Rétrospective 2020 - Première partie

Comme l'an passé, nous vous proposons une rétrospective des jeux qui ont le plus marqué nos rédacteurs.

Rétrospective 2020 - Sommaire

Chaque jour, une nouvelle partie de la rétrospective sera publiée et cet article mis à jour. Pour l'instant, voici ce qui est disponible :

Partie 1

  1. Les MMO les plus marquants par Agahnon
  2. 2020 - l'année des jeux du passé par Oulanbator

Partie 2

  1. Les jeux d'aventures et puzzles-games de 2020 par Grim
  2. Les hack'n'slash qui ont fait l'actualité en 2020 par Peredur

Partie 3

  1. Meilleurs jeux pour PC Linux en 2020 par Tchey

Partie 4

  1. La Switch, console des portages par Aragnis
  2. Les jeux de gestion/stratégie les plus marquants de 2020 par Seiei

Partie 5

  1. Ça a été leurs premières fois par NeoGrifteR
  2. Les jeux indépendants, un univers sur lequel compter par NeoGrifteR

Partie 6

  1. Les jeux marquants de 2020 par Glaystal

Partie 7

  1. Le Xbox Game Pass par Soviet Suprem

Partie 8

  1. Les jeux avec des roues par Hachim0n
  2. Les jeux narratifs par Alandring

Partie 9

  1. Les jeux japonais par Lianai

Les MMO les plus marquants par Agahnon

L'année 2020 aurait dû être celle de New World, mais Amazon Game Studios doit encore revoir sa copie après une session d'alpha-test pas vraiment convaincante. Le développement d'un MMO est une affaire de longue haleine, nécessitant une vision claire pour éviter de nombreux écueils. Par exemple, un studio doit savoir quel public viser (PvE ou PvP en simplifiant) pour assurer les fondations de son MMO et s'étoffer avec le temps, un des dilemmes de New World justement. Tout juste annoncé, le MMO de Riot Games reprenant l'univers de League of Legends a encore bien du chemin à accomplir. Et apparu cette année, Dual Universe est une belle pépite française qui doit encore être taillée avant de se confronter au grand public.

Cette année 2020 a surtout été une confirmation pour la plupart des MMO existants, à l'image d'Albion Online ou de RuneScape qui ne se sont jamais aussi bien portés. Le Seigneur des Anneaux Online continue son petit bonhomme de chemin, avec désormais une refonte graphique envisagée en perspective de la série Amazon. On notera aussi le passage en bêta après plusieurs années en alpha de Gloria Victis, MMO médiéval PvP porté par un petit studio polonais indépendant.

Pour ma part, je vais une nouvelle fois citer EVE Online. Encore cette année, le MMO spatial qui ne compte plus les années a battu son propre record de la plus grande bataille PvP vidéoludique. Les confinements ont renforcé la croissance du jeu, sans que ce dernier ne connaisse des changements majeurs durant l'année. Le studio CCP Games continue d'améliorer sa copie, en considérant EVE Online comme un écosystème à préserver dans la durée. Dans les grandes manoeuvres engagées par les développeurs, l'appauvrissement des ressources en jeu et une redistribution de ces dernières visent à générer toujours plus de conflits.

J'ai failli oublier EVE Echoes, la déclinaison sur mobiles d'EVE Online. Le développeur chinois NetEase Games a réussi le tour de force d'adapter les mécaniques d'un MMO sur petit écran. Si au final il s'agit d'une version plus accessible et évidemment moins complète, elle préserve l'identité d'EVE Online sans tomber dans les travers habituels des jeux sur ce type de plateforme.

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2020 - l'année des jeux du passé par Oulanbator

Si 2020 est incontestablement l'année durant laquelle une nouvelle génération de consoles s'est mise en route, c'est paradoxalement une période qui nous a proposé de nombreux retours sur le passé du jeu vidéo, sous toutes les formes possibles et imaginables.

