Test de Warsaw - Darkest Dungeon de la guerre

1944, alors que la guerre fait rage dans le monde, nous devons survivre dans une guerre qui ravage la Pologne. Un trait d'histoire se mélangeant à un style venant tout droit de Darkest Dungeon. Simple clone ou pas, nous sommes partis au front pour vous en dire plus.

C'est pas ma guerre mon colonel

Débutons ce test avec un point intéressant. L'équipe de développement, Pixelated Milk, est basée en Pologne...à Warsaw, précisément. De ce fait, il semblait important pour eux de partager un pan peu connu de l'histoire de la Deuxième Guerre mondiale : l'insurrection de Varsovie. Pour éviter que le tout ne se transforme en cours d'histoire pour les nuls, ils ont pris la décision de piocher dans le gameplay de Darkest Dungeon.

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Pour vous la faire courte, la Pologne est occupée par les Nazis et une poche de résistance prend les armes pour essayer de les virer. On dit bien "essayer", car l'objectif n'est pas d'inventer l'histoire ; de ce fait, la finalité du jeu vous pousse à résister le plus longtemps possible et à survivre. Un élément pas forcément évident, car comme Darkest Dungeon, le jeu se pare d'une difficulté qui risque d'engendrer une frustration intéressante pour les non-initiés.

Le jeu se veut facile d'approche tout en proposant un gameplay où la stratégie n'est guère absente. Il se divise en deux phases principales : la préparation et l'action.

Vox Populi

La phase de préparation se déroule au sein d'un repaire comprenant différentes options. Une des plus intéressantes est d'améliorer vos résistants. Ceux-ci se divisent (comme le monde) en deux catégories :

  • Les résistants principaux. Vous débutez le jeu avec trois d'entre eux et certains vous rejoindront via les événements du jeu. Ils peuvent être améliorés jusqu’à trois fois pour obtenir de nouvelles compétences.
  • Les résistants secondaires. Ils constituent clairement de la chair à canon, qui est disponible contre de la nourriture. Ils ne peuvent pas être améliorés.
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Dans le repaire, il vous est aussi possible de réparer des équipements trouvés pour obtenir des armes ou de troquer des ressources contre d'autres. Finalement, l'un des points principaux du jeu se base sur les missions que vous devez faire. Vous avez le choix entre différentes missions avec des récompenses et des objectifs différents. Les missions sont réparties par quartier et obligent le joueur à varier les plaisirs. En effet, à chaque fois que vous choisissez une mission, les autres (liées à d'autres quartiers) sont oubliées et apportent un point d'usure au quartier (sur un total de 10). Si vous arrivez au bout de l'usure, le quartier est perdu et ne vous rapporte plus de ressources.

Il faut donc vous organiser pour éviter de perdre trop rapidement des quartiers tout en essayant d'obtenir des ressources assez intéressantes pour améliorer vos résistants.

Si vis pacem para bellum

Une fois votre mission sélectionnée, vous vous retrouvez sur une carte du quartier. Vous vous y déplacez à l'aveuglette afin de réussir le ou les objectifs demandés. On retrouve des missions dans lesquelles il faut par exemple récupérer des ressources ou réduire l'activité nazie. Chaque déplacement fait descendre une barre de points d'actions. Il faut gérer cette dernière, car une fois celle-ci arrivée à 0, il est impossible de bouger et donc la mission connaîtra un échec si vous n'avez pas rempli les objectifs avant.

Trois possibilités sont disponibles sur chaque carte :

  • Les événements. Ceux-ci consistent en des choix qui peuvent se montrer autant bénéfiques que négatifs, allant même parfois jusqu'à la mort d'un de vos résistants ou à l'augmentation de l'usure d'un quartier.
  • Les caisses de butin. Elles vous offrent des munitions, des boussoles pour consommer moins de points d'actions, des trousses de soins, ...
  • Les combats. Soit les patrouilles ont une zone de repérage autour d'elles et vous attaquent à vue si vous rentrez dans leur champ de vision, soit vous avez le choix d'engager le combat ou non.

