Test de Monster Hunter Stories 2 : Wings of Ruin (Switch)

Profitant de l’envol de popularité des Monster Hunter, c’est au tour du spin-off Monster Hunter Stories de s’offrir une suite. Derrière ses graphismes plus mignons, ne vous y trompez pas : Wings of Ruins en a dans le ventre et ne s’adresse pas qu’aux fans de la série. C’est un gameplay très différent mais pas moins complet que le jeu nous plonge dans une nouvelle aventure. On l’a testé pour vous sur Nintendo Switch.

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Du Monster Hunter sans en être

Vous aimez Monster Hunter ? Vous apprécierez très certainement de retrouver beaucoup de monstres des opus précédents, anciens ou non, car le jeu met un point d’honneur à soigner son bestiaire. Difficile d’être déçu sur ce point, on est loin devant Monster Hunter World et Monster Hunter Rise. Ici, on n'est pas un Hunter, on est ami avec les monstres, on les utilise au combat et on peut les chevaucher (d'où le nom de Rider).

Vous n’aimez pas ou ne connaissez pas Monster Hunter ? Aucun problème, le jeu a un gameplay totalement différent. C’est un jeu à part ne reprenant que l’univers (et surtout les monstres) de la série. Les quelques références au précédent Monster Hunter Stories sont racontées et font partie intégrante du jeu. Aucune connaissance des autres jeux n’est requise pour aborder celui-ci.

Un pokémon-like ? Oui et… non

Si on peut rencontrer et collectionner un grand nombre de monstres différents (plus d’une centaine) et des combats en tour par tour, la comparaison peut s’arrêter à peu près ici. Notre héros a des ambitions un peu différentes, on est plus dans la lignée des RPG classiques de sauveur du monde, saupoudré d’humour potache et de mignonitude. Cependant, la plus grosse différence réside dans le système de combat : il est bien spécifique et parfois situationnel, au-delà du choix des monstres dans son équipe et d’une trinité de type d’attaque… et notre personnage participe aussi, il a donc son équipement à gérer.

On a également plusieurs modes de jeu, dont de l’exploration en multijoueur et même des affrontements en arène, en PvP, que ce soit un contre un ou en équipe. Certains monstres ne s’obtiennent que durant le contenu “après l’histoire” ou en multijoueur, mais les joueurs solo ne sont pas pénalisés, car on peut lancer un salon multijoueur dans lequel les autres joueurs peuvent être remplacés par des PNJ.

Voici la feuille de route 2021
Voici la feuille de route 2021

Autre différence majeure, le jeu bénéficiera d’ajouts de contenu (gratuits) après la sortie, à l'instar des autres jeux Monster Hunter. On aime ou on n’aime pas, mais la collection de monstres ne dépend pas de la version du jeu et un peu moins de la chance que sur la plupart des Pokémon. Ici, pas de monstre ultra rare, mais des gènes (compétences) aléatoires. Joueurs du premier MH Stories, rassurez-vous : le système est plus souple, mais sans sacrifice pour les adeptes d’optimisation.

Un RPG plus ouvert qu’un Monster Hunter classique

La structure du jeu se rapproche davantage d’un RPG classique ; on ne lance pas de missions. On retrouve le panneau de quêtes, mais ce n’est ni instancié ni limité en temps. On a bien-sûr une quête principale et des objectifs secondaires, qui sont parfois répétables.

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Certains endroits ou trésors ne sont accessibles que si vous possédez un monstie ayant la capacité correspondante ! Par exemple nager, creuser sous terre, grimper, sauter… D’autres capacités de terrain sont très utiles comme afficher sur le radar les monstres, les Tanières de monstres (pour trouver des œufs) et diverses ressources (plantes, minerais, os, insectes…). Choisissez bien votre équipe de monsties (5 maximum, initialement) pour optimiser votre aventure !

