Test de Roguebook - Ne jamais juger un livre à sa couverture

Le studio indépendant belge Abrakam (Faeria) revient sur le devant de la scène avec le roguelike/deckbuilder Roguebook. Alors que la date de sortie approche à grands pas, nous avons eu l'occasion de plonger dans cet univers féérique.

A new challenger appears !

Il n'est pas rare de tester des jeux indépendants tout au long de l'année et encore moins rare de tester des Rogue-like actuellement... De plus en plus de studios tentent de sortir leur épingle du jeu et des perles apparaissent chaque année. D'ailleurs, le studio qui développe le jeu dont nous allons parler aujourd'hui n'en est pas à son premier coup d'essai, car ils avaient sorti, en 2016, l'excellent Faeria.  Aujourd'hui, Abrakam Studio nous propose Roguebook, un jeu mélangeant principalement deux genres : Rogue-like et Deck builder.

Au niveau de l'histoire du jeu, nous apprenons qu'il existe un livre reprenant toutes les légendes du monde. Il fut perdu dans un puits de Faeria et devient le Roguebook. Chaque page représente un nouveau défi, une nouvelle aventure.

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Certes, c'est assez minimaliste, mais le jeu n'a pas la prétention d'offrir une histoire narrative de poids, simplement un univers féerique dans lequel vous prendrez plaisir à évoluer au fur et à mesure de vos parties.

Le jeu vous propose d'incarner, à chaque partie, 2 des 4 personnages disponibles (2 au départ et 2 déblocables) qui ont chacun leur style de combat, leurs cartes et leur personnalité. L'objectif final étant de venir à bout des différents boss jusqu'à à la sortie de l'aventure.

Des mécaniques comme s'ils en pleuvaient...

Les premières mécaniques intéressantes et stratégiques du titre sont le pinceau et les encres. En effet, à chaque début de la partie, la carte sur laquelle vous évoluez est une page quasiment vide de couleurs. Impossible alors de se déplacer excepté sur le chemin qui mène au boss du niveau. Il apparaît excessivement dangereux d'affronter directement le cerbère sans avoir fait le tour de la page, récolté de l'argent, des nouvelles cartes et amélioré vos personnages avec des objets. Pour ce fait, il vous faut peindre les case avec votre pinceau. Vous débutez l'aventure avec plusieurs utilisations d'un pinceau révélant un certain nombres de case autour de vous. Toutefois, quand vous n'avez plus d'utilisations disponibles, vous n'avez plus le choix : il faut combattre le boss.

Plusieurs autres solutions vous permettent néanmoins de prolonger votre aventure : récupérer des encres ayant divers usages, récupérer une utilisation de pinceau, ... Généralement, pour obtenir ce genre de privilège, il faudra faire différents combats (normaux ou élites) dans la zone. Il faut donc trouver ceux-ci pour améliorer sa progression dans la zone. Toutefois, plus vous combattez, plus les combats deviennent dangereux. C'est donc à vous de bien réfléchir aux risques que vous prendrez ou non. Comme dans tout bon Rogue-like, une fois vos personnages morts, c'est le retour à la case départ qui s'enclenche.

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En parlant des combats, ceux-ci se font au tour par tour et utilisent le principe des deck builders bien connus comme Slay The Spire. Toutefois, dans Roguebook, ce sont deux personnages que vous contrôlez et Abrakam Studio a pensé à tout pour enrichir le gameplay. Chacun de vos personnages évolue sur deux positions (devant et derrière) et les cartes que vous jouez utilisent justement ce système de position. Par exemple, certaines cartes ont un effet supplémentaire si le personnage est en première ou en deuxième position. D'autres cartes vous permettent de changer de position avec votre allié. Finalement, les cartes de défense ont tendance à vous placer en première ligne. Cette gestion de la position a vraiment une importance incroyable pour venir à bout ou non de vos ennemis.

Au niveau des cartes, chaque personnage a des cartes qui lui sont liées et ne sont utilisables que par ce personnage. Vous en récoltez ou en achetez tout au long de vos aventures. Le but étant qu'à chaque défaite, vous en débloquiez davantage et augmentiez la richesse de votre gameplay tout en affinant les builds disponibles. Outre leur utilisation durant les combats, vous pouvez améliorer vos cartes via des runes que vous récoltez sur la carte ou après un combat. Ces runes offrent différents bonus comme réduire le coût en énergie, copier la carte, etc. On notera que Richard Garfield, le créateur de Magic : The Gathering, a travaillé sur le projet.

Mayday, Mayday, Goty en approche

Quand on regarde les mécaniques du jeu, on sent toute la confiance du studio. Les développeurs ont réussi à reprendre des éléments existant dans d'autres jeux tout en les adaptant à l'univers qu'ils proposent. Toutefois, ce n'est pas l'unique aspect du jeu qui en fait un titre intéressant. On pourrait en effet parler de l'aspect graphique du jeu qui est tout à fait charmant. Les personnages, l'univers... C'est beau, coloré, propre. Sincèrement, la direction artistique séduira vraiment plus d'un joueur tellement elle est bien réalisée. Bien entendu, il en est de même pour les fonds des cartes qui, sans être à la hauteur de Magic, offrent tout de même des illustrations agréables

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Roguebook a été un vrai coup de cœur dès les premières heures de jeu. Il faudra compter entre 15 et 20 heures pour arriver au bout du jeu et bien plus pour débloquer toutes les cartes, runes, etc. Le jeu est actuellement au prix de 24.99 euros. Un prix qui m'apparaît totalement abordable pour ce genre de titre. Il offre un contenu solide actuellement et se verra très certainement grandir dans les prochains mois/années. De ce fait, l'investissement de départ sera bien vite rentabilisé en matière de plaisir et de temps.

Le jeu est disponible sur Steam(PC, Mac, Linux) depuis le 17 juin 2021. Il arrivera ultérieurement sur PlayStation 4, PlayStation 5, Xbox One, Xbox Series X|S et Nintendo Switch.

Ce test a été réalisé sur PC par Glaystal via une copie fournie par l'éditeur.

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