Test de Battletfield 6 - Bad Call of Duty au rapport ?

Après un catastrophique Battlefield 2042, Electronics Arts & Dice reviennent en force pour tenter de renouer des liens solides avec sa fanbase. Quoi de mieux que d'aller lorgner du côté de la concurrence pour se remettre en selle ?

N’est pas campagnard qui veut

Qu’il est loin le temps de Bad Company ! Nous avons ici une campagne qui peine à être originae tant elle pioche dans le meilleur (et souvent le pire) de ce qui a déjà été réalisé.

L’histoire de la campagne solo de Battlefield 6 se déroule en 2027-2028 dans un thriller militaire moderne où l’OTAN s’effondre face à Pax Armata, une milice privée cherchant à renverser l’ordre mondial. Vous incarnez d’abord le sergent Dylan Murphy de l’escouade Tempête 1-2, stationnée en Géorgie, attaquée par Pax lors d’un transfert de base ; seul survivant, il détruit des installations critiques avant extraction. L’assassinat du secrétaire général de l’OTAN pousse douze nations à quitter l’alliance, déclenchant une guerre ouverte ; Murphy rejoint Dague 1-3 pour des ops comme Gibraltar contre la chaîne de commandement Pax.

ss_6b43d1ae44748a7df141e9f485a5e574f8fce5bd.1920x1080.jpg

Comme le présage ce court synopsis, on est là sur de la trahison géopolitique des moins complexes, du vu et de la revue. Ce n’est pas pour autant que la campagne est pénible au possible, mais elle apparaît clairement dispensable. On apprécie clairement les cinématiques soignées et les visuels avec une ambiance rappelant parfois Battlefield 4. On reste néanmoins sur une durée de vie relativement courte 6-8 heures, mais cela correspond un peu à tout ce qui se fait sur le marché actuellement et ce n’est pas non plus la prétention du titre. On fait cependant face à une IA des plus défaillantes, peut-être un poil trop calibrée sur des routes basiques. À partir du moment où un flanking est effectué, l’IA a tendance à ne pas recalculer votre position, ce qui rend les affrontements assez ennuyants.

Le multi, c’est la vie

Qu’on soit bien clair, et la bêta l’a bien montré, les joueurs veulent de nouveaux affrontements épiques sur des terrains de jeu gigantesques avec des véhicules dans tous les sens et des explosions incroyables. Et pour le coup, on a clairement été bien servi à ce sujet. Une des premières critiques sur le jeu a été la taille des cartes, qui était réduite comparativement aux autres opus. Toutefois, force est de constater que cela se passe plutôt bien et nous évite, en mode conquête, de parcourir des km sans forcément voir quelqu’un.

On notera que les cartes proposent des environnements variés. On regrette par contre que les aspects de destruction apparaissent parfois au second plan, notamment dans certains modes, comme Ruée ou Percée. Même si j’affectionne particulièrement ce dernier mode, il faut avouer que l’équilibrage n’est pas toujours au rendez-vous en fonction des cartes. Dépendant d’une grosse quantité de joueurs, c’est bien souvent l’abattoir dès le point de respawn sans avoir réellement de possibilités de contrecarrer les plans de l’ennemi.

Du côté de la nouveauté, on retrouve le mode expansion, qui est en fait un mode conquête, mais avec une évolution et des changements de points à capturer tout au long de la bataille. Dès lors, cela demande des mouvements plus rapides et des changements stratégiques alors que le mode conquête est plus sédentaire.

ss_ca29b92919b323934f6199b8c3fe8454ea697973.1920x1080.jpg
ss_d4c4abaf37abcb8f3d8da8b1328fe9911a9ad328.1920x1080.jpg

Quatre classes sont disponibles (Assaut, Ingénieur, Soutien et Éclaireur), chacune ayant ses avantages et offrant une complémentarité avec le reste du groupe. Pour exemple, l’assaut peut emporter une arme supplémentaire, l’ingénieur gère les véhicules, le soutien peut ranimer rapidement les alliés et l’éclaireur dispose de drones lui permettant de révéler les ennemis. On notera qu’outre cela, chaque classe a aussi des facilités à utiliser certaines armes ; par exemple, le soutien vise plus rapidement avec une LMG etl’éclaireur qui n’a pas de balle fantôme avec un fusil de précision.

Pour la montée en niveau, on retrouve tout un système de défis permettant de grinder son niveau de compte et ceux des armes, classes, etc. L’objectif est d'ainsi débloquer de nouvelles armes, gadgets, pièces d’équipements, ...

