Test - Just Dance 2026 : une mise à jour technique sur piste inégale

Ubisoft dévoile Just Dance 2026 avec 40 nouveaux morceaux et un mode Party revisité. Entre chorégraphies soignées et soucis techniques, la série continue de faire danser les salons.

Just Dance célèbre en 2025 plus de quinze années de succès ininterrompu dans les salons du monde entier. Développée par Ubisoft, cette franchise iconique a su transformer le simple fait de danser devant sa télévision en véritable phénomène culturel, rassemblant familles et amis autour de chorégraphies accessibles et de hits musicaux variés. Avec Just Dance 2026 Edition, Ubisoft adopte désormais une approche plateforme plutôt que de proposer un jeu entièrement nouveau chaque année. Cette édition s'apparente davantage à une mise à jour annuelle du contenu existant, intégrant quarante nouveaux morceaux à la bibliothèque déjà conséquente de la série.

L'intérêt pour les joueurs réside principalement dans cette sélection musicale renouvelée, qui promet de couvrir plusieurs décennies et genres musicaux, du pop mainstream aux classiques intemporels. La transition vers un modèle plateforme soulève cependant des questions sur la valeur ajoutée réelle de cette itération, particulièrement face à la concurrence croissante des applications de fitness et des danses virales sur les réseaux sociaux. Notre test a été réalisé sur Xbox Series X, console qui impose l'utilisation d'un smartphone comme périphérique de contrôle, en l'absence de support pour d'anciens accessoires comme le Kinect.

Ce qu'on a aimé

Une sélection musicale généreuse et éclectique

Just Dance 2026 Edition propose quarante nouveaux morceaux qui reflètent admirablement la diversité musicale contemporaine tout en n'oubliant pas les classiques. La liste comprend des tubes récents qui ont marqué l'année écoulée, comme APT de ROSÉ et Bruno Mars, Love Again de Dua Lipa, ou encore Abracadabra de Lady Gaga. Les amateurs de pop actuelle trouveront également leur bonheur avec Good Luck, Babe! de Chappell Roan ou It's ok I'm ok de Tate McRae. La série n'oublie pas ses origines et intègre des morceaux intergénérationnels tels que All Star de Smash Mouth, Viva La Vida de Coldplay, ou encore Girls Just Wanna Have Fun de Cyndi Lauper. Born to be Alive fait même l'objet de deux versions distinctes avec des animations différentes, offrant une variété appréciable. Pour les fêtes de fin d'année, Ubisoft a inclus Rockin' Around the Christmas Tree par Mrs. Claus and the Elves, garantissant des moments festifs en famille. La collaboration avec l'univers de Bluey, sous forme de medley, témoigne de l'attention portée au contenu familial.

Cette diversité musicale couvre véritablement plusieurs décennies et styles, du hip-hop à la musique mariachi, en passant par des artistes LGBTQIA+, assurant que chaque membre de la famille puisse trouver des morceaux correspondant à ses goûts personnels.

Des chorégraphies de qualité professionnelle

Notre testeuse principale, ancienne danseuse professionnelle formée dans de nombreux styles (jazz, street, hip-hop, ballet), a pu évaluer avec expertise la qualité des chorégraphies proposées. Les routines sont uniformément excellentes, montrant un véritable travail de création et d'adaptation aux capacités du grand public. Chaque morceau bénéficie d'une chorégraphie spécifiquement pensée pour son style musical, avec des mouvements cohérents qui respectent l'identité artistique de chaque chanson. La chorégraphie d'It's ok I'm ok de Tate McRae s'est notamment démarquée par sa qualité d'exécution, combinant des pas techniques avec une accessibilité permettant aux danseurs amateurs de se sentir compétents.

Le système de classification par difficulté et intensité permet à chacun de trouver son niveau, de la simple danse tranquille en famille aux routines intenses qui font véritablement transpirer. Les animations et arrière-plans qui accompagnent chaque morceau ont également été soignés avec attention, offrant tantôt des vidéos simples centrées sur les danseurs virtuels, tantôt de véritables clips musicaux créés spécifiquement pour le jeu. Cette production visuelle de haute qualité contribue à l'immersion et à la motivation des joueurs, même si nous avons naturellement moins l'occasion d'en profiter pleinement lorsque nous sommes concentrés sur l'exécution des mouvements.

