à jaune via des éléments de crafts.
 
Il vous est aussi possible de customiser votre personnage ou votre monture via des tenues que vous trouverez en jeu (quêtes, achat au marchand, ...). Ces éléments sont purement cosmétiques.
 
Les armes/bouclier peuvent être achetées à des marchands, sont trouvables sous forme de loot sur les personnages que vous tuez ou dans des coffres que vous fouillez.
 

Le craft

Comme dit précédemment, une faune assez variée est disponible dans le monde ouvert. Chasser celle-ci vous permettra d'acquérir des peaux qui rentreront dans l'amélioration de votre équipement basique (lame d'assassin, armure, gants, ...). Il vous faudra aussi trouver des minerais ou encore du bois. Vous en trouverez via le loot en général, mais aussi en interceptant des convois transportant ces ressources.

Améliorer votre équipement de base aura aussi pour effet de changer son apparence au fur et à mesure. Attention toutefois : vous ne verrez aucun changement si vous portez une tenue trop différente de celle de base.

Les points d'aptitudes

C'est un véritable arbre de talent qui s'offre à vous dans ce nouvel opus. À chaque fois que vous montez en niveau ou en récompense de certains événements, vous gagnez des points d'aptitudes à dépenser. L'arbre de talent se ramifie en trois parties : Guerrier, Clairvoyant et Chasseur.

  • Guerrier concerne tout ce qui touche au combat au corps à corps.
  • Chasseur concerne tout ce qui touche au combat à distance .
  • Clairvoyant concerne tout ce qui touche aux marchands, aux outils et aux activités secondaires.
À chaque ramification d'un arbre se trouve un talent final. Celui-ci peut se cumuler plusieurs fois afin d'apporter un bonus constant à chaque point dépensé dans le talent. Par exemple ,pour le guerrier, vous infligerez 1% de dégâts supplémentaires par point dépensé.
 
Autant vous dire qu'au fur et à mesure de l'avancement dans une branche, vous verrez votre panoplie de mouvements grandir. Plus de possibilités de coups avec les armes, la faculté de diriger les flèches tirées ou encore de meilleurs équipements chez les marchands.
 

Le système de combat

Le système de combat d'Origins offre un vent de renouveau dans la franchise. On avait l'habitude de combattre seul contre des groupes de soldats et de s'en sortir sans aucune égratignure. Oubliez tout cela.
Dans un premier temps, vous devrez prendre en compte le niveau des ennemis. Autant vous le dire tout de suite : quand vous êtes au début du jeu et que vous avez plus d'un niveau d'écart avec votre ennemi, vous avez intérêt à ne pas vous faire toucher. Les ennemis vous feront vraiment plus de dégâts, seront moins sensibles à vos techniques d'assassinat ou à vos outils. Par exemple, un garde sera étourdi par votre fléchette soporifique plutôt qu'endormi. De ce fait, certains endroits du jeu ne vous seront accessibles qu'après avoir amélioré votre équipement ou avoir acquis un niveau suffisant.
 
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Deuxième chose à prendre en compte,  l'intelligence de l'IA a été revue à la hausse, même si elle demeure imparfaite. Si vous espérez, à niveau égal, vous promenez tranquillement dans un campement en défonçant tout le monde, c'est mal parti pour votre petit cul. Concrètement, les ennemis se regrouperont autour de vous : certains ont des attaques qu'il faut esquiver et non parer, d'autres vous balanceront des flèches dans le cul et les derniers iront simplement donner l'alerte en faisant un grand feu. Cela aura pour effet de ramener des renforts ! Soyons clairs, y aller comme un bourrin, surtout en début de partie, c'est faire face à de nombreuses morts. 
 
D'ailleurs, en combat, le système de bouclier a toute son importance. Ne pensez pas pouvoir spammer une touche pour qu'au final le gars en face de vous se sente oppressé et vous permette de passer outre son bouclier. Il faudra utiliser des attaques puissantes pour déjouer les protections de l'ennemi, tout en sachant que des grands boucliers ne peuvent être traversés que via des talents.
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Un tout nouveau système fait également son apparition : l'adrénaline. Celle-ci vous permet, une fois pleine, d'utiliser, selon l'arme utilisée, une attaque surpuissante ou un buff. Par exemple, vous sauterez sur un ennemi pour le mettre à terre tout en lui enfonçant votre glaive dans le bide ou vous ralentirez le temps autour de vous et trancherez plus rapidement vos ennemis avec votre épée courbée. Précisons qu'il y a de très intéressantes améliorations pour l'adrénaline dans l'arbre de talent. Par exemple, si vous tuez votre ennemi avec une attaque surpuissante, vous pourrez prendre l'arme de l'ennemi et l'envoyez dans la tronche d'un autre.
 
