Test : Serious Sam Bogus Detour

L'Égypte. Haaa, l'Égypte. Ses pyramides mystérieuse, son sable brûlant, son Nil civilisateur, ses envahisseurs extra-terrestres, ses tortues mutantes, ses télé-transporteurs inter-dimensionnels...

Et puis son Sam.

N'oublions pas Sam. Serious Sam : le gars bourrin tendance débile, qui existe depuis 2001 et qui a redéfini quelques standards dans l'industrie du genre "FPS", les jeux de tir à la première personne qui avaient tendances à devenir... chiants. Militarisés et réalisticarisés, ces jeux sombraient de plus en plus dans la simulation et le sérieux. Trop sérieux.

Après plusieurs épisodes, extensions et refontes, le Sam du FPS est devenu une icône du monde du jeu vidéo. Que faire d'une modèle ? Le briser, évidemment.

Ce Serious Sam là, "Bogus Detour", change de point de vue, pour prendre de recul et s'envoyer en l'air. Bogus Detour est toujours un jeu déjanté, toujours en jeu de tir, mais devient un Twin Stick Shooter, ou en bon français, un bâton jumeaux tireur. Ou aussi, un jeu de tir en vue de dessus, qui peut se jouer à la manette via les deux contrôleurs grâce à nos pouces préhenseurs. Le clavier et la souris sont bien sûr tout à fait tolérés.



Développé par Crackshell Studio, déjà à l'origine de Hammerwatch en 2003, Serious Sam Bogus Detour est disponible sur Steam, Humble et GoG, à environ 15€, sur Windows et Linux.

http://www.crackshell.dk/

http://store.steampowered.com/app/272620/Serious_Sams_Bogus_Detour/
http://www.humblebundle.com/store/serious-sams-bogus-detour
http://www.gog.com/game/serious_sams_bogus_detour

Serious Sam Bogus Detour propose de jouer une campagne en solo ou en coopération avec d'autres joueurs ainsi qu'un mode arène, où il faut résister à des successions de vagues d'ennemis jusqu'à la victoire ou l'épuisement. En multijoueurs, les protagonistes tenteront le bain de sang en match à mort jusqu'à 12 participants, tous volontaires cela va de soi.

Le jeu supporte également les mods et plusieurs cartes réalisées par la communauté sont déjà disponibles. Plus encore, des joueurs ont pu reproduire une version du jeu Bomberman et d'autres délires sont probablement en gestation sur internet.

Les Anglais, Russes, Allemands, Portugais, Français et Espagnols seront ravis de savoir que le jeu est traduit dans leur langue et qu'en l'occurrence le français n'est pas parfait, mais tout à fait fonctionnel. Techniquement, c'est propre : pas de gros soucis techniques, à part quelques mots (en français) qui sortent parfois des cases. Visuellement, c'est du pixel et c'est assez mignon, bien que quelques fois confus. Quand une bouillie d'organes couvre les pavés, il peut devenir difficile de distinguer qui est quoi et où.



La campagne suit un scénario très riche (aliens méchants, Sam gentil, Sam tuer aliens), qui fera voyager le personnage dans des décors à la fois variés et répétitifs. Entre les déserts des premiers niveaux et les intérieurs futuristes de la fin, en passant par les jungles du milieu, j'ai eu un sentiment de déjà-vu. Ce n'est pas désagréable, mais pas transcendant non plus.



Les niveaux sont presque toujours cloisonnés par des portes de couleurs dont il faut les clefs correspondantes. Ces clefs sont dans un coffre à l'autre bout de la carte ou dans les mains d'un boss à abattre. Rien de folichon, c'est du classique simpliste et néanmoins efficace.



La difficulté sera bien corsée pour ceux qui l'aime bien corsée, avec peu de munitions, des baffes qui font mal et un retour à la case départ en cas de trippes à l'air. La difficulté sera plus clémente pour ceux qui l'aime clémente, avec régénération de vie, des bestioles affaiblies et des continus illimités. Ou n'importe quel dosage médian.



Le mode arène laisse choisir son niveau et met à disposition du joueur un arsenal bien rempli. Le même que dans la campagne, mais en accès plus immédiat : chaque vague survécue envoie du nouveau matériel à récupérer sur la carte. La sélection des armes se fait via une roue d'inventaire de 8 emplacements et chaque emplacement peut recevoir plusieurs variantes de la même arme. Exemple : le fusil à pompe simple, double, semi-automatique. Le dernier étant le plus efficace, mais aussi le plus gourmand en munitions.



Une série d'options permet de peaufiner l'expérience de jeu à l'envie, dont quelques-unes un peu particulières. Une option réduit en effet l'interface au minimum tandis qu'une autre permet de supprimer tous les éléments aléatoires des cartes autrement prédéfinies, pour les joueurs cherchant à faire le meilleurs temps possible (SpeedRun). Le mode "Boguelike" joue la campagne dans le désordre, avec des niveaux qui s'enchaînent au hasard. Enfin, on peut aussi laisser le jeu choisir aléatoirement des améliorations à chaque passage de niveau. Oui, car Bogus Detour intègre un système d'expérience et de gain de compétences ou d'attributs.



Divisée en trois catégories, Combat, Survie et Armement, la feuille de personnage présente des améliorations à acheter grâces à des étoiles souvent cachées dans les niveaux et aussi gagnées en cumulant de l'expérience en combat et en progressant dans la campagne. Courir plus vite, augmenter la précision du fusil à pompe, devenir un expert en maniement du marteau ou ignorer la première blessure fatale sont quelques-uns des choix possibles.



Serious Sam Bogus Detour est un jeu bourrin, rapide, bien fait, visuellement plaisant (si on aime les pixels) sans être particulièrement unique, à la fois difficile et pas trop, que l'on peut apprécier pour une session d'un quart d'heure aussi bien que pour des soirées entières, selon le degrés de tolérance à la répétitivité inhérente au genre.

 Test réalisé par Tchey à partir d'une version fournie par l'éditeur.

Source : http://www.crackshell.dk/

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