Un mode caméra smartphone fonctionnel et libérateur

L'option d'utiliser la caméra de son smartphone pour jouer sans tenir de périphérique en main représente une avancée significative dans l'expérience Just Dance. Ce mode capture les mouvements du corps entier plutôt que de se limiter au tracking d'un contrôleur tenu dans une main, offrant théoriquement une évaluation plus précise de la performance. Nous avons testé cette fonctionnalité avec différents appareils et, lorsqu'elle fonctionne correctement, l'expérience se rapproche davantage de la sensation de danser librement sans être entravé par un téléphone ou un contrôleur coûteux que l'on craint de lâcher. La configuration est relativement simple : il suffit de positionner son smartphone contre un support stable avec une vue dégagée sur l'espace de danse. Le tracking s'avère généralement satisfaisant sur les morceaux compatibles, permettant d'obtenir des scores cohérents avec la qualité de l'exécution. Cette approche démocratise également l'accès au jeu, puisque n'importe quel smartphone récent peut servir de caméra, éliminant le besoin d'investir dans des accessoires propriétaires dispendieux. Pour les familles qui possédaient autrefois des périphériques comme le Kinect, ce mode offre une alternative moderne, bien que limitée à un seul joueur simultané, contrairement aux six possibles avec le mode contrôleur traditionnel.

L'abonnement Just Dance+ pour étendre l'expérience

Just Dance+ représente une proposition de valeur intéressante pour les véritables amateurs de la série, offrant l'accès à une bibliothèque de plus de quatre cents morceaux issus des éditions précédentes. L'abonnement, disponible mensuellement ou annuellement, n'est pas excessivement onéreux et multiplie considérablement la durée de vie du titre de base. Pour les nouveaux venus dans l'univers Just Dance ou pour ceux qui ont manqué plusieurs éditions annuelles, cet abonnement permet de rattraper le temps perdu sans avoir à acheter séparément chaque itération passée.

La structure de serveur s'avère stable pour accéder à ce contenu additionnel, et la bibliothèque est régulièrement mise à jour avec de nouveaux morceaux. L'infrastructure en ligne permet également de participer à des classements mondiaux et à des défis hebdomadaires qui renouvellent l'intérêt du jeu au-delà des simples sessions de danse libre. Ces petites récompenses cosmétiques débloquables en jouant ajoutent une touche de progression personnelle appréciable, permettant de customiser son profil pour se démarquer dans les classements. Dans l'écosystème actuel des jeux-services, Just Dance+ constitue un modèle d'abonnement relativement raisonnable qui reconnaît la nature répétitive du contenu de base tout en offrant une porte d'entrée vers une expérience beaucoup plus riche.

Ce qu'on n'est pas sûrs d'avoir aimé

Un nouveau mode Party à l'intérêt limité

Just Dance 2026 introduit un mode Party retravaillé qui permet à jusqu'à six joueurs de s'affronter dans des sessions condensées, mais son intérêt pratique demeure discutable. Le principe consiste à enchaîner des versions tronquées de différentes chansons, généralement deux minutes par morceau sur une durée totale d'environ dix minutes. Le mode intègre quelques variations mécaniques comme l'obscurcissement de l'écran pour forcer les joueurs à mémoriser les mouvements, ou encore des segments demandant d'applaudir rythmiquement au lieu de suivre la chorégraphie affichée. À la fin de chaque mini-niveau, les scores de précision de tous les participants sont affichés pour établir un classement. Sur le papier, cette formule semble idéale pour des rassemblements sociaux où l'on souhaite maximiser le nombre de participants et minimiser l'engagement temporel de chacun.

Dans la pratique, l'exécution s'avère relativement superficielle, offrant davantage une suite de défis rapides qu'une véritable expérience de jeu cohérente. Les versions écourtées des morceaux empêchent de véritablement s'immerger dans une chorégraphie complète, ce qui peut frustrer ceux qui apprécient l'aspect apprentissage et maîtrise progressive d'une routine. Nous avons constaté que ce mode plaît particulièrement aux plus jeunes joueurs qui apprécient le rythme soutenu et la compétition immédiate, mais les danseurs plus investis préfèrent généralement l'expérience traditionnelle avec des morceaux complets. La question demeure de savoir si cette fonctionnalité trouvera réellement son public ou si elle finira par être délaissée au profit des modes classiques.