Les combats sont bien entendus l'élément principal du jeu. Vous débutez toujours les hostilités et c'est ensuite en alternance, chaque action utilisant un point d'action. Vous en avez généralement 1 par personnages disponible au combat donc 4 au total. Petit point changeant de Darkest Dungeon : la disposition des combats. Ceux-ci se déroulent sur deux lignes plutôt qu'une seule. Ainsi, l'emplacement sur une ligne a son importance, car si vous attaquez un personnage sur une ligne différente de la vôtre, vous obtenez des bonus parce que la cible est considérée comme prise à revers. À cela, il faut aussi ajouter la possibilité que les positions soient occupées par des barricades (ou que vous en créiez-vous même). Celles-ci vous permettent de subir moins de dégâts et sont donc importantes dans le gameplay.

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À l'instar de Darkest Dungeon, vos troupes, en fonction des compétences et des armes utilisés, doivent se situer à une des quatre positions de la ligne. Certaines compétences ennemies ont un impact sur vos positions et, de ce fait, peuvent rendre vos personnages inutiles et vous obliger à utiliser des points d'actions pour vous déplacer. Clairement, les combats se veulent aussi stratégiques (voire plus) que l'inspiration choisie et certaines erreurs peuvent vite coûter cher. Pour rajouter un aspect encore plus compliqué, il faut aussi gérer vos munitions. En effet, chaque compétence demande un certain nombre de munitions réparties en trois types (léger, moyenne, lourde). Si vous n'avez pas de munitions, vous ne pouvez pas utiliser vos compétences. Il faut donc les utiliser avec parcimonie.

Mundi placet et spiritus minima 

Si Warsaw propose une expérience vraiment intéressante tant en matière de gameplay que d'histoires ou encore de musiques, une tâche est présente au tableau : la difficulté. Celle-ci est assez mal jaugée et vous risquez fort de subir ses affres par moments, décimant votre compagnie sur un critique trop violent ou à la suite d'un événement violent. Soyez prévenus : Warsaw n'est pas là pour le fun, mais bien pour la frustration. On note d'ailleurs qu'un patch vient d'arriver, permettant de pallier ce problème en proposant un choix de difficulté lors des missions. 

Un des petits regrets dans le gameplay du jeu est sa répétition dans ses phases ou dans ses objectifs. On n’est jamais vraiment surpris et on enchaîne parfois les actions pour soigner ses alliés lorsqu'il ne reste qu'un seul ennemi. Là encore, le jeu, qui propose pourtant une expérience vraiment intéressante, se prend les pieds dans le tapis avec des erreurs basiques. Il n'est en outre clairement pas Dualscreen friendly. En effet, si vous êtes sur un autre écran (alors que le jeu est plein écran), celui-ci se met en mode pause... C'est quand même assez embêtant de voir cela en 2019.

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On note clairement que l'ambiance de guerre est incroyable et offre un vent de fraîcheur à un style de jeu qui commence tout doucement à se faire plus courant (on a eu Iratus il y a peu). Warsaw donne toutefois l'impression de devoir subir quelques patchs pour rattraper les quelques erreurs de son lancement. D'ailleurs, on peut voir que l'équipe de Pixelated Milk est réactive, car plusieurs patchs ont déjà eu lieu (ajoutant même du contenu). Pour les amoureux du genre, on ne peut que vous conseiller de craquer sur Warsaw quitte à attendre que les patchs continuent de déferler. Pour les gens ayant du mal à gérer la frustration et l'injustice, ce n'est peut-être pas le moment de céder ou alors faites-le en connaissance de cause et ne blâmez pas le studio quand vous aurez fracassé votre dernière souris gaming !

Warsaw est disponible sur PC, PlayStation 4 et Switch pour la modique somme de 20 euros. Un prix assez raisonnable, mais qui le sera encore plus après avoir laissé le temps au jeu de se peaufiner.

Ce test a été réalisé par Glaystal avec une copie offerte par l'éditeur.

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5,3 / 10 - Moyen

Aucun jolien ne joue à ce jeu, aucun n'y a joué.