Néanmoins, vous avez bon nombre de solutions pour vous permettre de vous en sortir de manière plus discrète. S'accroupir dans les fourrés est une solution marchant généralement bien. Attention tout de même : vous n'êtes pas invisible comme vous pouviez l'être dans les précédents opus. Si un garde se rapproche trop, il vous repérera en un rien de temps.
 
L'autre élément nouveau en termes de gameplay, c'est Senu, l'aigle de Bayek. Celui-ci vous permettra de repérer tous les ennemis dans un campement ou une grotte, mais aussi les coffres, les personnes importantes, ... N'hésitez clairement pas à user et à abuser de Senu. Cela vous facilitera énormément la vie.
 

Les activités secondaires

Outre son histoire principale, Origins vous donnera l'occasion de parcourir le monde et de réaliser bon nombre d'activités secondaires :

  • Quêtes secondaires : si certaines ne sont que des quêtes fedex, d'autres sont des suites de quêtes scénaristiques parfois plus intenses que l'aventure principale.
  • Les cercles de pierres : représentant des constellations, ces cercles sont répartis dans tout le monde ouvert.
  • Les nombreux points d'intérêts du monde ont généralement une petite quête personnelle : trouver les coffres, tuer un animal, tuer le commandant et trouver les coffres, ...
  • Les énigmes de Papyrus : vous devrez d'abord trouver l'énigme et ensuite la résoudre. Cela vous rapportera de l'équipement et de l'argent !
  • Les courses de chars vous permettront de défier l'IA (dans deux modes de difficultés) et d'autres joueurs dans des courses effrénées.
  • Les combats des arènes : combattez des vagues ennemis jusqu'à atteindre le boss final.
  • Les points de synchronisation vous offriront une téléportation, mais aussi amélioreront la capacité de Senu de repérer les ennemis.
  • Les chasseurs de primes : ennemis très puissants, mais qui vous récompenseront d'autant plus ! Attention : ils ont tendance à avoir un niveau assez élevé par rapport à la zone où vous êtes.

Les éléments vraiment appréciables

Aya et Bayek

Un soin très appréciable a été mis dans la relation entre Bayek et sa femme. L'écriture nous fait ressentir leur relation, leur peine et leur combat. Les personnages passent par un nombre incroyable d'émotions et ils les vivent ensemble. J'ai vraiment été séduit par les moments où on voit le duo évoluer. Aya est une femme indépendante, forte et on peut sentir que Bayek la chérit et lui fait entièrement confiance.
 
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L'animation 

Quand on vient à remarquer des détails totalement cons, mais qui vous immergent complètement dans l'aventure, c'est que le travail d'animation mérite clairement d'être mis en avant. C'est idiot, c'est inutile, mais quand votre personnage tombe de trop haut, il courra en boitant pendant quelques secondes. Alors bon, il devrait avoir la jambe brisée en douze, mais au moins, il y a ce petit quelque chose. D'ailleurs, il y a une tonne de ces petits trucs parsemés dans tout le jeu :

  • Si un bateau est en feu, les personnages sauteront hors de l'embarcation.
  • Si vous êtes en plein milieu de l'eau, quelqu'un viendra vous aider avec son bateau.
  • Il est possible de faire un saut de la foi de dos.
  • Le sang se disperse dans l'eau, de même que l'huile, qui peut être enflammée.
  • Les armes des ennemis se plantent dans le sol quand ils meurent.
  • Si vous vous promenez trop longtemps dans le désert, vous aurez des hallucinations.
  • Si vous choppez une flèches dans la jambe, vous chuterez.
En clair, de nombreux détails approfondissent l'expérience de jeu et c'est vraiment agréable.

On peut aussi noter les émotions sur le visage des personnages et l'enchaînement de celles-ci. On est loin de certains jeux récents, comme Hellblade par exemple, mais, sincèrement, pour un AC, ça apporte une touche vraiment intéressante. D'ailleurs, je ne m'étais plus attaché à des personnages de cette manière depuis Ezio et Edward.

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Les animations de combats sont elles aussi très réussies. On peut voir la facilité avec laquelle Bayek ou les autres soldats manipulent leurs armes. Les déplacements tout en tirant à l'arc sont par exemple très réussis.

Tout n'est pas encore parfait, mais on sent clairement l'amélioration et la volonté de bien faire les choses et ça, c'est appréciable.