Une navigation entre plateformes qui manque de fluidité

L'interface de Just Dance 2026 reflète sa nature de plateforme unifiée regroupant plusieurs éditions annuelles (2023, 2024, 2025 et maintenant 2026), ce qui crée une certaine confusion dans la navigation. Le jeu s'apparente désormais davantage à une application-hub de type Just Dance Now qu'à un titre autonome avec sa propre identité visuelle distinctive. Les menus, bien que visuellement attrayants avec leurs effets néon et transitions cinématographiques, manquent parfois d'intuitivité et pourraient être structurés de manière plus efficace. Nous avons notamment remarqué que certaines fonctions exigent l'utilisation d'une manette Xbox alors que le reste de la navigation peut s'effectuer via smartphone, créant une incohérence dans l'expérience utilisateur. La fonction de recherche de morceaux, par exemple, demande impérativement de prendre une manette pour poursuivre la saisie, alors que le téléphone suffit pour parcourir les listes. Cette fragmentation des méthodes de contrôle peut désorienter, particulièrement lors de rassemblements familiaux où l'on souhaite une expérience la plus transparente possible.

Par ailleurs, l'accumulation d'éléments cosmétiques débloqués au fil des années et des différentes éditions rend difficile le suivi de sa propre progression. Nous avons perdu le compte des petits accessoires virtuels collectés depuis que la série a adopté ce format plateforme, et l'absence d'un système de gestion clair pour organiser ces récompenses diminue leur valeur perçue. L'interface gagnerait certainement à être simplifiée et clarifiée pour faciliter l'accès rapide aux fonctionnalités essentielles, surtout dans un contexte festif où les utilisateurs veulent démarrer rapidement sans naviguer dans des sous-menus complexes.

Des performances variables selon les plateformes

Notre expérience sur Xbox Series X présente des différences notables avec ce que nous avons pu observer dans des retours d'utilisateurs sur d'autres plateformes, particulièrement la Nintendo Switch 2.

Certains tests publiés en ligne vantent une expérience technique quasi parfaite sur la console de Nintendo, avec des performances à soixante images par seconde stables, des temps de chargement pratiquement inexistants et une précision de tracking exemplaire grâce aux Joy-Con améliorés.

Sur Xbox, l'expérience s'avère sensiblement différente, notamment en raison de l'obligation d'utiliser un smartphone comme périphérique de contrôle. Cette dépendance aux appareils mobiles introduit une couche de complexité supplémentaire et des variables techniques qui échappent au contrôle du développeur. Nous supposons que la version Switch, avec ses contrôleurs dédiés intégrés au système, offre probablement une expérience plus homogène et optimisée.

Cette disparité entre plateformes soulève la question de l'équité de l'investissement : pourquoi payer le même prix pour des versions qui n'offrent manifestement pas le même niveau de polish technique? Les possesseurs de Xbox (et de PS5, selon toute vraisemblance) se retrouvent avec une version qui, bien que fonctionnelle, présente des compromis et des limitations absentes sur d'autres systèmes. Ubisoft gagnerait à harmoniser l'expérience ou, à défaut, à ajuster le positionnement tarifaire en fonction des capacités réelles de chaque version.

Il est également envisageable que les futures mises à jour corrigent certains de ces écarts, mais au moment de notre test, la différence entre plateformes demeure perceptible et potentiellement frustrante pour ceux qui ont investi dans l'écosystème Xbox.

Ce qu'on a moins aimé

Des problèmes de connexion récurrents et agaçants

L'expérience utilisateur sur Xbox Series X est significativement entachée par des problèmes de connexion entre le smartphone et la console.

Dès le lancement du jeu, le besoin de connecter son téléphone via l'application Just Dance Controller s'impose avant même de pouvoir accéder aux menus principaux. Cette étape préliminaire s'est révélée problématique à de nombreuses reprises, avec des échecs de connexion inexpliqués malgré la présence des deux appareils sur le même réseau WiFi. Nous avons dû parfois redémarrer l'application mobile à plusieurs reprises avant d'établir une liaison stable, un processus frustrant qui brise l'élan festif que l'on attend d'un jeu de cette nature.

Une fois en jeu, l'application se déconnecte occasionnellement sans raison apparente, particulièrement lors de transitions entre morceaux ou lors de retours au menu principal. Ces déconnexions intempestives obligent à interrompre la session de danse, à fermer complètement l'application mobile et à répéter la procédure de connexion. Dans un contexte de soirée entre amis ou en famille, ces interruptions techniques deviennent rapidement embarrassantes et nuisent considérablement à l'ambiance.

