Test de Rock of Ages II : Bigger and Boulder - Pierre qui roule et qui fait mouche

Suite de Rock of Ages sorti en 2011, ce deuxième opus arrive sur la Switch après une sortie appréciée sur Steam, Xbox One et PlayStation 4. Jeu au concept assez rare via son croisement entre Super Monkey Ball et un tower defense avec de l'humour très Monty Pythonesque, la sauce prend-elle à nouveau ?

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L'histoire version loufoque

Le point de départ de ce Rock of Ages II est quand Atlas, le titan porteur de monde, laisse tomber le globe et, en voulant la récupérer avant que Dieu ne l'engueule (ou pire), se trompe et ramasse un rocher. Néanmoins, se rendant compte de son erreur, Atlas décide de sauter sur terre pour ne pas se faire choper. Là, il affronte tout un tas de figures historiques et/ou mythologiques.

Cette introduction ainsi que toutes les cinématiques qu'on peut regarder avant chaque niveau mettent en scène des représentations célèbres des personnages. Par exemple, le modèle d'Atlas est de toute évidence celui de l'Atlas Farnèse, celui de Dieu vient de la représentation faite par Michel Ange dans la chapelle Sixtine du Vatican.

L'animation fait penser à du collage en stop motion et est systématiquement loufoque. Par exemple, on peut voir le William Wallace version Mel Gibson se faire carboniser par des boules de feu sortant des yeux du William Wallace historique - et plus encore. Si vous avez saisi toutes les références dans la description (résumée) faite ici, vous êtes prêt pour apprécier l'humour du jeu.

Je n'en dis pas plus pour ne pas gâcher le plaisir de la découverte, mais chaque séquence est un pur plaisir.

Progresser dans l'histoire permet de débloquer de nouveaux niveaux et de nouveaux types de défenses et de boulets.

Le gameplay pas en reste

Le but de Rock of Ages II est de défoncer, avec son rocher, la porte du château de l'adversaire afin de lui rouler dessus.

Une partie se déroule en deux temps.

Tout d'abord, on pose sa défense. Pour cela, on dispose d'un budget qui varie selon ce qu'on a cassé chez l'adversaire ou les mines d'or exploitées. Il existe de multiples objets de défense ayant des coûts et surtout des utilités variables. Ça va des prés de vaches qui s'accrochent au boulet aux baleines aspirantes en passant par les barils explosifs. Cependant, avant chaque partie il faut choisir un nombre limité d'objets qu'on peut ensuite utiliser dans le niveau ; impossible d'avoir accès tout le temps à tout ce qu'on a débloqué.

Des cases indiquent les endroits du trajet où l'on peut construire et il est impossible de reconstruire quelque chose sur un emplacement qui a été détruit.

Le but de cette défense est double :
- tout d'abord, endommager le boulet adverse, qui perd alors de sa capacité à abîmer la porte, voire même est complètement détruit avant d'arriver à destination.
- ensuite, ralentir le boulet ; le jeu étant aussi une course contre la montre, le gagnant est souvent celui qui réussit à envoyer un boulet de plus que l'adversaire.

Après la défense, il y a évidemment l'attaque. Vous choisissez un boulet parmi plusieurs aux caractéristiques très différentes, allant jusqu'au boulet pas rond. Puis, le boulet s'élance, accélère ; il faut sauter, slalomer entre les pièges et trouver des raccourcis tout en essayant de garder le boulet au maximum de vie afin d'endommager le plus possible la porte. Toutefois, il ne faut pas traîner en route, car plus tôt vous finissez, plus vite vous récupérez un boulet à lancer. Ne pas confondre vitesse et précipitation pourrait être un sous-titre du jeu.

Si le boulet adverse est en route, mais que vous êtes pour votre part toujours en mode construction, il est possible de tenter de l'électrocuter via un petit nuage utilisable à l'infini, mais sur timer et avec une zone de toucher très restreinte.

Le jeu s'avère du coup très prenant surtout quand retentit l'alarme signalant que le boulet décisif adverse est parti alors que le votre est toujours en cours de construction ; la panique guette alors.

Le boulet qui tourne rond, mais aussi un peu en rond

Techniquement, le jeu fonctionne très bien et reste fluide malgré les explosions. Il est également plutôt joli si l'on adhère au style graphique.

Les musiques sont des remix de grandes compositions classiques. C'est très réussi et ça ne lasse pas.

Rock of Ages II est donc amusant et son mode histoire demande 5 ou 6 heures pour être terminé, ce qui est assez honnête pour le style de jeu d'autant qu'on y joue rarement en boucle : c'est plutôt le genre de jeu qu'on lance pour une partie ou deux de quelques minutes quand on a un petit moment.

Au-delà du mode histoire, on a aussi un mode contre-la-montre, des courses d'obstacle et du 1vs ou 2vs2 en ligne (mais je n'ai pas trouvé de joueurs lors de mes essais) qui permettent de s'amuser encore un peu plus.

Pour apprécier le jeu, il faut néanmoins ne pas être réfractaire à un gameplay répétitif : à part pour de rares combats de boss, le principe du jeu est toujours basé sur cette dualité course d'obstacle / tower défense et malgré les divers environnements, ça peut vite lasser, d'autant que le résultat de notre défense n'est pas facilement lisible tant le jeu ne nous laisse pas le temps de traîner.

Testé par Aragnis sur Switch avec une version digitale fournie par l'éditeur.

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Note moyenne : (2 évaluations | 0 critique)
5,6 / 10 - Assez bien

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