Test de Dream Garden - Plus zen que tailler un bonsaï
J’avais découvert Dream Garden lors du dernier Steam Néo Fest, et j’avais été aussitôt conquis par la simplicité du principe. Dream Garden est l’un de ces jeux de construction/bac à sable sans objectifs particuliers autre que créer des décors inspirés cette fois par les jardins japonais. Voyons ça ensemble.

Au commencement, il n’y avait rien
La première étape consiste fort logiquement à choisir son jardin. Quatre environnements sont disponibles allant du simple bureau à la cour extérieur d’une maison japonaise typique. Puis vient le choix du cadre du jardin, sa forme si vous préférez, dont le nombre et la taille varie en fonction de l’environnement. Au total, cela nous donne 18 possibilités de styles et de tailles différentes. Une fois ces quelques options choisies, il ne vous reste plus qu’à donner un petit nom à votre future création pour vous lancer dans l’aventure.
Et l’homme créa la terre
Vous voilà maintenant devant un terrain vierge qui n’attend que vous et vos créations. Une simple pression sur la barre d’espace permet de faire apparaitre un menu radial qui regroupe les différents outils à votre disposition. Les deux premiers concernent le terrain. Commençons par l’édition du terrain qui vous permet d’élever ou d’abaisser le terrain (c’est l’astuce pour faire apparaitre de l’eau, ce qui implique aussi qu’il est impossible de créer un décor avec de l’eau s’écoulant d’une montagne, par exemple), d’aplanir et de lisser le terrain. Je crois qu’il n’y a pas besoin d’explications supplémentaires. Le deuxième outil, complémentaire, vous permet d’appliquer une texture au terrain, parmi une dizaine de choix possibles. Différents types de sable, d’herbe et de pierre sont proposés. Un petit engrenage permet de faire apparaitre un panneau qui permet de personnaliser le pinceau que vous utilisez pour peindre les textures, mais aussi une option qui permet d’appliquer la texture à tout le terrain. Voilà pour la base.
Des objets comme s’il en pleuvait
Il est maintenant temps de s’intéresser à l’outil de placements des objets sur le terrain. Ceux-ci sont divisés en 6 catégories : construction, pierres et rochers, plantes et fleurs, arbres, animaux et enfin divers effets visuels. Ici, et malgré ces catégories, le jeu devient un peu plus fouilli. Les objets ont un peu l’air d’avoir été balancés en vrac dans la liste, sans logique particulière. Peut mieux faire. Une fois l’objet placé, il devient possible d’en modifier les dimensions (hauteur, largueur et longueur), de le faire tourner, d’en modifier l’alignement, mais aussi d’en modifier les couleurs ou certains autres détails visuels, comme le fait qu’il soit ou non couvert de neige en hiver ou encore un changement de couleurs en fonction des saisons pour les arbres, par exemple. Sympa, même si je regrette un peu que certaines de ces options soient du tout ou rien (la neige, par exemple). Je salue également la présence d’un outil de mise à l’échelle qui fonctionne en zone, ce qui permet de modifier la taille de plusieurs objets, avec un filtre par catégorie, en même temps. Pratique quand vous avez placé des dizaines de fleurs et que vous n’avez pas envie de les modifier une à une.
Puisqu’on en parle, faisons un petit détour par les paramètres visuels. Il s’agit en fait du menu où vous allez pouvoir régler l’ambiance générale de votre scène : la saison, la météo et le moment de la journée. Il est possible de fixer les paramètres ou de laisser le temps et les saisons s’écouler dynamiquement. Enfin, c’est également dans ce menu que vous pourrez ajouter un éclairage sur les bords du cadre. L’ensemble de ces options permet de créer des ambiances très sympa, avec un bémol sur les animations. Si voir les arbres bouger au fil du vent est plaisant, c’est plus rigide pour les animaux, coincés dans 2-3 animations ou réduit à tourner en rond dans le cas des poissons. J’aurais voulu un peu plus de variété sur ce point.
Imparfaite zenitude
À l’usage, je n’ai qu’un reproche à faire à Dream Garden, et c’est le manque de lisibilité de certains outils, en particulier lorsque vous creusez le terrain, le pinceau devenant alors pratiquement invisible. Un manque de lisibilité qu’on retrouve indirectement dans la liste des assets. Vouloir une interface discrète est une chose, mais la faire tellement petite qu’on a du mal à identifier les objets en est une autre. Bien sûr, on s’habitue et il est simple de supprimer un objet, mais bon, un tooltip n’a jamais tué personne. Dommage aussi qu'autant d'interactions basiques demandent l'utilisation du clavier (annuler une action, pivoter un objet lors de son placement, etc), d'autant que certains raccourcis se marchent dessus sur nos bons vieux claviers azerty. Ce n'est pas grave, mais disons qu'appuyer sur R pour faire pivoter un objet n'est pas forcément super-intuitif.
Conclusion
Dream Garden remplit parfaitement sa mission. C’est un jeu simple à prendre en main, pas cher et qui procure une expérience relaxante à qui a envie de se lancer dans la création d’un ou plusieurs jardins japonais virtuels.
Test réalisé par Grim sur PC à l'aide d'une copie fournie par le développeur
| Plateformes | Windows |
|---|---|
| Genres | Bac à sable, occasionnel (« casual »), asie |
| Sortie |
3 novembre 2025 |
Aucun jolien ne joue à ce jeu, aucun n'y a joué.




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