Test de Marvel’s Iron Man VR - une main de fer dans un gant de VR

Même avec l’arrivée imminente de la petite sœur de la PlayStation 4, Sony continue d’alimenter sa console actuelle en gros jeux, avec The Last of Us 2 ou encore plus récemment avec Ghost of Tsushima. On pourrait les accuser de délaisser le PlayStation VR, mais le casque est cette fois à l’honneur avec un jeu plutôt ambitieux : quelques années après la démo gratuite nous mettant dans le costume en jersey de Spiderman c’est à présent l’armure rutilante de Tony Stark dans laquelle on s’incruste.

Change your Life

Une mallette qui vaut de l'or
Une mallette qui vaut de l'or
Bien entendu, on n’a pas à assister une nouvelle fois à la naissance d’Iron Man. Il n’est pas question ici de se taper une énième origin story et Stark est déjà le héros que l’on connaît, cependant il n’est pas non plus question de se raccrocher aux wagons du MCU, ni même des comics en général. Il s’agit bien d’une histoire totalement inédite gardant les bases du personnage d’Iron Man, avec son lot de personnages connus aux visages nouveaux (Tony Stark bien sûr, Pepper Potts ou encore Nick Fury), mais aussi des nouveaux, deux IA en tête : Gunsmith, l’alter-ego de Stark dans sa période faiseur de veuves, et Friday, qui tient plus de l’assistante ultra efficace. Le début du jeu se passe dans la résidence de Malibu du richissime vendeur d’armes qui vient de décider et d’annoncer que son entreprise ne fabriquerait plus de tels produits, mettant donc à la retraite ce bon vieux Gunsmith qui part virtuellement faire la teuf dans son projecteur d’hologramme.
Quelques années plus tard, Tony est rattrapé par son passé de marchand de mort alors que son jet privé est attaqué par des drones de combat de son invention (j'aurais envie de dire "classique"). Cela va de soi, Stark a beau s’être séparé de son ancienne activité, il demeure néanmoins Iron Man et il enfile l’armure pour sauver son jet – et surtout Pepper qui est coincée à l’intérieur, toujours sous l’attaque de drones et d’une mystérieuse Fantôme maîtrisant les drones ainsi que le hacking, entre autres capacités. Pour la petite histoire, le personnage existe en version masculine dans les comics et est apparu en version féminine dans le second film d’Ant-Man – comme déjà indiqué, il s’agit là d’une version de Fantôme inédite au jeu, cela n'est d’ailleurs pas la seule, mais je vous laisse en découvrir plus.
Quelques missiles et coups de répulseurs plus tard, on parvient donc à sauver Pepper, mais celle-ci doit néanmoins atterrir (pun not intended) à l’hôpital, de manière logique : on ne s’échappe pas d’un avion en flammes à plusieurs centaines de mètres d’altitude sans quelques séquelles… Il est l’heure des représailles et pour retrouver les coupables, il faut commencer par retrouver la trace des drones. Pour cela, rien de mieux que sortir le projecteur holographique de Gunsmith du fond de la réserve et de le remettre en activité, Friday n’étant pas vraiment faite du même bois que l’IA-lter ego belliqueuse de Tony. Et en avant la destruction !

Let’s start WW3

Un vague semblant d'interaction avec les PNJ via des choix sans conséquence
Un vague semblant d'interaction avec les PNJ via des choix sans conséquence
S’ensuivent alors une douzaine de chapitres d’une histoire calibrée dans les plus classiques stéréotypes du genre, à commencer par des dialogues assez bateaux (mais avec un doublage tout de même plutôt respectable en VF) qui donnent parfois la possibilité de choisir une réponse parmi deux, sans aucune conséquence sur le scénario sinon donner une petite interaction avec les PNJ. Je ne dirais pas qu’on s’ennuie dans l’histoire - elle reste intéressante -, mais les ficelles sont assez grosses et on voit venir plus que rapidement où le jeu veut en venir. Qu’à cela ne tienne, c’est léger, mais ça tient la route autant qu’un de ces arcs de comics des années 80-90. Et puis, ça fait voyager : Shanghai, Malibu, zone de canyons… Les environnements sont multiples, cependant technologie PlayStation 4/PlayStation VR oblige, il ne faut pas s’attendre à de la haute voltige au niveau graphismes. L’épuré est de circonstance et si parfois ça se tient, comme à Malibu et sa grande partie d’eau ou lors du survol de nuages en allant voir Fury, ça se corse à Shanghai où la profusion de lumières et de couleurs sur les buildings sont là pour masquer l’indigence du sol vide d’où se dressent seulement quelques tours.
C’est cela dit un mal pour un bien, car malgré une interface visuelle du casque de l’armure plutôt bien fichue à laquelle on ne pense plus au bout d’un moment, on se retrouve bien vite cerné par une multitude de signaux entre les ennemis qui agressent de partout, devant, derrière, haut, bas… Il y a aussi les tirs ennemis, mais aussi parfois les objectifs supplémentaires à atteindre. On ne peut pas reprocher à Iron Man VR de faire l’économie de gros combats, mais on perd parfois le fil entre tout ce qu’on doit esquiver et tout ce qu’on doit détruire ou protéger. Heureusement, le mode boost des répulseurs permet de bien vite se mettre à l’écart du combat pour se retourner rapidement et faire le point sur la situation.

