Test de Clone Drone in the Danger Zone - Robot déglingo

Jeu de combat à la troisième personne, où votre conscience est transférée dans un drone, un robot humanoïde, qui doit combattre en arène pour satisfaire une cohorte de vrais robots. Les dialogues décalés des deux commentateurs agrémentent les évènements, pendant que vous maniez sabre laser, lance, bouclier, jet-pack et autres gadgets pour avancer dans les niveaux, de plus en plus difficiles. Si vous mourrez, vous perdez tout.

Disponible en accès anticipé depuis début 2017, la version finale de Clone Drone in the Danger Zone. arrive le 8 février 2021. C’est sur Steam pour Windows et OSx, à environ 17€, ainsi que sur Switch, Xbox One et PlayStation 4. Tourne très bien sur les PC Linux via Proton, en solo comme en multijoueur.

CDDZ, pour abréger, propose un gameplay de fin bourrin, voilà. Les contrôles sont fluides et chaotiques, en même temps, et c’est sans doute ce qui rend le jeu si populaire (pas loin de 10 000 avis à 97% positifs chez Steam). Il est simplement "marrant". Toutes les images de cet article sont tirées de mes différentes parties.

Concrètement, le joueur dirige un avatar à la troisième personne et affronte d’autres personnages en temps réel, dans des arènes à la difficulté croissante. Entre chaque arène, retour aux vestiaires pour choisir une amélioration. En cas de défaite, c’est fini, retour à zéro, et on recommence. C’est tout ; quelque soit le mode de jeu, la boucle reste très similaire.

Les modes de jeu permettent cependant de varier un peu les objectifs. En solo, l’histoire fait découvrir l’univers loufoque et taré (l’avatar est un humain dont la conscience est projetée dans un robot, les autres protagonistes sont de "vrais robots"). Le mode infini (Endless) est ce qu’il dit : une succession d’arènes jusqu’à la mort, on joue donc le score. Le mode challenge est (très) difficile, mais en cas de réussite, on débloque de nouvelles options d’améliorations. C’est à dire qu’aux vestiaires, le robot a plus de choix (flèches enflammées, meilleure mobilité...). Pour cela, il faut tout de même survivre à 10, 15 ou plus vagues d’ennemis pas commodes avec des conditions (utiliser seulement le marteau, par exemple).

Les adversaires manquent ceci dit un peu de variété. En dehors des variantes du joueur, on croise des bidibules mortiers, des araignées lanceuses de grenades, des robot-raptors cracheurs de flammes, des géants, mais pas vraiment plus que ça.

Les arènes sont plus diversifiées, bien que ça reste des arènes. Terrain plat sans obstacle ou véritable parcours du combattant avec des trampolines, des scies circulaires, des geysers de feu, des lacs d’acides, des pyramides... En plus, le jeu est ouvert aux mods et on trouve littéralement des milliers de cartes supplémentaires dans le Workshop de Steam. Pas de nouvelles unités ni équipements, cependant.

Le multijoueur envoie vers des combats en arène, surprise ! Sauf que les ennemis sont d’autres joueurs, comme on s’y attend. Ça se joue en sessions de 10-15 minutes, jusqu’à 15 joueurs chacun pour soi, ou en duel privé contre des inconnus ou des (futurs-ex) amis, mais aussi en coopération équipe contre équipe, avec ou sans protection des alliés. Une pure pagaille, pour ne pas dire un vrai bazar, jouissivement bordélique. Ça va, le champs lexical du chaos passe bien ?

Les combats sont pourtant étonnamment fins. Le robot répond bien et manier l’arme principale est plaisant. Le sabre laser peut dévier voire renvoyer les projectiles (selon les améliorations du vestiaire), parer les attaques en mêlée et. surtout, découper. Démembrer. Décapiter. Ou percer, car on peut choisir l’arc. C’est aussi un jeu avec une gestion de la physique. Ainsi, il est envisageable de couper le bras tenant le bouclier, ce qui fait tomber le bouclier, mais la cible peut toujours se déplacer et se battre. Même idée avec l’arc, sauf que cette fois, impossible de tirer, il faudra donc sortir une arme secondaire. Le marteau. quant à lui, est bien lent, mais il tabasse sévèrement les boulons. Si vous n’aimez pas couper les bras, couper les jambes est tout aussi rigolo.

Allergique à la mort permanente, sache qu’il existe une amélioration "VIE supplémentaire" et une autre "Armure". L’une permet de revenir en jeu au même niveau, l’autre encaisse quelques coups avant de recevoir la fatalité. CDDZ reste un jeu à score et à répétition. Ce n’est pas le robot qui évolue, mais l’humain joueur.

Avec les améliorations qui vont bien, et un peu d’entraînement, on devient capable notamment de placer son sabre de côté puis d'activer le propulseur dorsal pour faire une accélération en ligne droite, et découper tout ce qui touche le sabre tendu.

Reste un élément abordé précédemment sans détail : l’humour. C’est débile. Les voix et les textes (tout traduit en français, c’est relativement rare) des commentateurs de l’arène sont... particuliers. À l’écrit, ça ne rend pas vraiment. Imaginez en plus une diction cassée, un peu comme les premières versions de Google Trad... Par exemple, un dialogue des commentateurs en début de mode Infini (les textes sont partiellement aléatoires et varient un peu d’une partie à l’autre).

- Bienvenue dans le mode infini
- Enfin, infini pour nous, pour l’humain ça s’arrête quand il meurt
- Oui
- Niveau Bronze
- Houlala, cet humain est déjà mort
- Le bronze est vraiment un métal étrange
- Oui

Il n’y a pas énormément à dire sur Clone Drone in the Danger Zone finalement, car le cœur du jeu et son exécution sont simplissimes, mais c’est tellement bien fait qu’on a envie d’y retourner, "juste une petit arène et au lit". Malgré son aspect répétitif et son manque de variété, il fait très bien ce qu’il propose et la communauté ne s’y est pas trompé.

Test réalisé par Tchey sur PC Linux (via Proton) à partir d'une version fournie par l'éditeur.

Source : https://clonedroneinthedangerzone.com/

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