Test de Front Mission 3 Remake - Il était temps

En 1999, Front Mission 3 sortait sur nos vieux écrans. Aujourd'hui, c'est la version remake qui s'offre à nous après les deux premiers épisodes. Un remake plein de surprise pour le coup !

Ça, c’est mon Wanzer

Front Mission 3 s’inscrit dans la continuité directe de ses prédécesseurs sur le plan narratif. L’action prend place en 2112, dix ans après les événements de Front Mission 2. On y incarne Kazuki Takemura, un jeune pilote de Wanzer aussi talentueux que tête brûlée, entraîné bien malgré lui dans une conspiration mondiale autour d’une arme de destruction massive baptisée « MIDAS ». Imaginez une bombe nucléaire dépourvue de radiations… et vous comprendrez vite pourquoi toutes les puissances cherchent à s’en emparer. Toutefois, un autre projet bien plus diabolique se trame en fond, à vous de le découvrir.

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Particularité majeure : dès le début de l’aventure, un choix fondamental oriente le déroulement du jeu. Suivrez-vous la route d’Alisa, la sœur de Kazuki, ou celle d’Emma Klamsky ? Les deux campagnes se répondent, celle d’Alisa étant plus courte et corsée, tandis que celle d’Emma s’étire davantage et s’adresse plutôt aux nouveaux venus. Globalement, le scénario, bien qu’efficace et clair, reste assez linéaire. Peu de retournements de situation, mais une écriture sincère qui aborde des thèmes politiques, familiaux et amicaux avec justesse.

Pimp My Wanzer

Côté gameplay, Front Mission 3 reste fidèle à l’esprit de la série : du tactical-RPG pur jus. Chaque Wanzer se personnalise dans les moindres détails – armes, membres, blindages – et l’apprentissage des compétences dépend toujours d’un système aléatoire propre à la licence. Le jeu conserve aussi son petit vice : mieux vaut empiler plusieurs aptitudes de bas niveau qu’une seule compétence avancée trop gourmande, pour maximiser les chances de combos. Un équilibre bancal mais attachant, reflet du charme imparfait de l'épisode.

Le rythme alterne dialogues et combats, de façon quasi linéaire. Les phases de discussion permettent d’explorer l’« internet » interne du jeu afin d’enrichir le lore ou débloquer un Wanzer secret. Une idée sympathique mais dispensable, tant son impact sur la progression reste limité.

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Parmi les ajouts notables, citons enfin la traduction française, une première bienvenue pour la saga. Hélas, la localisation souffre de nombreuses approximations – certaines phrases semblent tout droit sorties de Google Translate. Exemple marquant : le verbe anglais to board (« embarquer ») devient ici… « tableau ». Rien de dramatique, mais ces maladresses freinent parfois la lecture d’un scénario dense en jargon militaire.

Techniquement, ce remake s’en sort avec les honneurs. Les graphismes ont été intégralement retravaillés, cinématiques comprises. Certes, l’ensemble conserve un charme daté, mais la direction artistique, cohérente et soignée, permet d’apprécier pleinement ce classique remis au goût du jour.

Le meilleur épisode ?

Front Mission 3 représente sans doute l’épisode le plus abouti de la série. Son double scénario, sa rejouabilité solide et son gameplay stratégique en font une référence du genre, malgré quelques mécanismes un peu obscurs. La refonte visuelle et la localisation française permettent aujourd’hui de (re)découvrir ce monument avec un regard neuf. Que vous soyez vétéran de la licence ou néophyte curieux, l’expérience reste accessible et captivante. Front Mission 3 dresse le portrait d’un monde où les Wanzers font partie du quotidien, mais où de nouvelles menaces émergent. Entre choix moraux et bataille géopolitique, il pousse le joueur à réfléchir autant qu’à combattre.

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Si vous aimez les méchas et les tacticals au tour par tour, ne passez pas à côté : sur Switch, PlayStation 5 ou Windows, le titre retrouve une nouvelle jeunesse. Testé ici sur Steam Deck, il tourne agréablement, bien que fréquemment limité à 30 FPS. Un retour en force digne d’un classique.

Test réalisé sur PC par Glaystal grâce à une version fournie par l'éditeur.

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