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Durant l’exploration, vous verrez directement les ennemis, pas de rencontres aléatoires. Vous pouvez donc affronter les ennemis que vous avez choisis et éviter certains combats si l'humeur n'y est pas. À noter que cet opus offre la possibilité de combat rapide (en un seul tour) si votre niveau est suffisant par rapport aux ennemis. Pour les joueurs du premier MH Stories : fini de courir à dos de monstre hurlant pour faire fuir les indésirables (à moins d’être vraiment pressé ou si vous pouvez sauver vos oreilles avec un monstre doué d'invisibilité). C’est un confort vraiment appréciable !

Des combats plus stratégiques que prévu

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Pierre-papier-ciseaux.

Vous croyez que ça suffit à résumer les combats ? Loin de là ! Le système a été éprouvé sur le premier volet, le voici maintenant bien enrichi et c’est un gros morceau difficile à résumer...

Pendant les combats, vous devrez tenir compte :

  • Du type d'ennemis et de leurs attaques de prédilection (la fameuse trinité force > technique > vitesse) pour avoir le dessus un maximum, car les duels (attaques en face à face) perdus sont très désavantageux, alors que s'ils sont gagnés ils font beaucoup plus de dégâts, limitent les dégâts reçus et remplissent davantage la jauge d'amitié (celle qui permet d'utiliser des attaques spéciales)
    • Note : vous ne contrôlez que votre personnage, pas votre monstie (hors attaques spéciales), donc choisissez bien votre monstie en fonction du type d'attaque des ennemis (vous pouvez changer  de monstie 1 fois par tour)
  • Des types de dégâts, ajoutant encore de la profondeur aux combats. Les armes du personnage déterminent le type de dégâts :
    • Dégâts tranchants : Grande épée, Épée & bouclier
    • Dégâts contondants : Marteau, Corne de chasse
    • Dégâts perforants : Arc, Lancecanon

Vous pouvez changer d’arme 1 fois par tour, contrairement à MHST premier du nom, rendant les combats bien plus dynamiques, car même les différentes parties d’un monstre ont des résistances différentes.

Sur cet exemple, il reste les dégâts tranchants à tester
Sur cet exemple, il reste les dégâts tranchants à tester

Notons que les 2 nouvelles armes (l’Arc et la Lancecanon) apportent un vrai plus en sus du type de dégâts : leur gameplay est spécifique contrairement aux autres armes plus simples à utiliser.

  • Avec l’Arc, vous pouvez “charger” au lieu d’attaquer tout de suite, car certains talents nécessitent une charge pour les utiliser. Vous tirerez une attaque chargée à la fin du tour suivant (en plus de l’action du tour suivant).
  • Avec la Lancecanon, vous ne chargez pas votre barre d’amitié à chaque attaque normale, à moins d’utiliser des munitions pour utiliser un talent (les munitions s’accumulent à chaque tour et même un peu plus si vous remportez un duel). Quand votre jauge d’amitié est pleine, vous pouvez utiliser une attaque très puissante, le Feu de Wyverne.

Il y aurait encore à dire au sujet des possibilités d'attaques qui multiplient les stratégies (attaque et résistance élémentaire, attaques doubles, jauge d'amitié, chevauchée des monsties, attaque d'amitié simple ou double, objets, etc.), mais tout ça est bien expliqué en jeu. Le système de combat n'est pas si compliqué, il a surtout plus de profondeur qu'il n'y paraît. Et les animations de skills en duo ou à 4 sont impressionnantes et parfois rigolotes.

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L'autre grande nouveauté, c'est la possibilité d'être en groupe ! Par exemple, un coéquipier et son monstie, qui ont aussi 3 cœurs qui fonctionnent de la même manière. Par contre, si l’avantage d’avoir des alliés est d’infliger plus de dégâts, c’est aussi la responsabilité de veiller sur eux : si vous ou votre coéquipier perdez vos 3 cœurs, le combat est perdu.