Le plus frustrant reste l'imprévisibilité de ces problèmes : certaines sessions fonctionnent parfaitement du début à la fin, tandis que d'autres sont constamment perturbées. Notre connexion internet domestique est pourtant robuste, capable de gérer simultanément plusieurs flux vidéo et réunions en ligne sans aucune difficulté, ce qui confirme que le problème réside bien du côté de l'implémentation technique d'Ubisoft plutôt que de notre infrastructure réseau.

Un contrôle au smartphone peu fiable en mode capteur

Le mode contrôleur smartphone, qui oblige à danser en tenant son téléphone dans une main, présente des lacunes importantes de précision et de fiabilité. Contrairement au tracking par caméra qui analyse les mouvements du corps entier, ce mode se concentre sur les déplacements du smartphone lui-même, fonctionnant essentiellement comme un gyroscope mobile. La détection s'avère souvent approximative, avec des scores qui ne reflètent pas fidèlement la qualité de l'exécution. Notre testeuse, forte de son expérience professionnelle en danse, a constaté à de nombreuses reprises que des mouvements parfaitement exécutés ne recevaient qu'une évaluation médiocre, tandis que des approximations grossières ou des mouvements en dehors du rythme officiel de la chorégraphie pouvaient parfois être récompensées par des notes correctes. Cette incohérence dans le jugement mine la crédibilité du système de scoring et démotive rapidement les joueurs qui cherchent à progresser.

Le problème s'accentue particulièrement sur les chorégraphies rapides et techniques comme celles de morceaux intenses où les changements de direction et les mouvements amples devraient logiquement être récompensés. L'obligation de tenir fermement le smartphone pendant toute la durée du morceau crée également une tension physique dans la main et le poignet, limitant la fluidité naturelle des mouvements. Pour des morceaux de trois à quatre minutes, cette contrainte ergonomique devient véritablement inconfortable, surtout lorsqu'on enchaîne plusieurs danses consécutives. Le contraste est saisissant avec le mode caméra qui, malgré ses propres limitations, offre au moins la liberté gestuelle complète.

On se demande pourquoi Ubisoft continue de privilégier ce mode comme option par défaut pour le multijoueur alors que son exécution technique laisse manifestement à désirer, et on regrette vraiment l'abandon de ce bon vieux Kinect, même si on comprend que maintenir un périphérique en vie pour une poignée de jeux à l'année n'est clairement pas viable.

Le mode caméra limité et incomplet

Bien que prometteur conceptuellement, le mode caméra smartphone souffre de restrictions arbitraires qui limitent drastiquement son utilité.

Premièrement, cette fonctionnalité ne supporte qu'un seul joueur à la fois, éliminant d'emblée toute possibilité de sessions multijoueurs, qui constituent pourtant l'essence même de l'expérience Just Dance en contexte social. Cette limitation contraste fortement avec le mode contrôleur qui permet jusqu'à six participants simultanés, créant une hiérarchie frustrante entre les deux options de jeu.

Deuxièmement, et c'est peut-être encore plus problématique, le mode caméra ne fonctionne que sur une sélection restreinte de morceaux, sans logique apparente dans les choix effectués par Ubisoft. Certaines des chansons les plus populaires de la playlist 2026 ne sont tout simplement pas compatibles avec ce mode, forçant les joueurs à basculer vers le contrôleur smartphone même s'ils préfèrent l'expérience mains libres. Le cas le plus flagrant concerne APT de ROSÉ et Bruno Mars, l'un des hits majeurs de cette édition, qui refuse catégoriquement de reconnaître le moindre mouvement en mode caméra.

Nous avons testé ce morceau à plusieurs reprises avec différents smartphones (pas moins de 6, de quatre marques différentes!!!!)  et configurations, sans jamais parvenir à obtenir un tracking fonctionnel, nous obligeant finalement à abandonner et à repasser en mode contrôleur. Cette inconsistance dans la disponibilité des fonctionnalités crée une confusion légitime : pourquoi certains morceaux bénéficient-ils du mode caméra tandis que d'autres en sont privés? L'absence totale d'indication claire dans l'interface pour identifier quels morceaux supportent quel mode aggrave encore cette situation, transformant chaque nouvelle sélection en loterie technique.

L'absence de reconnaissance des achats précédents

Ubisoft a adopté un modèle plateforme qui unifie toutes les éditions récentes de Just Dance, mais refuse paradoxalement de reconnaître les achats antérieurs des joueurs. Cette décision commerciale constitue sans doute la critique la plus fondamentale que nous pouvons adresser à Just Dance 2026. Pour les fans de longue date qui ont investi dans Just Dance avant l'unification, il n'existe aucun mécanisme permettant de débloquer automatiquement les morceaux de ces éditions précédentes dans la version 2026 sans souscrire à l'abonnement Just Dance+.

