Test de Beyond a Steel Sky - Tout le monde sourit chez Joey

Il aura fallu 26 ans pour que Beneath a Steel Sky se voit offrir une suite. C'est ainsi que Beyond a Steel Sky débarque en ce mois de juillet sur Steam, avec toujours Charles Cecil (Broken Sword) à la réalisation et Dave Gibbons (Watchmen) à la direction artistique.

Je vous avais manqué ?
Je vous avais manqué ?

Salut, c'est moi BaSS, c'est si bon de vous revoir

Voilà plusieurs années que Robert Foster a quitté Union City et son ami Joey pour retourner vivre dans le Ravin. Mais lorsqu’un enfant est kidnappé par des hommes sortis d’une étrange machine, Robert jure de le retrouver. Ses indices le mènent à Union City où, sous le vernis d’une cité utopique dans laquelle tous vivent heureux, se cache un terrible secret. C’est sous l’identité de Graham Grundy, modeste employé de la cité disparu depuis plusieurs jours, que Foster tente de percer les mystères de ces enlèvements d’enfants tout en évitant d'attirer trop l'attention d'une autorité bienveillante qui veut votre bonheur malgré vous.

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Je vais profiter de cette présentation de l’histoire pour aborder la question du « faut-il avoir joué à Beneath a Steel Sky avant de faire celui-ci ? ». Il est parfaitement possible de jouer à ce Beyond sans connaître l’épisode précédent. C’était mon cas. Vous ne serez jamais bloqué dans une énigme par votre méconnaissance de l'histoire du premier jeu. Par contre, il faut savoir que le jeu fait régulièrement référence à des éléments issus de Beneath a Steel Sky, que ce soit au niveau des personnages ou des événements. La fin du jeu se pose même comme une conséquence directe de la fin du premier jeu.

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Tales from Union City

Beyond a Steel Sky fait, en partie pour son rendu visuel, immédiatement penser aux productions Telltale, heureusement sans les QTE. Le jeu est donc toujours un jeu d’aventure, mais abandonne la 2D toute pixelisée pour passer à la 3D plus moderne avec un système de déplacement libre. Vous dirigez le personnage au pad ou au clavier et les éléments avec lesquels vous pourrez interagir sont marqués d’un petit rond. Une simple pression sur un bouton fait alors apparaître un menu vous permettant d’examiner/parler ou d’utiliser votre inventaire sur l’élément en question. Une formule parfaitement classique dans le genre. Les discussions, quant à elles, s’articulent autour d’une roue de dialogues à thèmes. L’intégralité des dialogues est doublée uniquement en anglais, mais des sous-titres en français sont disponibles.

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Le piratage pour les nuls

Néanmoins, Revolution Software n’est pas resté sur cette base très classique et a ajouté à son jeu une mécanique bien trouvée. Très rapidement, Foster/Graham obtient un moyen de pirater les terminaux qui l’entoure, ce qui ouvre la voie à de nouvelles énigmes. À l’aide d’un simple gadget, vous obtenez l’accès aux instructions de nombreux dispositifs d’Union City. Ces instructions se présentent sous la forme d’un diagramme dont certaines cases peuvent être déplacées et échangées. Y compris entre plusieurs dispositifs différents. Le jeu fait régulièrement appel à des énigmes qui s’articulent autour de ce principe. De quoi varier les plaisirs, car le jeu n’est autrement pas spécialement difficile. La solution à une énigme est toujours dans les environs immédiats et l’utilisation des objets de l’inventaire est toujours assez logique. Le jeu évite ainsi de proposer des combinaisons d'objets improbables tandis que certains objets ont une utilité qui se répète tout le long du jeu. Notez que pour les quelques cas où vous seriez tout de même coincé, un système d’aide est disponible sous forme d’astuces qui vous orientent dans la bonne direction sans pour autant vous fournir une solution toute faite.

Piratage de base
Piratage de base

Faut savoir garder le sourire

Si l’aventure en elle-même est plutôt sympathique durant les dix heures que dure le jeu, c’est sur le plan technique que Beyond a Steel Sky a plus de difficultés à convaincre. On commence par le plus évident avec le rendu visuel. Bien que le style bande-dessinée choisi par le jeu fonctionne dans la plupart des cas, on remarque assez vite que tout le monde n’a pas profité du même soin dans le rendu. Les personnages principaux sont ainsi globalement bien rendus et assez caricaturaux pour qu’on les identifie au premier coup d’œil comme alliés ou ennemis. Par contre, la qualité chute dès qu’on passe sur les lieux ou personnages secondaires, comme le petit peuple d’Union City que l’on ne fait que croiser en rue. Les textures semblent alors moins détaillées et plus quelconques. Cela n’empêche cependant pas le jeu d’offrir quelques moments visuellement très réussis.

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Bien plus gênant pour Beyond a Steel Sky, le jeu s’accompagne d’une longue liste de bugs plus ou moins bloquants. Que ce soit à cause d'objets impossibles à ramasser, de personnages à qui on ne peut plus parler, de ceux qui restent bloqués dans le décor ou des scripts qui ne se lancent pas, j’ai eu quelques occasions de lever les yeux au ciel. Certes, un simple rechargement d’une sauvegarde a résolu le problème dans la majorité des cas, mais encore faut-il s’apercevoir que l’on est devant un bug. On croise les doigts pour une résolution rapide, d’autant que ces bugs sont connus depuis la sortie du jeu sur l’Apple Arcade en juin.

Faut se bouger pour débugger maintenant
Faut se bouger pour débugger maintenant

La gestion des contrôles est un dernier point vraiment gênant pour le jeu. J’ai ainsi fait l’essentiel du jeu à la manette, de loin plus agréable que les déplacements au clavier dont les touches ne sont pas reconfigurables. Avant de me rabattre sur la souris dans certains menus tant ceux-ci sont parfois impraticables au pad. Ça se passe ainsi sans problèmes dans les menus de piratage, mais parcourir l’ordinateur de Graham par exemple s’avère vite une épreuve tant les contrôles sont mal foutus avec le curseur qui va parfois dans la direction opposée du stick. Bref, il y a du polish à faire de ce côté également.

Joey soit loué

C’est finalement assez dommage que le jeu pèche sur sa finition tant on a envie de lui faire malgré tout confiance. Beyond a Steel Sky réussit à apporter de la modernité dans une vieille licence, mais prend, par son choix de se poser comme une vraie suite de Beneath a Steel Sky, le risque de se couper d’un nouveau public. À vous de décider si vous êtes prêt à prendre ce risque.

Test réalisé par Grim à partir d'une version fournie par l'éditeur.

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5,3 / 10 - Moyen

Aucun jolien ne joue à ce jeu, aucun n'y a joué.