Test de Final Fantasy XII : The Zodiac Age - Un portage solide et quelques nouveautés

Square Enix continue sa vague de portages sur Switch et Xbox One avec Final Fantasy XII : The Zodiac Age, un remaster préalablement sorti sur PlayStation 4 et PC. Basé sur sa version "International Zodiac Job System" qui n'était jamais sortie du Japon, le remaster se dote également de quelques nouveautés à l'occasion de son arrivée sur les consoles de Nintendo et Microsoft.

L'action de Final Fantasy XII prend place en Ivalice, un monde en proie aux guerres de pouvoirs. Les royaumes de Dalmasca et de Nabradia organisent un mariage entre leurs héritiers en vue de se renforcer, mais ils se retrouvent vite dépassés par l'empire d'Archadia. Ces derniers ont pris le pouvoir et le jeune héros Vaan, accompagné par des pirates de l'air et quelques amis croisés en route, tente de restaurer la paix en Ivalice.

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Grands complots et jeux de pouvoirs

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Final Fantasy XII nous plongeait en 2007 dans une histoire politique, de grands complots et d'une lutte de pouvoir au sein d'un monde qui ne connaît plus la paix. On se retrouvait dans la peau de Vaan, un jeune homme naïf qui se retrouve malgré lui impliqué dans quelque chose qui le dépasse largement, alors qu'il se retrouve entraîné par des pirates de l'air aux intentions mystérieuses ou encore par une princesse déchue. Une belle petite troupe aux intérêts convergents face à un empire aussi caricatural que passionnant, dans un monde vivant et souvent bien inspiré. Alors, malgré la tendresse de votre testeur pour ce Final Fantasy XII, force est d'avouer que la narration du jeu avait quelques limites : des situations parfois trop faciles qui tirent en longueur, des dialogues pas toujours heureux et un héros particulièrement irritant. Malgré tout, c'est aussi l'occasion de retrouver de très belles cinématiques qui, malgré un flou assez prononcé à certains moments et une bande noire disgracieuse, gardent de leur superbe. Le monde d'Ivalice est un plaisir à parcourir, entre ses déserts et ses peuples nomades d'inspiration orientale, sa jungle et ses cités envoûtantes. D'autant plus que les personnages se révèlent dans l'ensemble plutôt attachants, avec des personnalités très marquées et des aspirations bien différentes, on se prend facilement d'intérêt pour un Balthier tandis que le destin tragique de Ashe ne laisse pas toujours indifférent.

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Le système de combat très particulier de Final Fantasy XII fait évidemment son retour, dans des combats en semi-temps réel où l'on donne des ordres à chaque personnage qui se déplacent librement sur l'aire de combat, sans transition entre l'exploration et l'affrontement. Un côté très automatique se met en place rapidement, dès lors que le jeu introduit son système de "gambits", qui sont en réalité des ordres à programmer pour chaque personnage : attaquer l'ennemi le plus proche, soigner tel ou tel personnage si sa vie passe sous un pourcentage défini, utiliser tel sort sur tel type d'ennemi... Des ordres à classer par ordre de priorité, afin d'avoir un groupe de personnage à la synergie parfaite qui peut ainsi affronter la plupart des ennemis sans que l'on ait grand chose à faire à part les regarder. On aime ou on n'aime pas le genre : le système a fait parler en son époque et son côté automatique (bien que les boss nécessitent parfois une participation plus active) se révèle plutôt satisfaisant lorsque le plan se déroule sans accroc. Pour autant, le remaster ne corrige en rien la caméra capricieuse et particulièrement mal foutue dans les lieux clos.
Le système de progression, quant à lui, se fonde sur des "jobs" à attribuer à chaque personnage (guerrier, archer, moine, ...), et des permis à déverrouiller au sein de ces jobs pour avoir le droit d'utiliser certains sorts, armes, équipements et quelques bonus d'attaque, de magie ou encore de vie. Un système pleinement hérité de la version "International Zodiac Job System" sortie au Japon en 2007, qui a encore connu quelques améliorations spécifiques à cette version Xbox One et Switch sur lesquelles on reviendra plus tard dans ce test. Sachant que le remaster sorti il y a quelques années permettait déjà d'attribuer deux jobs à chaque personnage et ainsi couvrir l'ensemble des jobs disponibles dans le jeu, puisqu'il y en a douze pour six héros.