Quelques mots sur les combats contre d’autres riders (PvE ou PvP) : vous ne pouvez pas viser un autre rider directement. Seuls les monsties peuvent viser les riders. De même pour vos adversaires. L'exception est la chevauchée : on peut viser qui on veut. Les autres règles de combat restent les mêmes, mais la présence d’un rider change tout, car ses attaques sont moins prévisibles qu’un monstre. Même chose face aux monsties lourdement modifiés en PvP qui ont des attaques parfois inattendues. Vous l'aurez compris, les combats versus sont encore plus difficiles qu'en solo.

Les monstres et monsties

Beaucoup de monsties sont présentés sur le site officiel, mais… ils n’y sont pas tous ! Pour l’instant, la Monstropédie affiche 128 monstres et la Monstipédie affiche 81 monsties différents. Certains sont des sous-espèces, mais ne vous méprenez pas, il n’est pas question d’un simple changement de couleur. Les sous-espèces sont parfois très différentes au niveau des attaque/défense élémentaires, mais aussi dans leur comportement.

On l’a vu dans l’aperçu des mises à jour à venir, le bestiaire est fourni en monstres venus de plusieurs opus et c’est pour notre plus grand plaisir qu’on a retrouvé certains populaires (Zinogre, Lagiacrus, Glavenus, Brachydios, Rajang…), des indémodables (Rathalos, Rathian, Tigrex, Diablos…), mais aussi les peu rencontrés ou attendus depuis longtemps (Seregios, Congalala, Astalos…). Ainsi, on verra le Tobi Kadachi (MH World) côtoyer le Kecha Wacha (MH4U) ou des grands absents de MH Rise comme le Kirin. 

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Certains grands monstres n’ont pas d’équivalent monstie comme le Plesioth, le Tetsucabra, ou encore le Duramboros. On peut repérer ceux dont on peut trouver les œufs grâce à cette icône bleue.

On ne les listera pas tous, mais vous pouvez compter sur quelques surprises tant par leur présence que des combats épiques.

On pourrait croire qu’on croule sous l’avalanche de nouveaux monstres au fur et à mesure et que ça ruine nos efforts d’optimisation, et puis redémarrer un nouveau monstre au niveau 1, quelle galère ! Ou bien faire entraîner un autre juste pour débloquer un gène, c’est tout aussi fastidieux… Pas de panique ! Une fonctionnalité d’expédition pour les monsties se débloque ultérieurement. En parallèle de vos activités, vous pouvez les envoyer gagner de l’expérience ou récolter des objets, en fonction du lieu et des consignes.

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Se procurer des œufs

Les Tanières de monstres apparaissent aléatoirement et ne sont visibles sur le radar que si vous possédez dans votre équipe un monstie avec la capacité “cherche nid”. Il y a plusieurs niveaux de rareté de Tanière, indiquant la qualité des œufs que vous pouvez y trouver. L’intérieur des Tanières est également aléatoire, ainsi que les œufs que vous y trouverez. Vous ne pouvez prendre qu’un œuf par Tanière, mais vous avez plusieurs essais (le nombre aussi est aléatoire donc arrêtez-vous à temps ou vous resterez coincé sur le dernier et ce ne sera peut-être pas le meilleur !).

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Les œufs ont un poids et une odeur, déterminant le nombre d’emplacements de gènes disponibles (maximum 9) et la qualité des gènes présents. Vous pouvez déverrouiller plus d’emplacements avec des objets spécifiques (mais rares). Les gènes déterminent les compétences passives et actives (talents) de votre monstie.

 
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Les œufs suivent également une logique de motifs et de couleurs pour vous permettre de deviner quel monstie vous obtiendrez. Les motifs correspondent à l’espèce, la couleur correspond aux couleurs dominantes du monstre.

