Test de Fuser - La solution au blues post-festival ?

Fuser, déjà présenté de façon bien complète dans notre aperçu de septembre, est disponible depuis ce mardi 10 Novembre, sur PC, PlayStation 4, Switch et Xbox One. Grâce à la rétrocompatibilité, il est aussi disponible sur PlayStation 5 et Xbox Séries S|X. Personnellement, c’est le premier titre que j’ai pu essayer sur ma nouvelle Séries X, après avoir entamé ma partie sur ma Xbox One X. La magie de la compatibilité entre les générations, c’est beau ! Bref, étant tout aussi fan de jeux de rythme que le comparse Myrhdin (certains Joliens doivent se rappeler du fameux marathon livestream de Noël 2016 !), j’ai eu la possibilité de m’essayer au dernier titre de chez Harmonix et voici mon retour d’expérience après quelques heures à me prendre pour le futur David Ghetto.

Je ne m’étendrais pas sur la présentation générale du titre. Comme l’a dit Myrhdin, plusieurs modes sont disponibles (Campagne, Freestyle solo ou coopératif, ou encore Battles). Bien que j’ai principalement essayé le mode campagne et freestyle solo, j’ai eu l’occasion de m’adonner au Freestyle coopératif. Ce mode reprend le principe d’un set en solo, à l’exception que les autres joueurs (jusqu’à 4 par sessions) peuvent vous lancer une demande à réaliser pendant votre tour. Une fois votre set fini, cela passe automatiquement au joueur suivant. À 2 joueurs, ce mode s’est avéré, bien que fun, vite redondant. On s’est quand même imaginé le fun que ce mode doit être à 4 joueurs, chose qui sera facilement rendu possible par le fait que le jeu propose du crossplay entre Xbox One, Xbox Series X|S, PC et Switch (le crossplay PlayStation 4 reste à confirmer). Néanmoins, c’est aussi l’occasion pour moi d’émettre la même déception sur l’absence de mode local. Parce que, soyons honnête, la soirée pizza/bière/gaming, c’est quand même un peu la base, non ?

Le gameplay est relativement simple d’accès, tout en étant bien plus varié que le jeu le laisse le supposer de prime abord. En avançant un peu dans vos différents sets, vous découvrez une large gamme de possibilités pour varier vos futurs sets. En vrac, on retrouve : choisir une des 4 pistes audios de chaque morceau disponible, rendre muet une piste, éjecter un CD, jouer en solo une piste, faire des fondus d’entrée ou de sortie, enregistrer une boucle sonore à intégrer dans votre set, intégrer vos sets « instantanés » (comprendre pré-sauvegardés), jouer des instruments en live (batterie, clavier, basse ou encore synthé sur une interface MAO), appliquer des effets (distorsion, écho, répétition), etc. Vous l’aurez compris, c’est un titre particulièrement complet. Ce qui, venant d’Harmonix et de leur historique dans le jeu de rythme, n’est pas franchement surprenant.

D’autant que comme à leur habitude, un travail tout particulier a été réalisé sur le son et le mélange des différentes bandes sons, bien que souvent des plus improbables (J’ai eu le plaisir de m’essayer à un medley entre « Killing in the name of » de RATM, « Take on me » – Ah-A et « Temperature » de Sean Paul par exemple), fonctionne à merveille. Notamment parce que le jeu se veut très user-friendly puisque même si vous ne suivez pas correctement les indicateurs rythmiques, votre bande son ne s’en trouve pas saccagé.

Je terminerais rapidement ces quelques mots pour évoquer le pack VIP auquel j’ai pu avoir accès via la clé fourni pour ce test. Elle permet d’ajouter 25 titres supplémentaires à la centaine disponible dans l’édition de base. Les titres sont hautement variés puisque vous irez de « Venus » de Banarama à « Get Busy » de Sean Paul, en passant par « Bring me to life » d’Evanescence ou « Rock your body » de Justin Timberlake. Proposer des titres supplémentaires pour prolonger la durée de vie de leurs titres, ce n’est pas vraiment une nouveauté pour Harmonix. C’est même leur modèle économique depuis près de 10 ans, donnant des tracklists assez hallucinantes de contenu sur Rock Band entre autres. Maintenant, dans les faits, l’édition digitale VIP du jeu est vendu 109,99€ pendant que le pack VIP est vendu seul à 44,99€. Harmonix étant habitué à proposer le DLC unitaire entre 1,50 et 2€, le prix n’est pas surprenant. Néanmoins, cela reste une somme importante à sortir, surtout pour un titre pour lequel, en tant que joueurs, nous ne sommes jamais vraiment certains d’accrocher dans le temps, sans un essai un tant soit peu approfondi au préalable.

Au final, force est de constater que même sans avoir à jouer sur une batterie en plastique ou à sortir des solos démentiels sur sa guitare, la sauce prend et on se retrouve rapidement happés dans un monde électronique des plus colorés où on ne souhaite que continuer à créer ses mixs pendant encore de nombreuses heures. Fuser s’avère une belle découverte musicale et un bon kiff pour tout joueur passionné de jeux de rythme et/ou de musique électronique. Bien plus accessible qu’un Rock Band (certains joueurs ont vraiment du mal avec cette satanée touche orange sur leur guitare !), le défi n’en est pas moins présent pour obtenir les sacro-sainte 5 étoiles en fin de set. À titre d’exemple, après une quinzaine de sets en campagne, je ne l’ai atteint qu’une fois ! Du coup, je vous laisse, faut que j’améliore tout ça afin d’être prêt à faire chauffer l’ambiance à TomorrowLand 2021.

Test réalisé sur Xbox One et Xbox Series X par Dunta à partir d'une version fournie par le développeur.

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