Des différences pour plus de confort

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La version "International Zodiac Job System" sortie à l'époque apportait déjà son lot de nouveautés pour améliorer l'expérience de jeu : les joueurs et les joueuses de Final Fantasy XII à sa sortie pouvaient déjà pester sur des combats au rythme très aléatoire, que le jeu venait compenser avec la possibilité d'accélérer la vitesse du jeu 2 ou 4 fois. Exit l'élégance générale du titre pour verser dans une parodie de Benny Hill avec des personnages qui s'agitent d'une manière aussi drôle que ridicule, mais qui a le mérite d'accélérer le grind quand on se retrouve en manque d'argent pour une quelconque raison ou que l'on veut se faciliter encore plus la suite des événements. Un élément qui se paramètre dans les options du jeu avant d'être activée ou désactivée à tout moment avec le bouton de tranche gauche. Une option franchement bienvenue pour un jeu qui insiste énormément sur l'automatisation des combats contre les trash mobs, d'autant plus que cette version du jeu corrige également et facilite l'obtention de la "Lance du Zodiaque", une arme surpuissante dont l'obtention devenait très fastidieuse et hasardeuse si l'on avait le malheur d'ouvrir quelques coffres interdits.

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Néanmoins, ce qui nous intéresse par-dessus tout ici ce sont les nouveautés inhérentes aux versions Xbox One et Switch du jeu qui sont sorties très récemment. La première est la possibilité de réinitialiser les jobs et permis afin de redistribuer nos points dans de nouvelles compétences : l'occasion de corriger une erreur de build ou simplement d'expérimenter avec de nouvelles associations. Si certains pesteront que cela enlève une certaine rejouabilité au titre, Virtuos et Square Enix en profitent pour proposer un nouveau mode New Game+ où l'on peut recommencer le jeu avec nos objets et personnages tels qu'ils sont en fin de partie, tout en ne manquant pas de proposer une nouvelle fois le "New Game-" où il est purement et simplement impossible de gagner des niveaux. À vos risques et périls. Enfin, la dernière nouveauté de ce portage réside dans la possibilité de sauvegarder plusieurs sets de gambits et ainsi préparer des stratégies différentes selon les situations sans avoir à redistribuer tous les ordres. Une idée plutôt bienvenue là encore, qui apporte un certain confort au jeu et donne envie d'expérimenter plusieurs choses pour trouver ce qui nous permet de progresser de la meilleure des manières.

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Enfin, dans son ensemble, le jeu reste très propre et offre des performances solides avec des textures qui peuvent parfois souffrir d'un flou malencontreux, mais le plus souvent le jeu tourne au poil sur Xbox One tout en restant particulièrement agréable à regarder. Il bénéficie également d'une bande originale remasterisée du plus bel effet. La musique de Hitoshi Sakimoto est sublimée par de nouveaux arrangements, tandis que la version originale reste accessible à tout moment, au choix des joueurs. Tout comme les voix, puisqu'au contraire du portage de Final Fantasy X / X-2 HD Remaster récemment, le jeu nous laisse le choix entre les voix anglaises et japonaises, avec des sous-titres en français.

Conclusion

Fidèle à l'esprit de Final Fantasy XII tout en lui apportant quelques nouveautés qui profitent grandement au jeu, Final Fantasy XII : The Zodiac Age est une réussite à bien des égards. Ces versions Xbox One et Switch apportent quelques nouveautés intéressantes, notamment avec la possibilité de réinitialiser les jobs qui permet de corriger d'éventuelles erreurs de build, même si le jeu est suffisamment permissif pour ne jamais être vraiment bloquant dans sa quête principale, mais aussi la sauvegarde de plusieurs sets de gambits qui permettent de préparer des stratégies différentes sans pour autant devoir tout recommencer à chaque fois. Des petites améliorations de confort que l'on associe aux spécificités de la version International Zodiac Job System et le premier portage sur PlayStation 4, pour un jeu qui devient très agréable à parcourir et à redécouvrir à notre époque, grâce à une histoire qui n'a pas perdue de son intérêt malgré quelques errements d'un héros franchement oubliable.

Test réalisé par Hachim0n à partir d'une version Xbox One fournie par l'éditeur.

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