Test de Irony Curtain: From Matryoshka with Love - Bons baisers de pseudo Russie

Après sa sortie récente sur Steam, Irony Curtain arrive sur la Switch pour nous proposer son aventure en point and click dans le plus pur style LucasArts des années 90. On part sur de bonnes bases, mais est-ce réussi ?

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Evan Threepwood

Dans Irony Curtain, on incarne Evan Kovolsky, journaliste amateur et auto éditeur de sa revue à la diffusion disons ... confidentielle. Fan de communisme aux États-Unis en cette année 1951, Evan est invité à une conférence pour en parler ainsi que de son amour pour Matryoshka, ici pas les poupées Russes les unes dans les autres, mais le pays dirigé par le leader aux allures (et pas que) de Staline. Il est alors repéré et invité par Anna, un agent secret de Matryoshka, à venir rencontrer le leader. Un rêve pour Evan, qui se rend compte que finalement ce type de communisme n'est peut être pas aussi idéal qu'il le croit.

Evan est profondément bon et complètement naïf, il est en cela une copie carbone de Guybrush Threepwood, le héros des Monkey Island. Une bonne partie de l'humour du titre découle du décalage entre le monde d'espionnage et de dictature dans lequel il évolue et ses remarques et réactions.

Pour progresser, il faut résoudre tout un tas d'énigmes et réaliser les bonnes interactions comme dans tout point and click qui se respecte.


Du bon classique

Pour cela, on dirige Evan dans divers tableaux où l'on peut ramasser des objets, les utiliser, les combiner et dialoguer.

Irony Curtain évite l'écueil des inventaires à rallonge et il est très rare qu'on en vienne, par dépit, à essayer tout son inventaire pour se débloquer d'une situation. De plus, quasi toutes les solutions sont assez logiques et même si à de rares moments on trouve par hasard quelque chose qui était peu évident, ce n'est jamais à un niveau de loufoquerie tel qu'utiliser la queue d'un singe vivant comme manivelle.

Graphiquement, on est dans un style comics très réussi, dans une dominance rouge (communisme oblige). Petit reproche néanmoins : Evan est modélisé dans une sorte de 3D qui le fait ressortir et jure un peu avec le design global. Je suppose que ça a été fait ainsi pour jouer sur la taille du sprite pour les déplacements dans la profondeur des scènes, mais ça ne rend pas très bien.

Au niveau du gameplay, le jeu dispose de tout le confort moderne : apparition des divers points d'intérêt en appuyant sur une touche, roue de choix disponibles adaptés à l'interaction et système d'aide en jeu. Cette aide est d'ailleurs particulièrement bien intégrée : elle prend la forme d'un appel téléphonique ou radio avec un interlocuteur qui peut nous renseigner sur les énigmes en cours. De temps en temps, la solution est donnée très distinctement, le plus souvent on nous fourni juste un indice. On n'a alors pas trop l'impression de tricher, mais juste de se débloquer quand on tourne en rond.

Les musiques et effets sonores se marient très bien et participent à l'ambiance. On peut noter que le thème principal a été confié à Peter McConnell, compositeur pour Monkey Island 2 et Grim Fandango.

 

Quasi sans faute

Irony Curtain est donc un bon jeu du genre, auquel on peut tout de même faire quelques reproches.

Bien que tous les dialogues soient (très bien) doublés, on peut regretter qu'il n'existe aucune traduction française, ce qui rend le jeu difficilement accessible pour les non anglophones.

La durée de vie est d'environ 6-7 heures si l'on n'abuse pas de l'aide en jeu. Les quatre chapitres du jeu peuvent donc sembler assez courts ; je n'aurais pas dit non à une aventure un peu plus longue surtout qu'elle est très plaisante. Cependant, le jeu n'est pas vendu très cher.

Je recommande donc Irony Curtain à tous les fans de point and click et encore plus à ceux qui sont fans des jeux tels que LucasArts les faisait, car il aurait pu être un Monkey Island si Evan avait souhaité devenir pirate.


Testé par Aragnis sur Switch avec une version fournie par l'éditeur.

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5,6 / 10 - Assez bien

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