Sur la carte, les Repaires sont fixes et vous obtenez un œuf à la fin (un seul essai, et le monstie sera de la même espèce que le boss près du nid) ; c’est ici qu’on trouve le plus de capsules bouteille dans des coffres rouges (ces coffres sont à usage unique, il ne se remplissent plus même en sortant du Repaire). Les Capsules bouteille sont importantes, car elles permettent d’obtenir des objets spéciaux très utiles (agrandir les écuries, recettes d’artisanat…), des objets cosmétiques (coiffures, tenues pour Ena ou Navirou…) et des tickets pour les explorations spéciales.

Vous pouvez débloquer plus tard un rituel qui pourra vous occuper des heures et des heures pour créer un monstie polyvalent ou très spécialisé en lui transmettant des gènes d’autres monsties.

Les gènes… theorycrafting ? Bingo !

Le Rituel de transmission vous permet de donner un gène de n’importe quel monstie à un autre (vous pouvez créer un Lagiacrus qui crache des boules de feu par exemple, ou un Rajang qui fait des bulles de savon). Le système est plus souple que le premier opus : vous pouvez mettre le gène dans n’importe quel emplacement, y compris par dessus un emplacement déjà occupé, pour remplacer le gène.

Et vous pouvez les améliorer !
Et vous pouvez les améliorer !

Certains gènes sont fixes, toujours présents sur certains monsties, d’autres sont totalement aléatoires. Certains ont même des versions (P, M, G, max) pour un même effet, mais avec plus d'efficacité.

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Les “bingo” sont des symboles et/ou couleurs alignés horizontalement, verticalement, ou en diagonale. Ils sont cumulatifs et ajoutent des bonus de dégâts sur toutes les attaques du type correspondant. Par exemple, si on aligne trois gènes comme ceci, on obtient un bonus sur toutes les attaques de type technique, et de feu ! Il existe des gènes multicolores (arc-en-ciel) qui comptent comme s’ils avaient toutes les couleurs et symboles (il est donc souvent judicieux de le mettre en plein milieu).

 

Vu la multitude de gènes et de combinaisons, les possibilités sont presque illimitées ! 

Modes de jeu

[Solo] La partie “histoire”

Vous devez sauver le monde. Bonne chance.

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Un peu plus élaboré peut-être ? Ne vous inquiétez pas, pas de spoilers, parlons davantage de la structure et des grandes lignes pour vous laisser découvrir par vous-même et ne pas ruiner votre expérience de jeu.

Tout d’abord, vous pouvez choisir le sexe et l’apparence de votre personnage (sans aucune incidence sur l'histoire). Les options sont assez limitées, mais sympathiques et étoffées si vous prenez la peine de les débloquer (par exemple des coiffures et tenues d’apparat qu’on achète avec des Capsules bouteille) ou en acheter dans le Nintendo eShop. Petit détail amusant : la ou les couleur(s) que vous choisirez pour les yeux de votre personnage seront reportées sur votre grand-père dans le jeu.

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Si l’histoire commence par une histoire de légende maudite, vous n'êtes pas banni de Potos l’île Hakolo, mais la possible menace que représente ce bébé Rathalos un peu spécial inquiète les gens et vous ne voulez pas abandonner votre nouveau compagnon donc vous partez en quête d’un moyen de contrôler son supposé terrible pouvoir. Vous partez accompagné d’Ena, une jolie demoiselle moins jeune qu’il n’y paraît : c’est une elfe wyvernienne qui a connu votre illustre grand-père. Elle aussi s’est attachée à ce petit Ratha aux ailes atrophiées et vous fait confiance. Votre jeune rider sera mis à l’épreuve face à des monstres de plus en plus dangereux et aux doutes sur ses capacités à juguler les accès de rage de Ratha ; vous rencontrerez aussi d’autres riders, ainsi que des hunters, qui ne seront pas toujours d’accord avec vous. Il vous faudra faire vos preuves, jeune rider, et s’accrocher, car même au milieu des mignons bébés monstres, l’histoire prend parfois des tournures plus sérieuses.

