Test de Sonic Origins Plus - les mêmes, avec un peu plus

Un an après sa sortie, Sonic Origins, collection un brin paresseuse de l'ère 16-bits, revient dans une version améliorée avec quelques nouveautés. Parviendront-elles à faire passer la pilule avalée difficilement en 2022 ? C'est ce que nous allons voir ici ! 

Sonic Origins avait pour objectif de proposer la compilation ultime des débuts du hérisson bleu, objectif accompli en demi-teinte avec des bugs gênants, une expérience parfois différente des opus originaux et trop peu d'ajouts justifiant son prix de vente de 40€ en version digitale seulement. Profiter de quelques (jolies) cinématiques et de Sonic 3 & Knuckles en format d'écran 16:9, c'était sympa, mais l'impression d'avoir payé beaucoup trop cher était aussi présente que dans un restaurant de burger bio. Visiblement, l'équipe aux commandes en était consciente et a décidé de rectifier le tir.

Dans le fond, le test réalisé l'année dernière reste valable dans les plus grandes lignes. L'objectif est toujours de traverser les quatre jeux de l'ère Megadrive / Mega-CD et de prolonger le plaisir avec des missions bonus comme les célèbres boules bleues ou des boss rush. Mais malheureusement, cela restait limité : la seule réelle nouveauté était de pouvoir jouer Knuckles dans le tout premier Sonic. Là où on nous annonçait des "nouveaux personnages jouables", le résultat ressemblait fort à une promesse électorale capillotractée.

C'est là où Origins Plus frappe correctement : Amy Rose, hérissonne très connue pour se prendre râteau sur râteau à chaque fois qu'elle approche Sonic, est jouable pour la première fois dans les opus 16 bits. Cet ajout, avouons-le, n'est pas révolutionnaire mais apporte un petit vent de fraîcheur appréciable. Le personnage dispose de ses propres compétences et peut utiliser son marteau pour repousser les projectiles et attaquer plus facilement certains ennemis. Elle peut également charger en ligne droite en attaquant, ce qui en fait un bon personnage pour foncer sans se soucier des ennemis un peu farceurs. Revisiter les niveaux historiques avec Amy est agréable et permet de se replonger dans ses souvenirs avec une petite touche d'originalité. Par ailleurs, tous les personnages sont désormais jouables dans tous les jeux 16-bits et l'anomalie Knuckles / Sonic CD est réparée. Ce n'est pas vital, mais toujours bon à prendre.


L'autre principale nouveauté réside dans les autres Sonic. Si la période Megadrive est LA référence que l'on a en tête quand on évoque Sonic, il a aussi vécu en parallèle des aventures sur Game Gear, la console portable de Sega aussi gourmande avec les piles que Google Chrome l'est avec vos barrettes de RAM. Ce ne sont pas moins de 12 jeux supplémentaires qui sont accessibles, parmi lesquels le très bon Sonic Triple Trouble ou le cauchemardesque Sonic the Hedgehog 2 avec son niveau du deltaplane qui a traumatisé un certain nombre d'enfants des années 90. Malheureusement, ces jeux n'ont pas fait l'objet de la même attention que les opus 16 bits. L'image reste en 4:3 avec des bordures assez peu harmonieuses sur les côtés et le son a été extrêmement mal rendu. Les musiques sonnent parfois bizarrement et que dire du célèbre "SEGA" hyper-saturé qui explose les oreilles ? On a l'impression qu'ils sont là pour faire le nombre et guère plus, ce qui est bien dommage.


Sonic Origins Plus est ce que Sonic Origins aurait dû être à sa sortie : une compilation bien ficelée respectant les jeux d'origine tout en les bonifiant avec du contenu inédit. Elle demandera 10€ supplémentaires aux personnes qui sont déjà passées à la caisse l'année dernière ou une trentaine dans une jolie version boîte comprenant en bonus un artbook. Le prix est cette fois-ci plus convenable même s'il peut toujours paraître chez pour une collection de jeux vus et revus depuis plus de 30 ans. Mais, paraît-il, quand on aime, on ne compte pas.

Test réalisé par Malison à partir d'une version Steam envoyée par l'éditeur.

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