Quel étendard plus emblématique pour souligner cette tendance que le premier et seul gros jeu "Next Gen", Demon's Souls sur PlayStation 5, qui rhabille en dans une 4K gavée aux FPS un jeu de l'ère PlayStation 3 aux performances asthmatiques. Notons qu'au delà de l'aspect visuel, les mécaniques n'ont pas été retouchées, ce qui nous amène à nous poser la question suivantes : la Next Gen nous apportera-t-elle des améliorations autres que cosmétiques ?
On serait tentés de se tourner vers la concurrence pour y trouver plus de réponses, mais le report de Halo Infinite suite aux retours de joueurs plus concernés par son look daté que par ses ambitions d'ouvrir l'espace de jeu laisse présager qu'une évolution visuelle significative est évidemment attendue pour les titres à venir.

L'année 2020 aura également vu naître plusieurs remakes de jeux âgés d'une vingtaine d'années. Le plus attendu était Final Fantasy VII qui, s'il réussit à allier des visuels très cinématiques et des reprises musicales de haute volée, toussote d'avantage sur l'orientation de gameplay à adopter - une tradition dans la série depuis de nombreuses années. Trials of Mana, un remake beaucoup moins ambitieux, s'en sort un peu mieux sur ce point et transpose remarquablement le rythme des jeux SNES, malgré une proposition globalement très cheap. Chez Capcom, Resident Evil 3 capitalise sur les acquis du précédent remake, livrant une expérience plaisante mais trop courte par rapport aux moyens engagés. Sur PC, c'est Black Mesa 1.0, le remake de Half Life, réalisé intégralement par des fans qui s'illustre par une sortie officielle sur la boutique Steam, après plus de 15 ans à l'état de mod.


Plus classiques, les portages ont également été légion. Les plus surprenants sont l'arrivée d'exclusivités PlayStation sur PC, avec tout d'abord l'excellent portage de Death Stranding fruit d'une collaboration proche entre les équipes de Kojima Productions et celles de nVidia, qui mettent en avant non-seulement les qualités du Decima Engine, mais aussi une exploitation particulièrement réussie du DLSS pour permettre de profiter du jeu dans les plus grandes résolutions. Moins abouti d'un point de vue technique, le portage PC d'Horizon Zero Dawn, qui utilise pourtant le même moteur, marque de son coté l'arrivée d'un titre First Party sur des supports externes à PlayStation. Il est cependant trop tôt pour dire s'il s'agit d'un coup de pub de Sony pour montrer la qualité de ses exclusivités ou bien d'une volonté de diversifier les supports de diffusion.

Chez Microsoft, le transfuge est Cuphead, l'une des exclusivités de la Xbox One qui arrive finalement sur PlayStation, après être passé chez Nintendo l'année dernière. Bien qu'on ne soit pas sur un system seller, on peut quand même s'interroger sur la démarche.

On note également que les éditeurs japonais semblent enfin s'intéresser aux consoles du géant américain, avec notamment Square Enix qui déverse tout son catalogue de classiques et de moins classiques sur ces dernières, avec l'intégralité de la saga Kingdom Hearts, de nombreux remakes de Final Fantasy, mais également Dragon Quest XI S - un portage qui a fait polémique, car issu de la version Switch, moins aboutie que la version PS4/PC. Notons au passage le geste surprenant de l'éditeur qui a purement et simplement supprimé les versions classiques des boutiques PlayStation et Steam, faisant de cette version "S" la seule existante sur toutes les plateformes.

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Le portage Switch de Among Us nous permet également d'évoquer celui qui est sans doute le "jeu de l'année sorti du passé" tant le streaming a fait exploser la courbe de popularité de ce ce petit jeu indépendant sorti il y a déjà deux ans, et transposant habilement une expérience proche du jeu de Loup Garou. Le succès surprise du titre a même amené les développeurs de InnerSloth à annuler leur projet d'un second opus pour travailler activement à l'amélioration de l'existant.

Nous pouvons également mentionner la valse des resucées des années précédentes. Carton tout d'abord pour PES qui choisit de sortir une simple mise à jour du jeu l'année précédente - à moins que ce ne soit plutôt un geste honnête, les deux mastodontes du foot ayant en effet tendance à régulièrement ressortir les mêmes jeux d'une année sur l'autre.