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On a aimé revoir certains personnages de Monster Hunter Stories premier du nom, et pour ceux qui ne les ont pas connus, la plupart racontent un peu leur histoire. Une histoire un peu bouleversante pour certains d’entre eux et qui fait parfois écho à ce qui se passe. Les personnages sont attachants, d’autres ont bien grandi et Navirou est toujours aussi maladroit et gourmand.

L’univers est très coloré, vaste et plutôt varié (autant au niveau des visuels qu’au niveau topographie : beaucoup de zones couloir, mais on a également de grandes zones ouvertes). Les villages aussi sont variés avec leur ambiance régionale, ainsi que des monstres adaptés à leur habitat (un Lagombi se trouvera plutôt dans les zones enneigées alors que le Qurupeco dans un milieu tropical par exemple).

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L’exploration est agréable, elle est facilitée par une téléportation depuis n’importe où vers le point de sauvegarde de votre choix (sauf cas spécifiques). Revisiter certains endroits s’avèrera indispensable puisque certaines capacités de terrain ne seront accessibles qu’en avançant suffisamment dans le jeu.

Enfin, le mode histoire/aventure peut se suffire à lui-même. Cependant, il est encouragé d’explorer davantage les autres modes de jeux et contenu qui se débloque après avoir terminé l’histoire (et plus de monstres !).

[Solo] Les défis d’arène (épreuves)

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Ce sont des défis en arène contre des monstres (un seul, plusieurs en même temps, ou les uns après les autres). Ces défis sont répétables et fournissent en récompense des objets de type consommable, parfois difficiles à obtenir autrement. 

Vous serez récompensé selon le nombre de tours qu’il vous a fallu pour terminer le défi. Plus vous terminez rapidement, plus vous débloquez des récompenses.

[Solo] Les tournois

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Les tournois sont des combats successifs contre d’autres riders PNJ. La moindre défaite vous élimine du tournoi et les combats deviennent de plus en plus durs. La difficulté réside aussi dans la gestion de vos objets, car ils sont en nombre limité (réinitialisé à chaque match).

Rappel : un rider ne peut pas viser directement un autre rider, seuls les monsties le peuvent. La seule exception est en chevauchée, on peut viser ce qu’on veut. Les autres règles de combat sont classiques.

En récompense, vous obtenez des tickets permettant de fabriquer de l’équipement spécial auquel vous n’avez pas accès autrement.

[Multi] Les quêtes en coopération

Certaines quêtes n’utilisent pas de ticket, mais pour les quêtes les plus intéressantes, il vous faut des tickets spécifiques (seul l’hôte du salon multijoueurs utilise un ticket), qu’on peut obtenir chez Melynx SA en échange de capsules bouteille. On peut obtenir des capsules dans les Repaires en exploration du mode histoire (de manière unique) ou en combat versus (répétable).

Certaines quêtes vous donnent accès à des monstres que vous ne pourrez pas rencontrer ailleurs !

Vous pouvez jouer en ligne ou en local. Si vous êtes seul, un rider PNJ de votre niveau sera généré pour se joindre à vous.

[Multi] Les combats  versus (PvP ou PvE)

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Dans ce mode, en ligne ou local, c’est un combat 1v1 ou 2v2, joueurs ou PNJ. Les niveaux sont lissés (niveau 50) et les objets sont prédéfinis par ensemble, au choix.

Rappel : un rider ne peut pas viser directement un autre rider, seuls les monsties le peuvent. La seule exception est en chevauchée : on peut viser ce qu’on veut. Les autres règles de combat sont classiques.

