Test de Confidential Killings – En quête de mots

Nous avions découvert Confidential Killings à l'occasion du dernier Steam Néo Fest. Ce jeu d'enquête original, inspiré par The Case of the Golden Idol, est maintenant disponible. Remontons ensemble la piste du crime.

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Un soir de pluie

Le jeu débute un soir de 1979. Un soir pluvieux comme un autre pour l’inspecteur de police que nous sommes. Le téléphone sonne pour nous demander d’enquêter sur un accident de la route qui parait suspect au patrouilleur qui l’a découvert. Plus tard, c'est un homicide impliquant l'équipe d'une production théâtrale qui requière notre intervention. Nous ne le savons pas encore, mais venons de mettre les pieds dans une série de meurtres qui secoue le tout Hollywood.

C'est comme ça que tout a commencé
C'est comme ça que tout a commencé

Un gameplay simple au service d’un jeu d’enquête pas si simpliste

Confidential Killings est donc un jeu d’enquête(s) qui peut paraitre simple et même un peu limité au premier abord. Votre but est bien sûr de résoudre l’affaire qui vous est confiée, mais surtout d’écrire le rapport, en comblant les trous dans le déroulé des faits et en identifiant chaque personne impliquée. Pour ce faire, le jeu vous demande de trouver des mots en examinant les personnages, les objets et bien sûr les documents. Oui, si vous avez joué à The Case of the Golden Idol, c’est le même concept. C’est donc dans cette mécanique que se trouve l’aspect un peu limité du jeu : les mots à trouver sont bien mis en évidence et vous avez même un petit compteur pour vous indiquer combien de mots vous devez découvrir dans chaque affaire et combien sont à collecter dans chaque élément avec lequel vous interagissez.

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Plus on avance dans les affaires, plus le nombre de mots à trouver devient important et plus il y a de personnages impliqués. Il faut donc un minimum d’organisation pour ne pas trop se noyer sous les noms des personnages. Le jeu demande également un peu de réflexion pour établir les liens corrects entre les différents éléments, que ce soient les personnages ou leurs rôles. De plus, le jeu tente parfois de petits ajouts à sa formule. Que ce soit identifier les intervenants d’une conversation dont on a découvert un enregistrement, retracer la succession d’évènements d’un crime à multiples victimes ou même procéder à des interrogatoires au poste, en se replongeant dans les affaires précédentes pour relier les points. On pourra par contre regretter que les cas proposés ne soient pas un peu plus complexes. Bien souvent, la difficulté réside plus dans la recherche des mots à collecter et dans l’identification des personnages que dans la résolution de l’enquête elle-même.

J’ai la mémoire qui flanche ?

À ce sujet, il y a d’ailleurs un petit quelque chose qui m’a gêné au fil des enquêtes. On s’aperçoit très vite que les meurtres sur lesquels on enquête sont liés et qu’ils tournent autour des mêmes personnages. Ainsi, il nous faut, à chaque enquête, retrouver les noms des différents intervenants, quand bien même ce serait déjà la quatrième ou cinquième fois qu’on les croise. Et pourquoi pas, c’est la mécanique du jeu qui veut ça. Le hic, c’est que dans la majorité des cas, la seule chose qui vous permet d’associer un nom à un portrait est le fait que vous connaissiez déjà la personne d’une enquête précédente. Rien ou presque ne vous permet, passée la première rencontre, de savoir que Kady Keller est telle actrice de la pièce et pas telle autre, par exemple.

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L’autre petit point noir, et de nouveau, c’est la mécanique du jeu qui veut ça, est à chercher du côté de la collecte des mots qui servent à remplir le rapport final de chaque affaire. Chaque mot ne peut être collecté qu’à un et un seul emplacement, même si vous le voyez apparaitre dans plusieurs documents. Et ça rend parfois le jeu un peu pénible, surtout lorsqu’on en a raté un qui est essentiel pour conclure l’affaire. C’est particulièrement vrai pour l’identité des personnages, où il n’est pas rare de devoir collecter le nom et le prénom à des endroits différents alors qu’ils apparaissent ensemble dans certains documents. On va dire que je n’ai qu’à être plus attentif.

La technique

Techniquement, ce n’est pas un jeu comme Confidential Killings qui mettra votre machine à genoux. Pourtant, visuellement, les différentes scènes sont plutôt soignées, bien que peut-être un peu trop statiques. C’est en tout cas parfaitement lisible et il y a un petit bouton pour indiquer les éléments avec lesquels vous pouvez interagir si vous en avez besoin. Le jeu est également intégralement traduit en français. À ce sujet, lorsque j’avais essayé la démo du dernier Steam Néo Fest, je vous avais conseillé la version anglaise du jeu. La remarque ne vaut plus pour la version finale, même si on croise encore ici et là quelques petits ratés grammaticaux. Ce n’est pas méchant, pour peu qu’on ne se laisse pas un peu bêtement tromper par le genre d’un pronom.

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Conclusion

Il m’aura fallu 4 heures et demi pour terminer les 11 affaires du jeu, ce qui me semble correct. En fait, plus que la durée, c’est peut-être le manque de difficulté qui marque le jeu. La dernière enquête, qui devrait être une apothéose, est bien trop facile, et c’est dommage de se quitter de cette façon. Le jeu n’en reste pas moins sympathique et les amoureux de The Case of the Golden Idol devraient y jeter un œil.

Test réalisé par Grim sur PC à partir d'une copie fournie par le développeur

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