En 2020, pour vous, footeux : FIFA ou PES ?

Mieux vaut tard que jamais : on vous propose une petite opposition entre les deux gros mastodontes du jeu de foot de l'année 2020. Konami montre les crocs, mais EA fait de la résistance.

Une fois n'est pas coutume, on vous propose un aperçu sommaire des caractéristiques des deux jeux. Pour être tout à fait honnête, les nouveautés sont tellement limitées de part et d'autre qu'on aurait aussi vite fait de vous les lister en mode "bullet point" dans des tests individuels. D'où cette idée de vous proposer en quelques minutes un petit résumé de nos sensations sur les deux jeux selon différents critères.

La meilleure patte graphique

Les visuels ont maintenant évolué jusqu'au photoréalisme, les joueurs des grandes équipes étant représentés avec une précision saisissante (même si Franck Ribéry a vraisemblablement un témoignage à apporter au détriment de FIFA sur ce point précis). Très honnêtement, les deux jeux se valent dans ce domaine, le moteur Frostbite de FIFA rendant coup pour coup au FOX de PES.

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C'est donc le goût personnel qui départage les deux titres. Cependant, on donnera un léger avantage à PES, qui pousse un peu plus loin que son concurrent le souci du réalisme depuis quelques années, avec notamment des scans 3D de visages de joueurs, des tatouages détaillés, mais aussi des effets de sueur ou de lumière qui rendent son expérience un tantinet plus réaliste. C'est un effort qui est d'ailleurs aussi visible sur les stades et leurs publics.

La victoire sur cette manche va donc à PES, avec un but en or à la fin de la deuxième prolongation.

Les licences

C'est sans aucun doute LE critère de décision le plus important pour bien des joueurs : les licences, qui donnent la possibilité de jouer avec ses équipes, mais aussi ses joueurs favoris. Et comment dire... Il n'y a pas vraiment photo de ce point de vue : FIFA 20 propose plus de 30 ligues, avec pas moins de 700 clubs et plus de 17 000 joueurs.

En face, certes eFootball PES 2020 propose 23 ligues, mais doit faire appel à des noms fantastiques et des logos imaginaires dans certaines compétitions, notamment en Angleterre et en Espagne, et certains championnats, comme la Bundesliga, sont totalement absents et creusent un trou assez dantesque dans ce duel. Alors oui, le mode éditeur vous donne quelques libertés, et Konami noue partenariat exclusif sur partenariat exclusif pour tenter de rattraper le retard (ils ont notamment chipé l'exclusivité sur la Juventus Turin), mais c'est trop peu face au titan FIFA en la matière.

Victoire implacable de FIFA par deux pénaltys et un but contre son camp.

Le gameplay

D'un côté, FIFA se veut plus arcade encore qu'il ne l'était ces dernières années : les balles fusent, le jeu est rapide, les contrôles ballon au pied sont simples et efficaces. Tout est fait pour vous permettre de prendre le jeu en main en quelques secondes, avec comme idée de vous amener aussi vite que possible dans la surface de réparation avec vos joueurs favoris, quitte à faire des tout-droits à la Mbappé.

De l'autre, PES propose des mouvements et une physique plus réaliste pour recréer ce qui pourrait vraiment se passer dans un stade. Dribbler comme un fifou est beaucoup moins facile, même avec les meilleurs joueurs, et rien que réussir une simple feinte de frappe vous demandera un peu d'entraînement. Le rythme se veut plus lent, sans doute pour donner une envergure un peu plus tactique que ce que propose FIFA : la mythique "bataille du milieu de terrain" est bien plus présente que dans un FIFA et il vous faudra vraiment construire vos actions plutôt que de simplement compter sur des exploits individuels.

Là encore, c'est un match assez serré, puisque c'est encore ce qu'attend le joueur de son titre qui fera la différence : s'il cherche une expérience orientée arcade à partager rapidement avec des potes en ligne ou sur le canapé, FIFA sera sans doute sa cible de choix. PES conviendra sans doute plus à un joueur féru de football et à la recherche d'une expérience réaliste.

PES arrache donc la victoire 3-2, au nom de la pratique du beau jeu.

Les modes de jeu hors-ligne

Dans ce domaine encore, FIFA l'emporte, et PES ne peut absolument pas prétendre à ne serait-ce que chatouiller le mastodonte du genre. La formule proposée par le jeu de Konami est très (trop) similaire à ce qui était proposé l'an passé (la Ligue des Masters pour vous garder occupés sur la durée - avec une interface améliorée cependant, le mode Vers une Légende, lui, n’a pas changé d'un poil) et même si un DLC est prévu au printemps prochain pour l'Euro, la seule addition du "Matchday" est bien trop faible pour tenir la dragée haute à FIFA et à sa multitude de contenus, aussi bien en ligne qu'hors ligne.

