Test de Stray - Nous sommes félin pour l'autre

Développé par les Montpelliérains de Blue Twelve Studio, Stray a charmé les joueurs dès ses premières images, générant une grosse hype au passage. Le jeu est maintenant sorti depuis quelques jours, l’occasion pour nous de voir si Stray est bien la pépite attendue.

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Le chat est le meilleur ami du droïde

Le jeu prend place dans un monde que l’on imagine post-apocalyptique. La nature a repris ses droits dans les ruines d’une civilisation humaine quelconque. Plus un seul humain à l’horizon, juste des robots qui ont bâti une civilisation dans des abris souterrains, pâle imitation des activités humaines. Le quotidien de ces robots est bouleversé lorsqu’un chat débarque par accident dans leur monde. Bien vite accompagné d’un petit robot nommé B-12 qui lui sert à la fois de guide et de traducteur, notre félin brave les dangers qui rôdent dans les ombres pour retrouver la surface et découvrir la vérité sur le sort de l’humanité.

Miaou ?

Neuf vies, et presque autant de gameplay

Stray a la bonne idée de proposer un gameplay varié, alternant avec succès les phases d’exploration et les phases un peu plus animées. Car ce monde caché sous la surface n’est pas dépourvu de danger et notre héros fait rapidement la rencontre des Zurks, d’étranges créatures qui attaquent à vue. Trop nombreuses pour nous, ces créatures ne nous laissent pas d’autres choix que la fuite ou l’astuce pour éviter une mort prématurée. Ce n’est que plus tard dans l’aventure que nous avons enfin la possibilité de lutter contre ces horreurs. Dans sa dernière partie, Stray s’essaie même à l’infiltration, avec plus ou moins de succès. Bref, de la variété durant les 6 à 7 heures qu’il nous faudra pour le finir en casual .

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Everybody want to be a cat

Mais c’est dans ses phases d’exploration que Stray brille le plus. Le level-design ne se pense plus de la même façon dès lors que l’on joue un chat, dont l’agilité lui offre de nouvelles possibilités de déplacement. La moindre ventilation, le moindre tuyau ou même un panneau anonyme n’est plus un simple élément du décor, c’est un chemin possible vers ailleurs, toujours plus haut. Même une barrière n’est pas un obstacle si vous pouvez vous glisser entre ses barreaux. Et le jeu vous encourage à visiter son monde. Les robots que vous rencontrez ont régulièrement des petites missions simples pour vous, totalement facultatives, mais qui vous demandent d’explorer les moindres recoins des lieux de vie que vos nouveaux amis robotiques se sont bâti. De la même façon, Stray possède sa liste d’objets à collecter, ici des souvenirs de B-12, qui sont à découvrir un peu partout dans le monde et régulièrement en-dehors des sentiers battus.

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Malheureusement, cette sensation de liberté se trouve un peu bridée par le fait que le moindre saut du jeu est totalement encadré. Notre roux héros saute là où le jeu le permet et pas question de foirer son saut. Il arrive donc un peu trop souvent à mon goût que l’on se retrouve à chercher « la » bonne position qui nous permettra de sauter là où on veut aller, ce qui gâche un peu le flow, vous l’avouerez. Par contre, on ne peut pas jouer à Stray sans être impressionné par le travail réalisé pour donner vie à son héros. Je parle ici tant des animations de la boule de poils que des bruitages qui l’accompagnent. C’est simple : on appuie sur le bouton pour miauler sans raison, juste pour apprécier les différents miaulements de notre chat. Tout comme on apprécie ses ronronnements ou toutes les petites animations disponibles dans le jeu. Oui, il peut gratter les meubles ou un fauteuil. C’est simple, j’ai rarement eu autant l’impression d’avoir devant moi un véritable chat, y compris dans le désordre qu’il peut laisser derrière lui.

Une sieste bien méritée

Une technique au poil

Je termine ce test avec l’inévitable paragraphe technique, plus par habitude que par réel besoin. Stray ronronne en effet comme un charme sur nos machines. Le test a été réalisé sur PC, ce qui ne m’a pas permis de profiter des petits raffinements, comme le retour haptique des gâchettes lors des séances de grattage. Pour le reste, Stray est une réussite visuelle, avec un soin tout particulier accordé aux lumières, qui joue beaucoup sur les ambiances des environnements que l’on traverse. Le travail est également réussi au niveau sonore. J’ai déjà parlé des miaulements du chat, mais on peut également citer la musique, qui sait rester discrète lorsqu’on visite et s’emballer lors des phases de fuite devant une horde de Zurks.

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Conclusion

Stray n’est pas un jeu parfait et on peut lui reprocher une trop grande simplicité. Pourtant, en variant les types de gameplay, le jeu évite de frustrer trop longtemps le joueur. Même si vous n’aimez pas une séquence, une autre, différente, vous plaira un peu plus loin. Mais Stray, c’est aussi et surtout un vrai petit moment de bonheur, que vous aimiez ou non les chats.

Test réalisé sur PC par Grim à partir d'une version fournie par l'éditeur.

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