Si Dragon Quest XI revient d'une façon peu orthodoxe, la plupart des jeux récents reviennent généralement auréolés de DLCs. C'est le cas de la version Ultimate de Control, qui de façon surprenante n'est rétrocompatible sur next gen que sous la forme d'édition Ultimate et pas sous la forme de version d'origine + DLC. C'est fort dommage, car le jeu s'était tristement distingué pour son framerate erratique sur PlayStation 4 comme Xbox One - ce qui n'empêche pas pour autant Remedy de sortir le jeu sur Switch, fort heureusement en streaming.
Spider-Man: Miles Morales, le DLC "next gen" du Marvel's Spider-Man d'Insomnic Games sorti en 2018 sur PlayStation 4 inclut lui un remaster du jeu d'origine dans sa version ultimate vendue au prix fort. Comme pour Control, on constate que les éditeurs savent trouver des parades à la rétrocompatibilité pour continuer à vendre les mêmes jeux sur de nouvelles consoles.

C'est d'ailleurs le gros du morceau de ces jeux du passé, une pléthore de remakes et de remasters HD sont sortis cette année, permettant de diversifier les supports et de multiplier les achats. Bon élève, la Halo Master Chief Collection qui arrive sur une Xbox à le bon goût d'être disponible dans le Game Pass. Notons en vrac Persona 4 qui vient se refaire une santé sur PC, Bayonetta et Vanquish qui retrouvent les consoles Microsoft et Sony avec enfin un framerate digne de leurs ambitions, Wonderful 101 qui s'émancipe finalement du carcan de la Wii U et nombre de Yakuzas qui se propagent sur diverses plateformes.

Pour alimenter la Switch, Nintendo ne s'est pas contenté de racler les fonds de tiroir de la Wii U - qui ne recelaient plus que Pikmin 3. L'éditeur japonais s'est donc donc tourné vers des titres plus anciens comme ceux qui composent le laxiste Mario 3D All Stars qui tient plus du portage que du remake et dont le modèle de commercialisation - sur une période limitée - est plutôt controversé. Un traitement surprenant pour la mascotte japonaise, d'autant qu'en parallèle le très appréciable Xenoblade Chronicles montre qu'on peut se refaire une beauté avec des efforts contenus.

La console hybride a également vu arriver de nombreuses collections et remasters de jeux PS360, notamment Bioshock, Borderlands, XCom et même plus anciens comme le Devil May Cry 3 de la PS2 - entérinant ainsi son statut de time machine dans la poche.

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Par essence beaucoup plus rétrocompatible que les consoles, le PC n'échappe pas aux remasters, bien pratiques il faut l'avouer pour profiter de jeux bloqués en 1024x768 sans devoir éditer des fichiers de config. On a ainsi vu Warcraft III: Reforged, Age of Empires III ou encore Commandos 2 revenir sur la scène, malheureusement sans atours leurs permettant d'en occuper le premier plan.

Du coté des mauvais élèves, on notera le très fainéant remake de Panzer Dragoon, un jeu qui aurait d'ailleurs eu besoin de plus qu'un simple ravalement de façade, mais aussi le portage médiocre du XIII d'Ubisoft ou encore d'un Star Wars Racer tristement rendu sur le matériel moderne.
Kingdoms of Amalur revient avec un titre ridiculement affligé du sobriquet "re-reckonning". Le mollasson Final Fantasy Crystal Chronicles, lui, réussit à dénaturer son essence de jeu multijoueur local, sans pour autant rénover ses mécaniques fastidieuses.


Pour finir sur une bonne note, si c'est un plaisir de revoir Doom 64 faire son retour sur toutes les plates-formes, le move le plus surprenant est à attribuer à Microsoft qui décide d'importer en occident l'ARPG/MMOesque Phantasy Star Online 2 datant de 2012, à la fois sur PC et sur Xbox. C'est une bonne chose, car ce titre pourra vous occuper quelques centaines d'heures si jamais vous aviez déjà bâché tous ces titres du passé ressortis en 2020.

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