Pour ne citer qu'une nouveauté de cette mouture 2020 de FIFA, on s'attardera sur le mode Volta, qui propose du street football (fût un temps, EA en aurait fait un jeu indépendant...). Là encore, grosse orientation arcade, avec des dribbles facilités, du jeu contre les murs, mais on joue de 3v3 à 5v5. Le scénario est pourri, certes, et les objectifs comme les récompenses sont vite lassants, mais c'est toujours mieux que le néant quasi-absolu de chez PES.

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Le mode Carrière de FIFA est d'ailleurs toujours bien présent et se raffine encore un peu plus avec de nombreuses options pour gérer ses joueurs ou sa communication, par exemple. Le mode était d'ailleurs extrêmement buggé à la sortie du jeu, mais plusieurs patchs plus tard, il semblerait que les soucis aient peu à peu disparu.

FIFA l'emporte à plate couture. 4-0 avec un triplé d'un remplaçant.

Présentation globale

On sent bien que les deux développeurs ont voulu créer un bel écrin pour leurs jeux, surtout avec la place de plus en plus importante accordé au streaming et à l'eSport. PES a fait un bond en avant cette année à ce niveau, avec l'ajout de couleurs flashys et de tuiles fort appropriées dans les menus, une amélioration surtout visible dans le mode Ligue des Masters. 

Le souci, c'est que cela ne fait que rapprocher le jeu de son concurrent, qui a déjà pris cette approche il y a des années. FIFA propose une multitude d'options pour personnaliser l'apparence de son stade, allant même jusqu'à vous donner la possibilité de créer votre propre ligue. On a dit que PES était un peu plus beau que son concurrent en termes de graphismes, mais c'est clairement FIFA qui l'emporte du point de vue de la présentation globale.

PES, petit club de National, perd 1-0 sur un pénalty. On attendra de les voir en L2.

Les micro-transactions... Pardon, les modes en ligne

Cela fait maintenant plus de 10 ans que FUT a fait son apparition dans FIFA et cela fait donc plus de 10 ans qu'EA compte ses sous à coup de micro-transactions dans son jeu de foot annuel. Tout d'abord ignoré puis adoré puis honni par bien des joueurs, tout simplement parce que le côté gacha faisait un peu déplacé dans un premier temps, puis a fait régner le spectre du pay-2-win, récompensant principalement les joueurs les plus dépensiers. Dans cette dernière mouture, cependant, FIFA fait machine arrière dans une certaine mesure en offrant de plus en plus d'options aux joueurs qui ne souhaitent pas investir de se procurer des cartes décentes via un système de récompenses régulières pour avoir accompli une liste de défis, ce qui leur permet d'atteindre rapidement des équipes relativement compétitives ! Néanmoins, ne vous y trompez pas : les meilleurs joueurs restent rares. L'obtention de joueurs spéciaux reste toujours sujette à votre chance du moment.

Le mode "MyClub" de PES ressemble beaucoup à FUT, mais il pâtit grandement de l'absence de grands noms et au nombre plus limité de joueurs disponibles dans le jeu. Il y a clairement moins d'attachement ou d'excitation dans ce mode qui ne parlera sans doute qu'aux habitués. Surtout, il n'a quasiment pas du tout changé par rapport à la dernière mouture.

EA domine clairement Konami tout au long de ce match, mais vu que les micro-transactions, les gachas et les lootboxes, c'est un peu de la merde, on renvoie les deux adversaires dos-à-dos, 0-0, balle au centre.

Crache ton ballon rond, Myrhdin

Honnêtement, les deux titres ont leurs avantages et leurs inconvénients. En terme de foot pur et dur, on a clairement pris plus de plaisir sur PES que sur FIFA et on trouve le titre de Konami un peu plus léché que son concurrent en termes de graphismes, notamment pour le traitement des quelques joueurs connus qu'ils ont pu récupérer. Cependant, c'est là que le bât blesse : FIFA reste un mastodonte qui peut compter sur une puissance financière colossale pour assurer une profondeur de contenu bien plus grande à ses joueurs, ainsi que sur un gameplay très accessible et amusant plus rapidement pour des joueurs de tous niveaux.

Le coeur du jeu en ligne reste malgré tout très gangréné par ces micro-transactions, même si FIFA a fait des efforts en la matière.

Ce test comparatif a été réalisé par Myrhdin sur des versions PlayStation 4 des deux jeux fournies par les agences de presse représentant les développeurs et ne fait en aucun cas l'objet d'une transaction financière entre JeuxOnLine et les développeurs ou les entités les représentant.

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