De la lumière pour distraire mais des environnements vides
De la lumière pour distraire mais des environnements vides

Machine Civilization

Les commandes de base du vol sont très simples
Les commandes de base du vol sont très simples
La maniabilité est à bien des égards plutôt bien fichue et donne vraiment l’impression d’y être. Les PlayStation Moves obligatoires, un dans chaque main, simulent les répulseurs des mains de l’armure. Placez vos mains vers le bas paumes en arrière et vous accélérez bien plus vite qu’en les plaçant un peu de côté par exemple – paumes vers le sol et vous montez à la verticale, paumes vers l’avant et vous reculez d’une situation compliquée ou d’une mine vous attirant dans son champ gravitationnel. D’une pression sur le bouton d’accélération vous avancez, deux pressions et le mode boost permet une courte, mais indispensable pointe de vitesse ; le plus agaçant est, si vous avez de vieux PlayStation Moves comme les miens, les vibrations constantes des manettes à l’accélération. Plus réaliste sans doute, mais plus agaçant aussi sans aucun doute. Il y a également un bouton sur chaque manette pour déplacer l’angle de vue de 30° (paramétrable) vers la gauche ou la droite et si vous appuyez simultanément c’est un 180° sans broncher. Aucune cinétose à déplorer, le déplacement se fait très naturellement et suit aussi le regard dans une certaine mesure ainsi que l’inclinaison des manettes. C’est très clairement le point fort du jeu : les sensations en vol sont excellentes et l’utilisation des deux types d’armes principales se fait tout aussi naturellement en jeu (sans compter le rocket punch et l’unibeam). Si besoin, on peut même se stabiliser en plein air d’un simple bouton pour apprécier la situation, mais gare si vous êtes encerclé…
Pimp my Iron Man
Pimp my Iron Man
Entre deux chapitres de l’histoire, vous avez aussi accès, au bout d’un moment, à des défis de vol pour tester votre familiarisation avec l’armure dans les environnements connus du jeu ainsi qu'à des défis de combat au cours desquels il faut se débarrasser d’un certain nombre de vagues d’ennemis le plus vite possible. Finir ces défis rapporte des points (de 1 à 5) tout comme les missions principales, qui servent ensuite à acheter de nouvelles armes et améliorations diverses pour l’armure. Il est possible de débloquer des coloris et des skins d’armure en réussissant certains objectifs qui coïncident avec certains trophées du jeu, comme détruire un certain nombre d’ennemis avec les armes auxiliaires ou avec le rocket punch. Là-dessus, on a encore de quoi faire pour renforcer son arsenal et varier les plaisirs de la destruction (- mais à quel prix ?).

Find the Light

Marvel’s Iron Man VR se révèle être un bon petit jeu de VR dans lequel on prend clairement plaisir à incarner l’éternel héros à tête de fer. Au-delà d’une histoire simple, mais avec quelques effets sympathiques de mise en scène et qui occupe une demi-douzaine d’heures, la maniabilité est déterminante dans l’attractivité du titre et il y a toujours ce petit goût de « reviens-y » quand on rate de peu les cinq étoiles d’un défi de vol. Un mode vol libre permet aussi de goûter sans pression aux sensations de voler entre et à travers (des trous, rassurez-vous) des immeubles ou des rochers. Je pense toujours aux adeptes de complétion ; je précise donc que les trophées sont plutôt aisés à obtenir et si vous êtes un fan de Iron Man en général, il serait dommage de passer à côté. Sinon de manière plus générale, c’est un bon petit jeu, rien de vraiment transcendant, mais il fait (vraiment) bien le boulot.

KAMEHAMEBEAAAAAAAAM
KAMEHAMEBEAAAAAAAAM

Test réalisé par Bardiel Wyld sur PlayStation VR à partir d'une version fournie par l'éditeur.

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5,3 / 10 - Moyen

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