Récompenses : capsules bouteille ! (répétable)

MHST2_heart-XS.png   Ce qu'on a le plus aimé

  • Le nombre de monstres conséquent ! Pour les fans, on n’est pas dans la frustration de MH World ou MH Rise, et c’est un gros plus.
  • Les monsties : adorables et ingénieux (compétences de terrain), ils rendent l’exploration encore plus satisfaisante. Sans parler des animations d'attaques d'amitié qui sont... chatbuleuses !
  • Le système de combat : il est bien ficelé et peut offrir plusieurs niveaux de complexité. On apprécie de pouvoir les éviter en majorité quand l’humeur n’y est pas ou de pouvoir les résoudre très rapidement quand c'est possible, sans perdre récompenses et expérience.
  • La refonte de certains systèmes du premier opus et les améliorations de confort (en particulier le bouton X qui accélère les étapes fastidieuses, c'est plus que bienvenu).
  • La durée de vie du jeu : même en allant en ligne droite, la durée de l’histoire est honorable et on peut prolonger de beaucoup avec l’optimisation poussée des monsties et de son équipe, certains défis sont corsés, et le mode multijoueurs s’annonce riche (et avec du contenu à venir).
  • Des graphismes réussis : couleurs vibrantes, ambiances variées, personnages et monstres soignés.
  • La traduction française est bonne.
  • Les musiques sont agréables, bien que peu marquantes.

MHST2_heart-XS_greyed.png   Quelques points négatifs ou à revoir

  • Soyons honnêtes : la version Switch est, pour l’instant, parfois instable en mode TV. En mode portable, c’est plus fluide, mais le jeu souffre de moments où le framerate chute inexplicablement (au cours d’une conversation classique où il ne se passe rien, durant une cinématique par exemple) ou fatalement à cause du nombre d’éléments à l’écran (végétation, eau, etc.). Aucun souci en combat. On pourrait dire qu’on s'y attendait, mais on peut aussi dire que si le jeu utilisait plus de cellshading, comme Zelda: Breath of the Wild par exemple, il y gagnerait sûrement. Monster Hunter Rise se débrouille mieux de ce côté là. C'est un peu décevant, mais loin d'être rédhibitoire. 
  • L’IA des monsties est erratique et parfois très frustrante, surtout en arène où les tours comptés sont critiques. Il est anormal qu’un monstie orienté “technique”, lance sans arrêt des attaques normales “force” face à un monstre orienté “vitesse”, par exemple.
  • Quelques regrets : la disparition de la langue “Monster Hunter”(pour les doublages il n'y a plus que japonais ou anglais) et... les poogies (encore !)
  • Quelques détails ergonomiques méritent d’être améliorés (suppression d'œufs impossible, tri des quêtes insuffisant, menu des modes multi assez obscur (rien à l’écran, devoir manuellement ouvrir le menu… en page 2 pour trouver comment démarrer)

Verdict ?

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C'est avec plaisir qu'on vous recommandera le jeu, que vous soyez fan ou non des Monster Hunter. Si vous aimez les RPG pas trop sérieux, joli et léger, mais sans tomber dans l'excès non plus, c'est pour vous ! Si vous êtes collectionneur, vous avez une multitude de créatures à chercher et à collectionner, et si vous aimez les défis corsés et l'optimisation ,vous ne serez pas en reste. Le multijoueur, optionnel, n'est pas obligatoire, mais offre une très bonne et solide extension et les amateurs de PvP peuvent aussi y trouver leur compte (même si dépendant du PvE). Bref, un contenu généreux et soigné, de quoi occuper tout l'été !

Le choix de la plateforme, cependant, reste important selon vos critères. N'espérez pas du 60 FPS sur la Nintendo Switch, mais si le jeu n'a pas d'étonnantes performances comme d'autres qui nous ont surpris, il reste appréciable (davantage en mode portable), ça n'enlève rien du plaisir de jeu.

Test réalisé par JNH sur Switch à partir d'une version fournie par l'éditeur.

La démo est disponible en téléchargement (Nintendo Switch)

La version complète (physique et numérique) sortira le 09 juillet sur Nintendo Switch et PC (Steam).

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