Le monde ouvert

Gigantesque, très diversifié en termes de décors et de faunes. Je pense qu'on peut clairement le mettre au même rang que celui de The Witcher 3. On s'y sent à l'aise, on a envie de l'explorer et de découvrir ses secrets. D'ailleurs, quand vous verrez votre première pyramide, vous n'aurez qu'une envie : grimper dessus !

Le nouveau HUD

Ergonomique au possible, ce nouvel HUD a été pensé pour se fondre dans le même décor que l'ambiance du jeu. Fini le HUD très robotique ou futuriste alors que l'univers ne s'y prête pas.

Le nouveau système d'équipement

Terriblement efficace. Vous aurez encore plus envie de combattre un ennemi puissant, quitte à mourir en boucle en espérant avoir un objet légendaire surpassant votre équipement.

Je pense que ce système est vraiment ce qui manquait à Assassin's Creed pour éviter les erreurs du passé (yolo j'défonce 32 mecs tout seul). De plus, avoir mis en place un système de craft pour l'équipement basique permet de ne pas non plus devoir trop espérer du loot, mais aussi de compter sur un système qu'on peut mieux maitriser.

Les éléments regrettables

La perte de certaines animations 

Comme je le disais plus haut, c'est dommage que certains animations soient absentes du titre, notamment la possibilité de glisser sur une table ou de prendre un corps ennemis pour en faire un bouclier contre les archers. Certes, maintenant nous avons un vrai bouclier, mais ça donnait aussi une certaine dynamique aux combats.

L'absence de nouvelles idées pour améliorer les anciennes

Voila maintenant dix ans que l'on assassine de la même manière les ennemis et dans cet opus encore, l'animation est quasiment systématiquement la même. Ce qui encourage du coup la répétitivité de l'action et, parfois, on préférera se battre plutôt qu'assassiner.

Il aurait d'ailleurs été intéressant de pouvoir, à l'instar de certains jeux, porter directement une personne que l'on vient d'assassiner. Là, on doit la tuer et on ne peut la porter qu'ensuite. Cela apporte une certaine lourdeur aux actions.

Le présent

Layla est un personnage très intéressant et, comme la plupart des personnages féminins, terriblement bien animé. Toutefois, elle est peu présente au niveau du scénario et il aurait été agréable d'avoir un développement de son personnage ou encore de sa situation. Là, on est obligé de se contenter du minimum requis.

Les armes

On regrettera que les attaques surpuissantes soient assez déséquilibrées ou encore que les enchaînements de combos qu'on débloque via l'arbre de talent soient eux aussi dans le même cas. 

Par exemple, je trouve le combo Dague/Épée peu intéressant (un pas en arrière) comparativement à celui du glaive, qui fait reculer l'adversaire après un ensemble de coups et permet donc d'enchaîner une attaque frontale et un combo.

Le cash shop

Intérêt nul de cette fonctionnalité, si ce n'est proposer le season pass dedans. C'est un reliquat d'Unity, qui ferait mieux de ne plus être présent sur les prochains tellement cela ne sert à rien. Les plus ardents fans iront claquer quelques euros pour gagner du temps ou obtenir une tenue incroyable, mais encore une fois il n'y a là aucun intérêt.

Finalement, on le tient enfin l'opus qui sauvera la licence ou c'est du flan ?

J'aurais tendance à dire que oui. Assassin's Creed Origins fout clairement une claque à la licence et montre que les équipes d'Ubisoft, quand on leur laisse le temps, peuvent mettre en place un jeu vidéo qui vaut le coup d'oeil. 

Toutefois, dès la première scène, on peut clairement voir que le jeu aurait mérité encore 6 mois de développement pour pleinement peaufiner les choses et le rendre vraiment agréable à 100%. En effet, la transition entre la cinématique et le jeu est tellement longue que l'ennemi se jette sur vous puis s'immobilise pendant 3 secondes devant vous, laissant les les deux personnages se regarder dans le blanc des yeux. Bref, après 5 minutes, avoir un bug comme cela peut rapidement refroidir les joueurs.

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Quand on pousse plus loin l'aventure, les éléments du jeu commencent à nous en mettre plein la vue les uns après les autres. C'est alors un réel plaisir de se promener en Égypte et de combattre nos ennemis.

Ce qu'apporte Origins à la franchise, c'est une nouvelle base qui ne demande qu'à être améliorée, car pour tous les fans de la saga et surtout de l'histoire dans le monde réel, il manque tout un côté scénaristique qu'on attend clairement au tournant pour la suite !

Assassin's Creed : Origins est disponible sur PC, PlayStatio 4 et Xbox One à un prix avoisinant les 60 euros.

Ce test a été réalisé par Glaystal avec une copie fournie par l'éditeur

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