On dénote peu d’améliorations notables dans le gameplay, mais Battlefield 6 réalise ici une performance connue et surtout solide par rapport à son expérience. Toutefois, quelques nouveautés sont plutôt appréciables, comme notamment le fait de pouvoir traîner ses alliés pour les réanimer (sans forcément être soutien). On peut avoir tendance à constater un rapprochement important avec la licence Call of, mais je n’ai pas trouvé cela particulièrement gênant. On perçoit la volonté de DICE d’essayer de reconquérir un public, mais aussi d’agrandir la fanbase sans pour autant sacrifier sur l’autel de la gloire ce qui fait l’identité de sa licence.

Saison 1 & Redsec

Nouveauté parmi les nouveautés, Battlefield rejoint les ténors du genre pour s’adonner aux batailles royales via le mode Redsec. Un mode assez plaisant qui montre un rapprochement important avec Warzone tout en apportant les spécificités de BF6, comme notamment son système de classe. On regrette par contre le fait qu’il ne soit possible que de tag en Duo\Quatuor, ce qui rend parfois les sessions de jeu très inégales, vu que vous devez compter sur un joueur que vous ne connaissez pas (sauf si vous avez des potes, mais ce n’est pas mon cas).

Durant votre périple, vous aurez l’occasion de remplir différentes missions pour acquérir plus d’expériences allant de la traque d’ennemis à la réorientation d’antenne radio. Plus les risques sont élevés, plus les récompenses sont importantes.

BF6-Engineer.jpeg
BF6-Team-Coordination.jpeg

Du côté de la saison 1, on retrouve trois phases gratuites (Rogue Ops, California Resistance et Winter Offensive) qui sont saupoudrées d’un battle pass, de nouvelles cartes et de modes différents. On constate aussi de nombreuses améliorations, notamment au niveau de l’audio ou des animations. La principale critique de cette saison 1 réside surtout dans un passe de combat qui n’est pas vraiment optimisé et demande un grind assez conséquent pour en venir à bout. La Saison 2 est prévue pour début 2026.

En conclusion

Battlefield 6 a clairement réussi sa mission : redorer son blason après la déception qu’a été 2042. On retourne ici aux bases de ce qui a fait le succès de la licence en la saupoudrant d’un peu de manières de Call of Duty. Nous percevons qu’au travers du système de saisons, le jeu risque fortement d’améliorer les quelques finitions branlantes et d’ajuster constamment sa technique, qui peut parfois être gourmande. Heureusement, les technologiques AMD & Nvidia permettent de profiter du jeu même dans des configurations plus modestes.

Ce qui apparaît toujours compliqué avec ce type de jeu, c’est qu’il peut rapidement être délaissé et devenir un jeu de niche pour une bonne partie des joueurs. Toutefois, son système de défis et de progression ne permet pas réellement de prendre le jeu comme un passe-temps une fois de temps en temps. En effet, le jeu se montre relativement exigeant tant dans ses modes multijoueurs qu’en bataille royale. Dès lors, la petite partie de temps en temps pourrait vite se transformer en une session de déprime.

BF6-Tank-Commander.jpeg
BF6-Liberation-Peak.jpeg

Pour les amoureux de la licence, c’est clairement du pain béni qui leur tombe entre les mains, même si une campagne un peu plus travaillée au niveau de son écriture aurait réellement été une expérience plaisante. Pour les nouveaux joueurs, les menus peuvent parfois être déroutants et il y a clairement du travail à faire en matière d’ergonomie. Toutefois, la prise en main est des plus aisées et il ne faut pas hésiter à user du terrain d’entrainement pour se familiariser avec le jeu. On regrette d’ailleurs qu’il n’existe pas un terrain pour s’entrainer aussi avec les véhicules.

Battlefield 6 est certainement la bonne surprise de cette année en matière de FPS. Complet, beau et surtout plutôt addictif, il promet de nombreuses heures de plaisir (mais aussi de rage, foutu tank va !). Le jeu est disponible depuis le 10 octobre 2025 à un prix avoisinant les 70 euros. On le retrouve sur PlayStation 5, Xbox Series, PC & Geforce Now.

Ce test a été réalisé par Glaystal via une clé fournie par l’éditeur

Réactions


Personne n'a encore réagi. Soyez le premier.

Aucun jolien ne joue à ce jeu, aucun n'y a joué.