Concrètement, un joueur ayant légitimement acheté et payé les éditions les plus anciennes au prix fort à l'époque se retrouve dans la même situation qu'un nouveau venu : contraint de s'abonner pour accéder aux centaines de morceaux qu'il possède théoriquement déjà. Cette approche commerciale aggressive semble particulièrement injuste maintenant qu'Ubisoft a clairement signalé son intention de ne plus produire de véritables nouvelles moutures du jeu, mais simplement des mises à jour annuelles de contenu avec des ajouts occasionnels en cours d'année, qui peuvent justifier la prise d'un abonnement pour les fans de la licence.

Si Just Dance devient effectivement une plateforme évolutive plutôt qu'une série de titres distincts, il serait logique et équitable que les achats précédents soient honorés et intégrés. D'autres franchises de jeux-services ont mis en place des systèmes de migration de contenu ou de récompenses pour les joueurs fidèles, reconnaissant leur investissement financier et temporel dans l'écosystème. L'absence totale de telle considération chez Ubisoft pour ses fans de longue date (c'est techniquement le cas pour les versions post-unification) donne l'impression désagréable que la fidélité des plus vieux joueurs n'est pas valorisée, voire qu'elle est activement exploitée.

Pour une franchise qui repose largement sur la tradition familiale et le retour annuel des mêmes joueurs, cette politique risque d'aliéner progressivement la base de fans la plus dévouée au profit de revenus d'abonnement à court terme.

Crache ton booty, Myrhdin

Just Dance 2026 Edition s'inscrit confortablement dans la continuité d'une franchise éprouvée qui a fait ses preuves depuis plus de quinze ans. Les quarante nouveaux morceaux apportent indéniablement de la fraîcheur et de la variété, couvrant généreusement plusieurs générations musicales et styles chorégraphiques. La qualité intrinsèque des danses demeure exemplaire, comme l'a confirmé notre testeuse au parcours professionnel, et le plaisir fondamental de se déhancher sur des tubes entraînants reste intact. L'abonnement Just Dance+ constitue une proposition raisonnable pour étendre significativement l'expérience, offrant un accès à des centaines de morceaux supplémentaires à un tarif mensuel ou annuel acceptable.

Malheureusement, l'expérience technique sur Xbox Series X ternit considérablement le tableau. Les problèmes récurrents de connexion entre smartphone et console, la fiabilité douteuse du mode contrôleur mobile et les limitations arbitraires du mode caméra transforment ce qui devrait être une expérience festive spontanée en parcours du combattant technique. Ces obstacles ne sont pas anecdotiques : ils surviennent suffisamment fréquemment pour affecter négativement presque chaque session de jeu, brisant l'élan et gâchant l'ambiance dans des contextes sociaux où Just Dance devrait briller.

L'absence de reconnaissance des achats précédents constitue par ailleurs une décision commerciale difficile à justifier maintenant qu'Ubisoft a clairement orienté la franchise vers un modèle plateforme évolutif plutôt que des titres annuels distincts. Les joueurs fidèles méritent mieux qu'une politique les obligeant à s'abonner pour accéder à du contenu qu'ils ont légitimement déjà payé.

Nous recommandons Just Dance 2026 aux nouveaux venus dans la franchise ou à ceux qui ont manqué plusieurs éditions récentes, pour qui l'abonnement Just Dance+ représentera une excellente porte d'entrée vers un vaste catalogue.

Les propriétaires des plus vieilles éditions devront quant à eux évaluer si quarante nouveaux morceaux justifient de traverser le champ de mines technique que représente cette version Xbox, ou s'il vaut mieux attendre qu'Ubisoft daigne corriger les nombreux problèmes qui plombent l'expérience. Sur une plateforme comme la Nintendo Switch où le jeu semble techniquement plus abouti, Just Dance 2026 mériterait probablement une recommandation plus enthousiaste. Mais en l'état, sur Xbox, nous ne pouvons que constater que la danse reste excellente... quand le jeu consent enfin à fonctionner correctement.

Ce test a été réalisé par Myrhdin avec une clé ou un jeu fournis par le constructeur. Sa rédaction n'est le fruit d'aucune transaction financière entre le rédacteur ou JeuxOnLine et le développeur, l'éditeur ou les entreprises les représentant.

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