Test de INMOST – Sombre immersion dans l'émotion

Après une exclusivité temporaire sur Apple Arcade, INMOST arrive simultanément sur PC et Switch. Va-t-il réussir à se faire une place parmi les innombrables jeux indés en pixel art qui peuplent ces deux plateformes ?

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Destins croisés

Le postulat de départ de INMOST est intriguant. Nous suivons alternativement trois personnages qui n’ont à première vue pas grand chose à voir entre eux. Il y a d’abord un chevalier, un personnage de conte qui récolte des fragments de douleur pour un sinistre gardien. Nous avons aussi une petite fille qui cherche à s’occuper dans sa grande maison. Enfin, nous avons un homme qui évolue dans un monde fantastique au centre duquel se dresse une inquiétante tour.

Quelques allusions et autres apparitions font toutefois comprendre que tous semblent liés. Au fur et à mesure que défilent les chapitres, le joueur démêle les fils de l’affaire pendant que le jeu aborde des sujets assez graves.

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Un pour tous, tous pour un !

Trois personnage à jouer et donc trois maniabilités différentes à expérimenter.

Le gros du jeu se déroule autour de l’homme qui erre dans un étrange paysage. Cette partie a des allures de metroidvania : il faut trouver un nouvel outil pour pouvoir débloquer certains accès et ainsi avancer toujours plus loin. La progression se fait en vue de côté, à travers plusieurs plateformes et mini-énigmes.

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Il y a également 85 fragments à trouver dans ce monde. Ces petites pierres lumineuses traînent dans tous les coins. Si certaines se cachent au bout de certains passages secrets, il faut aussi souvent sauter un peu au hasard pour faire apparaître les autres. Ces éléments peuvent être échangés auprès d’un conteur pour en apprendre plus sur ces lieux. 60 suffisent pour connaître toutes les histoires.

À certains moments de la progression, le jeu bascule vers un autre personnage. Jouer la petite fille consiste à se promener dans la maison et souvent à fouiller à droite et à gauche pour découvrir les secrets des lieux. Trop jeune pour sauter loin, il lui faut faire preuve d’ingéniosité pour atteindre certains endroits (légers puzzles à la clé, donc).

Le dernier personnage, le chevalier, donne plutôt la part belle aux combats. La palette de coups n'est pas phénoménale : il peut frapper à côté et au-dessus de lui. Il dispose aussi d’une esquive pour éviter les attaques adverses ou pour se glisser dans leur dos. Comme il ne peut pas sauter, il possède un grappin qui peut s’accrocher sur certains types de surface. Si les combats s’avèrent assez simplistes, l’outil donne au moins une manière différente d’aborder les niveaux.

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Dans l’ensemble, la progression n’est guère difficile. À part un ou deux passages, les énigmes sont plutôt évidentes et n’entravent pas vraiment l’avancée. Côté combat, le chevalier peut encaisser une attaque, ce qui le rend vulnérable pendant quelques secondes ; s’il venait à périr, la reprise n’est jamais très loin et l’adversaire reste affaibli par les assauts précédents. Finalement, le plus difficile est de trouver la totalité des fragments, mais l’objectif intermédiaire des 60 est quand même tout à fait à portée.

Ce cauchemar bleu

Le jeu propose un très joli pixel-art agrémenté de superbes effets de lumières (bien plus modernes, ceux-là). Le travail artistique souligne efficacement le côté lugubre et pesant des environnements. C’est également une réussite du côté sonore, avec de belles musiques aux moments clés de l’aventure. La narration du conte du chevalier est portée par la voix de Cassandra Lee Morris, qui a déjà travaillé sur la version anglaise de nombreux dessins animés et jeux vidéo.

La version PC est compatible avec le Corsair iCUE RGB, c’est-à-dire que l’illumination de votre tour varie selon l’ambiance du niveau traversé. La version propose aussi des succès et même des cartes à collection sur Steam.

Le jeu a ici été testé sur Switch. Globalement, le jeu fonctionne très bien, que ce soit en dock ou en nomade. Les personnages répondent très bien aux commandes. L’ensemble n’est toutefois pas exempt de bugs : il y en a des anecdotiques, comme les animations qui se déclenchent bizarrement, ou de plus graves comme le personnage qui tombe dans un trou du décor et y meurt. Le phénomène est quand même assez rare.

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Porté par une direction artistique remarquable, INMOST est surtout intéressant pour son ambiance et sa narration. L’aventure souffre néanmoins d’un courte durée de vie et d’un certain manque de challenge. Cependant, au final, elle ne devrait laisser personne insensible.

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Test réalisé sur Switch par NeoGrifteR à partir d’une version fournie par l’éditeur.

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