Test de Two Point Museum : Attractions et Reliques, le DLC inattendu
Après vous avoir demandé de gérer des musées basés sur la préhistoire, la science, la vie marine ou encore l'art, la série Two Point prend une direction radicalement différente. Mais est-ce que le virage est bien pris ?
En réfléchissant à l'avenir de la série Two Point, beaucoup imaginaient voir l'univers des parcs d'attractions comme point central d'un quatrième opus. Manque de bol : ça arrive comme DLC de ses musées. À l'instar de Muzoo, sorti l'année dernière, Two Point sort une nouvelle fois de son cadre original pour élargir son cercle et enrichir son contenu. Mine de rien, c'est déjà le quatrième DLC d'envergure et l'expérience Museum commence à être très bien garnie avec des mécaniques bien rodées.
Attractions et Reliques fait de vous le repreneur du Parc Riquetti, un vieux parc d'attractions abandonné qu'il faut bien entendu remettre sur pieds. Vous disposez d'un bâtiment qui sert principalement à installer les différentes salles du personnel, les toilettes et les traditionnelles boutiques de souvenirs, mais surtout d'une importante surface extérieure. Il est donc tout à fait possible de créer une expérience hybride sans queue ni tête avec des ossements de dinosaures, des aquariums et des tableaux perdus au milieu des attractions. Ça semble absurde de prime abord, mais l'élevage de poissons est une excellente source de revenus en début de partie et c'est votre serviteur avec beaucoup trop d'heures au compteur qui peut en témoigner. Et de l'argent, il en faudra pour lancer les attractions. Beaucoup.
Ce nouveau DLC vient avec son type de spécialiste dédié, les experts forains. Ils ont le même fonctionnement que tous les autres : ils doivent être envoyés en expédition, cette fois-ci pour récupérer des plans d'attractions, mais s'occupent aussi de la maintenance et de l'amélioration des manèges avec une toute nouvelle spécialité dédiée. Les plans peuvent permettre de construire des attractions "toutes faites", c'est-à-dire qu'il faut choisir leurs emplacements puis ajouter des files d'attentes et elles prennent vie après avoir été assemblées par lesdits experts. Mais la grande nouveauté réside dans les coasters. Sans aller dans les possibilités et la complexité des jeux entièrement dédiés aux parcs d'attraction, ça marche bien. Il suffit de tracer les rails en réglant leur hauteur et leur inclinaison en n'oubliant pas d'ajouter des chaînes de traction pour les montées et même des zones d'accélération ou de freinage. Selon la longueur et l'intensité des parcours, les grands huit provoquent différents degrés d'excitation et d'inconfort et ces nouvelles caractéristiques sont recherchées à différents degrés selon les visiteurs. Des flaques de vomi sont à prévoir en sortie de manège et il faut bien entendu dédier quelques concierges à cette tâche (sans mauvais jeu de mots).
Comme dans chaque DLC, ce nouveau musée vient avec sa propre carte d'expéditions, ses objets, ses décorations et même une nouvelle spécialité, le divertissement dans un costume de mascotte. Les files d'attente sont parfois longues et certains assistants dévoués pourront aider les visiteurs à patienter avec le sourire, avec quelques petits bonus appréciables. Mais ici, le financement du parc diffère des autres musées. Là où, normalement, les visiteurs font des dons dans des boîtes à proximité des oeuvres qu'ils contemplent, les attractions demandent un ticket d'entrée avant chaque tour et il est possible de régler le prix de chacune d'entre elles. Plus elle est décorée et de qualité (grâce aux experts forains qui ont découvert des plans améliorés lors de leurs expéditions), plus vous pourrez gonfler la somme et, malgré des prix d'achats très élevés, les finances du parc ne seront plus du tout un problème. Ce "musée" est d'ailleurs l'un des plus faciles à agrandir, voire le plus facile, tant les rentrées d'argent des attractions sont gargantuesques une fois quelques manèges installés et améliorés. Mais d'un autre côté, le niveau de musée, découlant principalement du nombre et de la variété de ses éléments, aura du mal à décoller sans l'aide d'aquariums magiques. Mais après tout, pourquoi pas ?
Ce quatrième DLC remplit largement son rôle : c'est très fun, ça prolonge l'expérience Two Point Museum avec brio et les conservateurs en herbe ne seront pas dépaysés, mais on a le sentiment que les choses ne sont pas poussées à fond. Un simple petit exemple : le jeu n'étant pas vraiment prévu pour, les montagnes russes n'ont aucun sound design. Voir dévaler des chenilles sur rails à une vitesse ahurissante sans entendre aucun bruit de roulement ni de cris de ses occupants, c'est vraiment dommage et ça nuit à l'ambiance globale. De plus, ce parc est articulé autour de différents thèmes faisant échos à ceux des autres musées, ce qui empêche d'avoir une belle homogénéité visuelle dans les installations et ça laisse un goût de concept qui aurait pu aller bien plus loin. Mais dans l'absolu, la formule marche toujours très bien et permet de pousser encore plus loin le grand n'importe quoi de la créativité. En attendant, peut-être, d'avoir un vrai Two Point Theme Park.
Test réalisé par Malison sur PC grâce à une version fournie par l'éditeur.
| Plateformes | Nintendo Switch, PlayStation 5, Windows, Xbox Series X|S |
|---|---|
| Genres | Gestion, simulation, contemporain |
| Sortie | Inconnue |
1 jolien y joue, 1 y a joué.





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